Ep. 84 La rédaction persuasive éthique, est-ce que ca se peut? avec Alexandra Martel

« Fais 6 000$ PAR JOUR grâce à cette arme secrète de ce gourou du marketing en ligne. »

« Débloque ton potentiel illimité grâce à ce programme taransformateur. »

« Achète ce rabais jamais vu avant que l’offre ne disparaisse À TOUT JAMAIS! »

Si ces phrases te semblent familières, c’est parce que depuis quelque temps, le jargon du marketing et de la pub nous assaille de promesses exagérées qui n’ont comme but que de taper au plus profond de nos désirs secrets.

L’amour. L’argent. La réussite.

Tous les moyens sont bons pour faire cliquer, pour faire acheter.

Résultat? On est devenus méfiants de ce qu’on lit en ligne, de la façon avec laquelle on essaie de nous attraper au vol.

En tant que rédactrice de formation qui avait jadis une phobie extrême de la vente et qui croit fondamentalement qu’il est possible, grâce au web, de faire du marketing éthique et authentique, j’ai parfois de la difficulté à savoir où tracer la ligne entre les bonnes pratiques de copywriting et de marketing et la vente dans ce qu’elle a de plus manipulateur.

En tant que marketeur, on est toujours tiraillé entre ces deux pôles.

Mais nous sommes plusieurs désormais à prioriser un type d’approche de la vente qui s’ancre dans le respect et l’intégrité de notre clientèle. Dans l’idée qu’on ne veut pas faire aux autres ce que l’on iamerait pas que l’on nous fasse, en gros.

Pour discuter de ce sujet nuancé, j’ai invité une collègue et amie entrepreneure qui représente, selon moi, le meilleure exemple de ce que peut être la rédaction persuasive éthique.

Alexandra Martel est copywriter, formatrice et créatrice de contenu avec des positions bien arrêtés sur l’éthique de la persuasion.

Dans notre conversation d’aujourd’hui, on discute notamment de :

  • Son problème avec la rédaction persuasive (copywriting) dite « traditionnelle »
  • Les biais culturels et générationnels qu’elle remarque quand vient le temps d’écrire et de consommer des textes persuasifs
  • Si c’est vraiment possible de faire un marketing intègre et authentique, sans avoir recours à la manipulation
  • Notre responsabilité en tant que rédacteur, marketeur ou créateur de contenu
  • Ces choses qui sont vraiment « out » en terme de rédaction persuasive en ce moment

À propos d’Alexandra Martel

Alexandra Martel aime les grues 🏗, sa machine espresso, et prendre des bains. Ce qu’elle déteste? Écrire sa biographie à la 3e personne. Ça et le marketing plate. Ses formations sur la rédaction persuasive et le pricing stratégique ont été suivies par plus de 2500 entrepreneurs.

Comme à chaque fois que j’ai la chance de m’entretenir avec Alexandra, on va au fond des choses, sans gants blancs, afin de tourner et retourner la question sous toutes ses coutures.

Comme d’habitude, j’aimerais connaître ton opinion sur le sujet dujour. Penses-tu que ça se peut, du marketing authentique? Est-ce que la rédaction persuasive éthique ça existe?

Hâte de continuer la conversation avec toi.

Mentionné dans cet épisode :

Transcription de l’épisode 84

Ep. 84 La redaction persuasive ethique est-ce que ca se peut avec Alexandra Martel.mp3 – powered by Happy Scribe

En fait, il y a beaucoup de définitions différentes de ce que c’est la manipulation. Pour moi, la manipulation ne peut pas être éthique. Puis la raison, c’est que ma définition de la manipulation, faut qu’il y ait un mensonge. Que ce soit un mensonge par omission pour qui, pour moi, est tout aussi un grand mensonge qu’un mensonge, tu sais, carrément tu exagères les bénéfices, tu crées de la fausse urgence, tu crées un faux argument pour vendre ton produit ou ton service ou tu caches quelque chose à ton client pour l’empêcher de prendre la meilleure décision pour lui. Pour moi, ça, c’est de la manipulation. La persuasion, si je l’oppose à la manipulation, bien oui, tu peux utiliser la manipulation pour persuader, mais tu n’es pas obligé de le faire. Tu comprends ce que je veux dire? Ils se chevauchent, mais ils ne pas sont pas nécessairement intégrés l’un à l’autre. C’est-à-dire que tu peux très bien connecter avec quelqu’un, raisonner avec quelqu’un, lui présenter des arguments, framer et les choses pour qu’il comprenne, pour le mettre à ton avantage, etc., sans mentir, puis sans omettre des informations importantes pour le client.

