Tu es occupée? Tu sais quoi, je m'en fous!

Tu es occupée? Tu sais quoi, je m’en fous!…

Je vais commencer ce texte par une évidence : je suis occupée. Maintenant, en voici une deuxième : toi aussi, tu es occupée. Ok! Maintenant que ça c’est réglé, on peut ne plus jamais le mentionner.

Aujourd’hui, je veux qu’on parle de cette propension beaucoup trop répandue de brandir l’excuse d’être « occupée » à tous les vents pour, notamment :

  1. Se déresponsabiliser de certaines obligations
  2. Chercher du réconfort (de la pitié?) pour sa situation
  3. Faire du small talk.

Par expérience personnelle, la seule chose que j’ai envie de dire à quelqu’un qui semble me faire vouloir porter le poids de sa mauvaise gestion du temps c’est : mais je m’en fous!

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Être occupée est devenu une platitude professionnelle. Tout le monde l’est et tout le monde semble s’en vanter. Mais y a-t-il vraiment de quoi être fier? #productivité #gestiondutemps #entrepreneuriat #professionelle

Être occupé : la médaille d’honneur du 21e siècle

Au cours des dernières années, autant en tant qu’entrepreneure que professionnelle, j’ai entendu ces mots dans des circonstances qui étaient parfois justifiées et parfois littéralement risibles. En fait, j’ai l’impression que la conversation d’ascenseur la plus répandue, égale ou presque à la température, c’est le fameux soupir sur sa charge de travail actuelle.

Comme je l’ai dit en introduction, je le sais que tout le monde est « occupé ». C’est la norme désormais, d’être occupé. C’est un peu la médaille d’honneur qu’on veut tous porter afin de montrer que nous sommes des gens d’action qui courent sans cesse après la montre question d’être plus productif, d’être plus accompli. Être occupé est devenu une platitude. Tout le monde l’est et tout le monde semble s’en vanter.

Mais y a-t-il vraiment de quoi être fier?

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Une excuse qui en cache d’autres

Je vous avoue que je suis la première coupable de cette faute. Oui, c’est vrai, je l’ai sortie à plusieurs reprises. Parfois, j’ai tardé à répondre à un courriel. Ou bien j’ai oublié de m’atteler à une tâche qui me gênait parce que « j’étais ben occupée ».

C’est vrai, avec un job à temps plein, une business à monter, un blogue collaboratif et un bébé en route, j’ai pas mal de projets en branle. Mais en rétrospective, mon excuse de ne pas faire les choses à temps cachait toujours autre chose.

Peut-être n’avais-je pas envie de répondre au courriel, car il me manquait une information ou bien je n’étais pas prête à entamer la discussion? Peut-être que je repoussais la tâche, car elle m’ennuyait royalement et je m’en voulais d’avoir accepté de la faire dès le départ? Ou peut-être que je gère simplement mal mon emploi du temps?

Je ne dis pas qu’il faut être 100% honnête avec ses clients et leur dire que travailler sur leur dossier est soporifique. Seulement, leur dire que tu n’avais pas eu le temps de s’occuper d’eux, parce que tu étais trop occupée peut tout aussi bien passer pour un manque de respect.

En fait, dans la plupart des cas, ladite tâche reste en suspens, car elle n’était pas prioritaire. Point barre. Elle était plutôt au deuxième, troisième, énième rang…

Rappelle-toi, on trouve toujours le temps de faire ce que l’on considère important, même quand ça correspond à clancher une série sur Netflix.

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Prendre la responsabilité de ses engagements

Il y a une autre catégorie de gens : ceux qui se disent occupés pour que tu les laisses tranquilles et leur donne un passe-droit. C’est comme « l’excuse passe-partout ». Parce que toi aussi tu sais ce que c’est d’avoir mille et une tâches à accomplir, tu reconnais le sentiment quand on t’achale avec « la tâche de trop ».

C’est ici que ça bloque pour moi. Personnellement, je considère que si j’ai mis quelque chose sur mon assiette, c’est parce que j’ai l’intention de le manger. Je ne vais pas le renvoyer en me plaignant que c’était un trop gros morceau. D’où l’importance de faire des choix posés.

Par exemple, si je contacte une publication pour lui dire que je désire contribuer via un article mensuel, l’éditeur en chef peut assumer que je suis suffisamment lucide et en charge de mon horaire pour savoir ce dans quoi je m’embarque.

Mais lorsque le mois vient et que je reçois un suivi pour savoir où est mon article, sortir l’excuse que j’étais trop occupée pour l’écrire va me faire paraître assez mal aux yeux de mon partenaire d’affaires. Et ce, même si celui-ci ne me paie pas pour ma contribution.

Être occupé n’est jamais une excuse pour gaspiller le temps des autres.

Arrêtons d’être occupés et soyons productifs

Il y a une grande différence entre les gens occupés et les gens productifs. Cet article de Conor Neill sur Lifehack.org liste 11 très bonnes façons dont les deux diffèrent. Ainsi, je vous ai traduit les grands points et vous encourage à lire l’article pour identifier dans quelle catégorie vous vous trouvez.

  • Les gens occupés veulent paraître avoir une mission de vie. Les gens productifs en ont une.
  • Les gens occupés ont plusieurs priorités. Les gens productifs n’en ont qu’une.
  • Les gens occupés disent oui facilement. Les gens productifs y réfléchissent longuement.
  • Les gens occupés mettent l’accent sur l’action. Les gens productifs priorisent la clarté.
  • Les gens occupés gardent toutes leurs portes ouvertes. Les gens productifs n’ont pas peur d’en fermer.
  • Les gens occupés parlent sans cesse du fait qu’ils sont occupés. Les gens productifs laissent leurs résultats parler pour eux.
  • Les gens occupés se plaignent que le temps leur manque. Les gens productifs prennent le temps pour ce qui est important pour eux.
  • Les gens occupés s’adonnent au multi-tâche. Les gens productifs gardent le focus.
  • Les gens occupés répondent rapidement à leurs courriels. Les gens productifs prennent leur temps.
  • Les gens occupés veulent que les autres le soient aussi. Les gens productifs veulent qu’ils soient efficaces.
  • Les gens occupés parlent des changements qu’ils vont effectuer. Les gens productifs vivent ces changements.

Pour terminer, la prochaine fois que tu sortiras l’excuse d’être trop occupé pour faire quoi que ce soit, arrête-toi une seconde pour te demander qui tu es en train d’essayer de berner réellement.

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À propos de l'auteure
Tatiana St-Louis

Tatiana St-Louis

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Adepte de littérature russe et collectionneuse de lunettes de designer, Tatiana a fondé Aime Ta Marque pour donner des outils aux femmes de carrière et entrepreneures pour mieux raconter leur histoire personnelle. Spécialiste des communications basée à Montréal, elle s'implique au sein de plusieurs communautés visant au développement professionnel des femmes.

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