Productivité et maternité : peut-on en résoudre l'équation?

Productivité et maternité : une équation impossible à résoudre?

Pour cet article, j’ai eu envie de répondre à celui qu’avait écrit Tatiana sur la productivité et notre rapport au temps.

Elle et moi entrons dans la maternité à un an d’intervalle. Dans quelques mois, cette année ne sera déjà plus rien, car nous serons toutes les deux « mamans ». D’ailleurs, je me reconnais beaucoup dans ce qu’elle a écrit. Je me vois, il y a plus d’un an, avec ma bedaine, mes espoirs et mes angoisses…

Prendre le temps… que nous n’avons pas!

L’idée des deux temps qu’elle évoque dans son article, Chronos et Kairos, nous rappelle qu’on ne peut pas tout contrôler. Nous sommes, en quelque sorte, à la merci du temps.

Pour l’entrepreneuse, ce manque de contrôle peut prendre la forme de la réaction de son public face à son produit ou son service, résultat inconnu de son travail et de la passion qui l’anime. Elle obtient rarement une rétroaction directe et immédiate.  En effet, elle doit prendre le temps de bâtir son entreprise, étape par étape, et établir petit à petit le contact avec sa clientèle.

Quand vient le temps de juger de notre relation entre productivité et maternité, que l'on soit entrepreneure, freelancer ou femme de carrière, mieux vaut parfois s'interroger sur un autre rapport important, soit celui que l'on entretient avec la performance. #maternité #productivité #gestiondutemps #carrière

Pour la maman, l’inconnu c’est le nouveau-né qui arrive avec son propre horaire. Ce petit être nous invite (nous oblige, plutôt) à revoir notre relation avec le temps. Les 9 à 5, les 5 à 7, ou même les nuits de 8 heures? Il ne connaît pas encore… et l’apprentissage peut être long!

Dans les deux cas, le même mot d’ordre : lâcher-prise. Lâcher-prise sur la performance à outrance et la perfection, au travail comme à la maison. Si vous lisez un peu le discours sur la maternité, la charge mentale et la femme du 21e siècle, vous avez sans doute remarqué que les femmes en ont long à dire (verre de vin à la main svp!).

À lire sur le sujet : Anxiété de performance : savoir trouver l’équilibre.

Comment conjuguer travail, enfant, amis, famille, bien-être physique et mental? Est-ce que la conciliation travail-famille est un mythe?

Si vous avez la réponse, je suis preneuse! Comme d’autres, je cherche encore… Une chose est sûre, ce n’est certainement pas en visant une perfection digne des comptes Instagram les plus léchés. Il faut être indulgente envers soi-même et s’écouter au quotidien pour prioriser ce qui compte vraiment… quitte à lâcher-prise sur cette satanée perfection!

Repenser la productivité…

Tatiana termine son article ainsi :

En parlant à d’autres femmes qui sont passées par là, plusieurs m’ont rappelé que oui, j’aurais moins de temps, mais que je n’en serais pas moins productive. « Tu vas trouver le temps de faire ce qui est important. »

À ça je réponds : oui, et non! Parce que « faire ce qui est important » demande inévitablement de faire des choix. Entre la vaisselle ou la lecture d’une revue, entre une sieste ou un entraînement express, entre un souper en amoureux ou un contrat de rédaction, toujours des choix. Et toujours des deuils.

Personnellement, c’est ce que j’ai trouvé le plus difficile. J’ai eu à faire des deuils pour être plus apte à m’occuper de ma fille et de ma famille. Parce qu’en haut de ma liste, il y a ce bébé qui grandit et à qui je veux tout donner. Il y a ce cocon de trois qui est la prunelle de mes yeux et dont je veux prendre soin. Il y a aussi ce couple de nouveaux parents qui essaient de ne pas s’oublier. Bref, il y a bien des choses avant le travail et l’argent… même s’il faut quand même manger et se loger!

Et ce, même si j’aime ma job et même si j’aimerais un jour courir un demi-marathon et obtenir des contrats de rédaction à la pige.

… et notre rapport à la performance

Enfin, repenser la productivité, c’est aussi repenser notre rapport à la performance. Ma fille ne note pas ma performance. Pour elle, mon amour ne se calcule pas à coup de « temps de qualité ». Il se manifeste par de petits gestes au quotidien comme ma disponibilité envers elle et ma façon de répondre à ses besoins. Et pour ça, je n’ai pas besoin de quatre diplômes universitaires. Après tout, son bonheur et son épanouissement ne dépendent pas de mes connaissances théoriques ou de mon salaire.

Mais il n’y a pas que cet enfant d’un an qui peut noter ma performance. Il y a moi, aussi. Il y a mon propre besoin de me voir réussir sur les plans personnels et professionnels. Et c’est là qu’il est important de faire la part des choses.

Lâcher-prise, se faire confiance, en affaires comme en famille. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire… On se souhaite bonne chance?

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À propos de l'auteure
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Pénélope Poirier

Toujours partante pour en voir et en apprendre davantage, Pénélope accumule les formations, les voyages et les projets de toutes sortes. Après des études en communication, elle se laisse guider par ses premiers amours, les lettres et les mots, et se met à la traduction, qu’elle pratique à temps plein depuis cinq ans. Passionnée du journalisme et des médias, elle se réjouit de partager ses découvertes avec les lecteurs d’Aime Ta Marque.

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