Vous écoutez l’ambition au féminin, épisode 84. Mon nom est Tatiana St-Louis, et j’anime l’ambition au féminin. Un podcast pour toutes les femmes pleines de vision, de talent et de drive qui désirent redéfinir le succès selon leurs termes et leurs conditions. Chaque semaine, j’explore, seule ou en présence d’invitées, les thèmes entourant la réussite professionnelle et personnelle: mindset, productivité, leadership, branding personnel. C’est le rendez-vous pour réfléchir à la façon dont tu veux dire ton plein potentiel et laisser ton empreinte dans le monde.

Salut les ambitieuses, bienvenue dans le 84e épisode de l’ambition au féminin. Je suis contente de vous retrouver aujourd’hui. J’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, épisode avec une de mes entrepreneures favorites. Ma biz buddy, et aussi une personne que je respecte énormément et j’ai nommée Alexandra Martel. La raison pourquoi j’ai réinvité Alexandra sur le podcast, et je vais vous mettre naturellement les liens vers sa première venue, c’est qu’on avait des conversations, autant sur les réseaux sociaux… Je ne me rappelle plus exactement où on l’avait, mais c’était à propos de l’éthique du copywriting et comment est-ce qu’on fait pour écrire, persuader, vendre en restant intègre. Parce que depuis quelque temps, le monde francophone n’échappe pas aux grandes modes de marketing qu’on a vues dans les dernières années, beaucoup aux États-Unis. Il s’est développé aux Etats-Unis avec le email marketing, avec tout ce qui sont les funnels de ventes ou les tunnels de conversion, avec les webinaires pour vendre, avec les lead magnets ou les aimants à clients, comme on traduit souvent en français. Et Alexandra et moi, on a souvent des réflexions et des conversations autour d’elle s’arrête où la ligne du désir qu’on fait miroiter à nos clients? Versus nos résultats aussi en tant qu’entrepreneures en termes de conversion, en termes d’acquisition de clientèle. Je vous donne un exemple. Il n’y a pas si longtemps que ça, on regardait les textes d’une copywriter qui ont fait du tollé parce qu’elle disait des informations qui, par exemple, n’étaient pas vérifiées professionnellement par quelqu’un dans une expertise donnée. D’autres pourraient utiliser des salaires, comme par exemple dire j’ai fait 400 000 $ dans mon année et puis, il n’y a aucune façon pour nous de vérifier si ce chiffre est vrai ou non. J’ai mis un exemple dans une publication de Linkedin. J’ai fait 6 000 $ avec un seul courriel. Une sorte de déformation, un peu de la réalité. Donc, toutes ces tactiques qui sont destinées à nous faire ouvrir grand les yeux, arrêter ce qu’on fait parce qu’on nous promet justement soit des solutions miracles ou on nous met de l’avant un sentiment d’urgence qu’il faut agir immédiatement ou toutes ces autres tactiques marketing qu’on voit de plus en plus et qui commencent, on va se le dire, à fatiguer. Comment est ce qu’on peut, qu’est ce qu’on en fait, nous, en tant que créateurs de contenu, en tant que quelqu’un qui veut justement connecter, vendre, mais aussi persuader, montrer notre valeur. Et qu’est ce qu’on fait aussi quand les modes, les tendances de copywriting deviennent de plus en plus ubiquitaires. Donc elles sont partout, on les voit partout. Et puis, c’est de plus en plus difficile à percer le bruit, parce que tout le monde commence à utiliser les mêmes techniques, les mêmes tactiques, les mêmes façons de faire.

Donc, un gros sujet de conversation, conversation deep comme d’habitude quand Alex et moi, on parle. Je vous ajoute depuis peu de temps aussi les transcriptions de l’audio. Donc, si vous allez tout en bas de la page sur les show notes, vous pouvez aussi avoir accès à la transcription textuelle de ce qu’on dit sur la page de l’épisode.

Et bon, pour celles qui ne la connaissent pas, je vais quand même la présenter en bonne et due forme. Alors Alexandra Martel, elle aime les grues et sa machine expresso. Et elle aime aussi prendre des bains. Ce qu’elle déteste: écrire sa biographie à la troisième personne, ça et le marketing plate. Ses formations sur la rédaction persuasive et le pricing stratégique ont été suivies par plus de 2 500 entrepreneurs. Et voilà, donc je vous laisse sans plus tarder avec cette conversation là. Et j’aimerais beaucoup ouvrir la discussion avec vous. Est-ce qu’il y a des choses qui sont faites dans le marketing en ce moment, des tactiques que pour vous c’est comme, il faut absolument que ça cesse. Ou au contraire, est ce que vous avez des fois plus d’idée de comment on doit s’adresser à notre public si on est déjà dépassées par ce qui semblait marcher hier. Et avant que j’oublie, j’ai failli complètement oublier de vous le dire, vous devez absolument vous inscrire au Festival Web de la création de contenu, qui en est à sa deuxième édition cette année. Donc, le Festival Web de la création de contenu, c’est un événement pan-web, je dirais, ouvert à tous ceux qui doivent créer du contenu. Que ce soit professionnellement ou pour leur propre entreprise, ou même si vous êtes, je ne sais pas moi, attitrées aux communications dans l’entreprise de quelqu’un en tant qu’employée. Bref, si vous avez à créer du contenu sur le Web, c’est un festival gratuit qui a été organisé pour la première fois justement par Alexandra, et qui va comporter une série de panels avec des experts invités qui vont parler de plein de facettes de la création de contenu ainsi que cette année, pour la première fois aussi, des ateliers pratiques pour aller améliorer, chercher des idées, initier votre créativité autour de la création de contenus. Donc, ça se passe au festival web.cc Je vais mettre le lien naturellement dans les liens de cet épisode. Mais vous ne pouvez pas manquer ça. Ça va se passer du 5 au 9 juillet, donc très, très bientôt. Vous pouvez dès maintenant prendre votre billet gratuit. Ça va être l’événement de l’été sur le Web. Je vous l’assure. Donc, sur ce, je vous laisse avec la conversation avec Alexandra.

Salut, Alex!

Salut!

Rebienvenue, en fait, sur l’ambition au féminin. Tu es une de mes premières invitées que j’avais reçues sur le podcast. Donc je suis contente de te ravoir aujourd’hui.

Ben oui, c’est vrai, quel honneur!

On se parle souvent, mais c’est tout le temps le fun de… Je ne sais pas, j’ai tout le temps l’impression qu’on aurait dû enregistrer nos conversations des fois. Parce qu’il y a tellement de trucs, de réflexions que j’ai avec toi que je n’ai pas nécessairement avec beaucoup d’autres personnes. Ça fait que merci, merci d’être la personne que tu es.

Merci à toi, je prends le compliment!

Alors aujourd’hui, je voulais qu’on se parle de rédaction persuasive, naturellement, qui est ton sujet de prédilection. Mais aussi de rédaction plus large, de marketing. Un peu de ce que tu vois dans ton exploration depuis que tu t’es lancée comme copywriter, aussi. Puis des évolutions que tu as vues, peut-être au niveau des types de rédaction qu’on voit. Ça fait que j’ai plein de sujets que j’aimerais aborder avec toi. Mais si on était pour commencer, je me dis qu’un bon point de départ, ça serait peut-être de remettre en contexte les auditeurs et auditrices sur, dans le fond, tu sais tout ce que tu avais fait autour de ton article sur les égopreneurs. C’est quoi ton problème avec le marketing actuellement?

Oui OK, bon point de départ! Donc mon article sur les égopreneurs s’appelle « Personne ne veut lire ton maudit ebook. » Parce que pour moi, le ebook est un peu le symbole de tout ce qui ne va pas bien en marketing ces temps-ci en fait. L’idée de créer un aimant à clients gratuit avec lequel tu vas bâtir ta liste, aller chercher des gens, tout ça. C’est pas une mauvaise idée, c’est une très bonne idée, mais dans la façon dont elle a été exécutée répétitivement encore et encore et encore depuis genre 2008-2009, bien c’est en train de devenir un peu prévisible et catastrophique. Ce que j’entends par là c’est que les gens créent des aimants à clients, des ebooks, par exemple, gratuits de très piètre qualité. Puis ils vont essayer de récolter les courriels des gens avec ça pour évidemment leur vendre leur formation, leur coaching, peu importe ce qui se cache en arrière. Et c’est devenu presque une caricature de la stratégie originale parce que les clients le savent, en fait. Les gens ont un bon détecteur de bullshit que j’appelle. Les gens sont de plus en plus sensibles au marketing. Ils sont de plus en plus éduqués au marketing. Puis, quand tu leur offres un ebook gratuit, ils ne se disent pas dans leur tête « oh wow, quelle généreuse personne qui m’offre son ebook gratuitement ». Ils se disent « bon, qu’est-ce que cette personne-là va vouloir me vendre en arrière? »

Oui, ça manque de finesse. C’est rendu un peu grossier.

Oui, ça manque vraiment de finesse. En fait, c’est qu’on prend un peu les gens pour des jambons, tant qu’à moi. Puis le mot égopreneur vient en fait du fait qu’on applique des stratégies en les recentrant sur nous-mêmes, mais on a comme évacué, presque, notre client. Tu sais, on n’arrête pas de parler de notre client idéal, de nos avatars, de nos personas, tout ça. Mais dans les faits, ce qui nous intéresse, c’est beaucoup plus les coûts par lead, les taux de conversion, puis les stratégies, genre lead magnet et ci et ça. Puis ça fait en sorte qu’on a du marketing qui est très égocentrique, peu efficace en plus, puis vraiment désagréable pour les gens qui le vivent et qui sont censés expérimenter ce marketing-là.

Puis penses-tu que les gens ont fondamentalement changé ou que c’était ces tactiques-là que parce qu’elle était nouvelle à ce moment-là, puis le Web était un petit peu moins connu, tu sais… Le degré de, je vais utiliser le mot manipulation, mais ce n’est pas nécessairement le bon mot, je pense, ici. Est-ce qu’il était voulu dans les débuts de cette tactique-là. Puis là, maintenant, c’est juste parce que les gens sont plus connaisseurs. Ou c’était vraiment parti d’une bonne intention, puis parce que des gens l’ont récupéré qui n’étaient pas empreints de bonnes intentions, justement, bien là, ça a floppé.

Je ne veux pas prêter des intentions aux gens, tu sais. Moi, j’ai déjà utilisé ces stratégies-là. Je pense que la majorité des gens ont déjà utilisé ces stratégies-là sans vraiment se poser de questions, en se disant c’est ce qui fonctionne. Je pense que Joël Martel, c’est chroniqueur au Quotidien, un journal du Lac-Saint-Jean, mais Joël Martel qui a comme dit le premier, le terme farweb. Tu sais, l’expression en voulant dire, le Web a longtemps été une espèce de terre nouvelle où on pouvait faire un peu n’importe quoi, tu sais. Puis les lignes de ce qui était légal et illégal n’étaient pas encore bien définies au début. Mais aussi de ce qui était éthique et non éthique n’était pas défini au début. Puis ça a donné lieu à vraiment beaucoup de belles choses, mais aussi à des dérapages. Puis pour moi, la manière dont on traitait les données, les courriels de nos clients, entre autres, c’était un bon exemple de dérapage. Et toutes les stratégies de lead magnets, de vente, etc., inspirées de ça datent d’assez longtemps maintenant et ne tiennent pas nécessairement compte de la sophistication de tout ça, tu sais. Je pense vraiment que c’est un mélange de tout. Mais en tant que en tant que société, puis en tant qu’utilisateurs de l’Internet plus aguerris, on s’est aperçus qu’à force de donner notre courriel vraiment facilement à plein de gens, on se retrouvait avec beaucoup de spam. On se retrouvait avec beaucoup de choses désagréables dans notre boîte. Ça nous a sensibilisés, ce qui est en train de sensibiliser les marketeurs, tu sais. Puis c’est vraiment… Je trouve ça intéressant parce que ce n’est pas comme si on sait exactement où est la limite, tu sais. Voici ce qui est éthique, voici ce qui ne l’est pas. On est comme en train de dessiner la limite en ce moment.

Oui puis je pense que c’est intéressant aussi de se pencher sur l’idée qu’il y avait peut être aussi moins de saturation de contenu à ce moment-là. Et les gens, justement, avaient le temps de lire un ebook. Puis, je pense aussi en termes de pratiques de rédaction. Là en ce moment il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de récupération de contenu des autres, tu sais. Puis, des fois, c’est justement, tu dis des ebooks de mauvaise qualité. Ou tu sais, des lead magnets qui sont un peu comme bof, tu sais. Ça faisait qu’on se ramassait avec du contenu qui était juste un tease, tu sais. Juste comme, tu es en train de me dire que tu vas me donner toute cette information vraiment géniale. Et finalement, je suis en train de lire un résumé de la page Wikipédia que j’avais pu lire par moi-même.

Bien oui, non, exactement! Puis là tu mets le doigt sur quelque chose vraiment là. C’est que, tu sais, quand tout ça a commencé, il y en avait beaucoup moins des créateurs de contenu, puis il y avait moins de contenu sur Internet. Puis quand tu téléchargeais un livre blanc ou un ebook sur le site d’une entreprise, peu importe, tu te disais oh wow, je vais obtenir de la qualité. C’était ça la base dans ton cerveau. Tu sais, tu ne t’attendais pas à ce que ce soit de piètre qualité. Puis là on dirait que les choses sont inversées. Tu sais, maintenant mes attentes, quand je donne mon courriel quelque part, sont très basses. Je m’attends à ce que ce soit mauvais. Puis si c’est bon, je suis surprise, tu sais. C’est vrai, je pense que tu as raison là-dessus. Il y un phénomène, un petit peu, de saturation.

Ça fait que, dans le fond, est ce que tu penses qu’on peut en faire du marketing, puis là j’utilise le terme éthique, mais moi j’avais noté ici intègre ou authentique. Puis j’aimerais peut-être t’entendre sur qu’est-ce que tu penses de ce mot-là, puis est-ce que tu l’appliquerais au contexte du marketing?

Moi, j’aime, j’adore le mot authenticité, j’en parle souvent. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui en parlent ces temps-ci. Puis il y a beaucoup de gens aussi qui se plaignent du fait que beaucoup de gens en parlent, tu sais.

Le discours est très méta en ce moment.

Ah oui, vraiment, il y a des gens qui sont comme ah, je suis tanné d’entendre les gens parler d’empathie, de bienveillance, d’authenticité. Mais la réalité, c’est que s’il y a autant de gens qui en parlent, c’est qu’il y a un besoin, en fait. C’est qu’il y a vraiment… Tu sais, on est en train de vivre un espèce de changement de paradigme qui est majeur et dans lequel beaucoup de gens se sentent concernés et embarquent et veulent eux aussi être du bon côté entre guillemets. Tu sais, du côté un peu plus original, un peu plus authentique, un peu transparent aussi en marketing. Après, est-ce que ça peut devenir une espèce de truc vide de sens qui ne signifie rien? Dans certains cas, oui. Pour moi, c’est quoi faire du marketing authentique, c’est faire du marketing qui… Moi, j’aime mieux le mot transparence en fait. Quand on parle de marketing en tant que tel, tu sais, pour moi l’authenticité, c’est tout autre chose. C’est plus relié au soi, c’est plus relié à toi, ce que tu veux montrer, ce que tu ne veux pas montrer, qui tu es, qui tu n’es pas, etc. Mais pour moi, la transparence, l’idée d’arrêter d’omettre sciemment des informations pour essayer de pousser le client à poser une action x ou y ou d’inventer des fausses choses pour convaincre ton client de poser une action x ou y, pour moi, ça tu vois, ce n’est pas éthique. Ça va au-delà du débat est ce que c’est authentique ou pas. Ce n’est pas éthique.

Puis, ce qui me mène à une question quand même fondamentale qui est, est-ce que toute persuasion n’a pas un certain degré de manipulation et est-ce que la manipulation est ou n’est pas éthique, genre est-ce que ça a un fondement éthique ou non.

Moi, j’ai mon opinion là dessus, qui est mon opinion, qui n’est pas nécessairement la vérité. Mais en fait, il y a beaucoup de définitions différentes de ce que c’est la manipulation. Pour moi, la manipulation ne peut pas être éthique. Puis la raison, c’est que ma définition de la manipulation, il faut qu’il y ait un mensonge. Que ce soit un mensonge par omission pour qui, pour moi, est tout aussi un grand mensonge, qu’un mensonge, tu sais, carrément tu exagères les bénéfices, tu crées de la fausse urgence, tu crées un faux argument pour vendre ton produit ou ton service. Ou tu caches quelque chose à ton client pour l’empêcher de prendre la meilleure décision pour lui. Pour moi, ça, c’est de la manipulation. La persuasion, si je l’oppose à la manipulation, bien oui, tu peux utiliser la manipulation pour persuader, mais tu n’es pas obligé de le faire. Tu comprends ce que je veux dire? Ils se chevauchent, mais ils ne sont pas nécessairement intégrés l’un à l’autre, tu sais. C’est-à-dire que tu peux très bien connecter avec quelqu’un, raisonner avec quelqu’un, lui présenter des arguments, framer les choses pour qu’il comprenne, pour le mettre à ton avantage, etc., sans mentir, puis sans omettre des informations importantes pour le client.

Je trouve ça super intéressant parce que je suis en train d’écouter une série qui s’appelle Call My Agent. Ça se passe en France puis c’est des agents d’artistes, de grandes stars du cinéma. Puis, dans le dernier épisode, ils parlaient du fait que c’est une industrie du désir, tu sais, l’industrie du cinéma. Puis l’industrie de savoir, est-ce que tu vas travailler avec un agent ou avec un autre, puis qui va vraiment travailler avec… Tu sais les acteurs puis les réalisateurs, il y a tout un désir là-dedans aussi. Puis là dans ce que j’entends dire aussi, il y a la notion de… Dans le fond, c’est comment est-ce que la réalité est présentée par rapport au désir qu’on veut faire avoir à notre public. Puis c’est là que je trouve que la ligne est mince. De savoir, comme, comment tu vas initier le désir chez l’autre. Puis là on peut prendre n’importe quelle métaphore genre, de désir, autant genre dans le dating qu’ailleurs. Mais, tu sais, on dit souvent genre, en amour, tout est permis. Est-ce que dans le marketing, toi tu sembles dire que non. Mais il y en aurait d’autres qui pourraient dire que oui. Ça fait que tu sais, la notion de désir n’est pas toujours un peu liée à la manipulation?

Je ne sais pas. Moi, je n’ai pas l’impression. Tu sais, est-ce que tu es obligée de mentir ou d’omettre des informations pour que quelqu’un tripe sur toi, sur ton entreprise, sur ce que tu fais? Je n’ai vraiment pas l’impression. Puis tu sais, ce que je veux dire par eux omettre de l’information, c’est vraiment simple là. Dans les faits, ce n’est pas révolutionnaire ce que je propose. Je te donne un exemple concret. Quand tu donnes un webinaire gratuit sur un sujet dans l’intention de vendre une formation par la suite, pourquoi tu ne le dis pas? Si tu le dis, bien tu n’es pas en train de manipuler. Tu as dis aux gens, « tu vas t’inscrire à mon webinaire, je vais te donner tant de minutes d’information gratuite et après, je vais te faire un pitch. » Simple! J’ai testé ça avec des clientes. Assez tôt, genre, on remonte en 2018 là que je testais ça avec des clientes déjà, 2017-2018. Puis tu sais, déjà, à ce moment là, on observait que les gens restaient plus longtemps à écouter le pitch du webinaire quand on annonçait dès le début, puis sur la page d’inscription qu’il allait y avoir un pitch. Pourquoi? Parce que les gens se sentaient respectés puis ils n’avaient pas l’impression qu’on avait essayé de les manipuler, de les piéger pour qu’ils soient obligés d’assister à un pitch. Tu vois un peu la nuance que j’essaie d’apporter? Ça fait que ce n’est pas nécessairement que… C’est juste que ma définition de la manipulation inclut de l’omission ou un mensonge. Donc, si tu ne mens pas pour moi, tu n’es pas en train de manipuler, tu es en train de persuader, puis il y a vraiment une différence entre les deux.

J’avais un exemple, puis bon, là on ne va pas rentrer dans tant de cas que ça. Mais c’était vraiment un exemple que je trouve qui était à la limite ou à cheval entre tout ça. Puis ça rentre avec la discussion sur la divulgation de nos salaires ou de nos revenus. Puis tu sais, beaucoup de gens maintenant commencent à dire, bien tu sais, oui, il y a les revenus, mais il y a aussi des dépenses. Ça fait qu’il faudrait parler de revenus bruts. Puis tu sais, les gens sont un peu plus à l’affut aussi de cette distinction-là. Parce que souvent, je trouve, le marketing qu’on entend, c’est comme « hé, j’ai fait genre 10 000 $ en une seule journée grâce à genre bla bla bla », genre. Puis c’était un cas de quelqu’un qui faisait un pitch, qui faisait un webinaire, qui disait « ah oui, grâce à mon podcast, ou grâce à telle affaire, j’ai fait genre x mille dollars, tu sais, x centaines de milliers de dollars. Mais après ça, tu sais, moi j’étais comme wow, c’est quand même… Je suis allé chercher mes sources parce que j’ai de l’intelligence qui est cachée un petit peu partout dans le monde entrepreneurial. Puis ils disaient non non non non, ça c’est genre l’argent qui a été fait dans l’espace de quatre ans avec différentes business, whatever. Puis c’est là vraiment que je trouve ça difficile de…Puis que peut être ce que je disais par rapport à le désir, tu sais. Est-ce que juste planter une graine comme ça, même si on est pas 100 % genre, tu sais, je ne vais pas te montrer mes revenus bancaires pour que tu ailles vérifier ce que je dis. Mais même si c’était faux, je t’ai quand même planté la graine de cette possibilité-là. Parce que même si ça ne marche pas pour moi, ça a marché. Tu sais, je veux dire, je ne sais pas, j’ai l’impression que quand on joue dans le marketing, qu’on est aussi dans un espèce de monde qui n’est pas nécessairement la réalité, tu sais.

Non, non, c’est clair. Ça, c’est définitif. Mais tu sais, dans l’exemple que tu as donné, on a quand même un mensonge par omission, tant qu’à moi. C’est-à-dire qu’on a triché un petit peu pour montrer les revenus sous leur meilleur jour sans vraiment les contextualiser. Quelqu’un qui contextualise ses revenus puis qui est super inspirante, qu’on pourrait donner en exemple, c’est Geneviève Gauvin, qui va plutôt nous parler de ses dépenses, de son brut. J’ai fait tant d’argent, mais regarde tout ce qui est allé à mes affiliés. Puis regarde tout ce qui est allé dans mes dépenses. Ça, c’est beaucoup plus concret puis ça ne l’empêche pas d’être inspirante puis de créer du désir. Pourquoi? Parce que, en fait, à la limite, moi j’ai l’impression que les gens qui mentent, justement, ça finit par se savoir et se sentir. Puis encore là, est-ce que c’est plus persuasif? Je ne pense pas. Je pense que, moi si quelqu’un me fait une espèce de promesse de revenus hors contexte, ça n’a aucune crédibilité pour moi parce que je suis un public cible éduqué. Avant, ce qui arrivait, c’est qu’on avait un public cible qui n’était presque jamais éduqué sur ces enjeux-là, qui n’avait aucune sensibilité, aucun détecteur de bullshit pour ces choses-là. Donc, ce public cible là pouvait être convaincu par des trucs, genre, regarde mes captures d’écran de mon Stripe, regarde… Mais ces gens-là vont se faire prendre une fois par un coach ou par un formateur qui a ce genre d’approche là. Puis s’ils voient que les bottines ne suivent pas les babines, bien je veux dire, après ça, toutes les autres affirmations du même genre, ils vont les mettre dans le panier du « ça ne me semble pas vrai ». Ce qui rend ça, dans les faits, pas mal moins persuasif que quelqu’un qui m’explique vraiment les choses telles qu’elles sont. Cette personne-là va avoir l’air vraie. Tu sais, par exemple, parler de ton premier lancement, puis expliquer qu’à ton premier lancement tu as généré 10 000 piasses, OK? Bien crime, ça peut être vraiment plus inspirant pour quelqu’un qui a fait de 0 piasse avec un lancement que quelqu’un qui me donne des captures d’écran de son Stripe…Ce qui est vraiment loin de moi puis qui n’est pas nécessairement crédible. À l’opposé, quand tu es à un certain niveau puis que tu cherches à augmenter ton revenu davantage… Tu sais, mettons que tu es déjà dans les six chiffres et que tu veux te rendre au million, bien tu ne vas pas chercher des gens qui mettent des screenshots de revenus partout. Tu vas chercher des gens qui te semblent crédibles, justement. Puis, que tu as l’impression qu’ils le font pour vrai, leur million. En fait, ce que je revendique un petit peu, c’est l’intelligence des gens, au final.

Oui puis tu as mis le doigt sur quelque chose d’important qui est l’éducation de notre public, qui me mène à comme une question que je veux te poser, mais je ne suis comme pas sure comment ça va tomber chez nos auditeurs et auditrices. Donc, je pense que je veux juste le framer comme quoi qu’il n’y a rien d’insultant dans ce que j’essaie de faire. Mais est-ce que tu vois des biais des fois, qui sont soit culturels ou générationnels dans le type de marketing, qui est comme « acceptable », en termes de tactique qu’on pourrait mettre de l’avant comme ça?

Fois mille! En fait, ce n’est pas toutes les niches qui ont le même détecteur de bullshit. Ce n’est pas toutes les niches qui vont avoir la même saturation aussi dans le marché. Cette espèce de sensibilité là au mensonge, on va appeler ça comme ça, puis à la manipulation, ce n’est pas quelque chose qui est inné, je pense. Je pense qu’à la base, on a tous tendance à croire les gens. Tu sais, on est un peu naïfs, puis je m’inclus là-dedans, 100 %. On est un peu naïfs, puis on a tendance à donner le bénéfice du doute aux gens, etc. Ça fait que c’est plus avec le temps qu’un marché va se saturer. Il va y avoir des gens qui vont exagérer. Il va y avoir des fausses affirmations qui vont être faites. Puis là les gens vont devenir irrités et irritables à ces choses-là, beaucoup, beaucoup, beaucoup. C’est ce qui explique qu’il y a des niches où il y a une hypersensibilité. Comme le marketing, notre niche à nous, c’est horrible. Les gens sont très, très, très sensibles, puis il faut vraiment être intelligent puis subtil un petit peu pour réussir à connecter quand même. La santé aussi, tu sais, c’est vraiment une grosse niche. C’est une niche où il y a beaucoup de marketing agressif qui a été fait à travers les années. Puis là on est en train de voir le retour du balancier, je trouve. Puis les finances aussi, qui sont peut-être les trois plus grosses niches en termes d’info produit. On s’entend, je parle spécifiquement des info produits. Mais justement, si tu sors de ces niches-là puis que tu vas dans des trucs plus traditionnels… N’importe quoi, tu vends des planches à découper. Bien là, tu n’auras peut-être pas nécessairement la même sensibilité. Par contre, moi, je pense que tu devrais quand même faire preuve de transparence. Puis, tu sais, être « authentique », être bienveillant dans ton marketing, parce que ça marche mieux, tout simplement. Tu sais, moi, à toutes les fois que j’ai fait des tests avec des clients, plus ou moins de transparence, c’est toujours la transparence qui a été la plus payante, en fin de compte, tu sais.

Oui, puis aussi, ce que je trouve peut être difficile pour les clients qui ne sont pas nécessairement des marketeurs, mais qui veulent faire du marketing de contenu ou qui veulent utiliser ce type d’approche là de copywriting, c’est que ça prend aussi cette résonance, mais cette volonté de rentrer dans la tête de notre client aussi pour dialoguer avec eux, qui est quelque chose qui, veut veut pas est est un art. Tu sais, c’est une aptitude. Ce n’est pas tout le monde qui est capable non plus de communiquer à ce niveau là, non?

Hum, je ne sais pas. Moi, j’aurais tendance à te dire que tout le monde a le potentiel d’y arriver. C’est juste qu’il y a des gens qui sont bloqués par toutes sortes de raisons. Mais je pense que fondamentalement, en tant qu’humains, on est créés pour communiquer et c’est une des caractéristiques les plus profondes propres à notre « espèce », notre sophistication de communication, notre besoin de raconter des histoires, notre besoin d’expliquer, de connecter aux autres, d’être compris, de comprendre. Donc, pour moi, c’est juste de s’ouvrir à ça puis d’arrêter, justement… Puis c’est un peu ça finalement, mon article sur les ebooks. C’est d’arrêter de voir ton client comme une transaction, un coût par lead, un taux de conversion, puis vraiment de le regarder comme un humain. Ta stratégie de contenu… Puis ça a l’air niaiseux de dire ça, mais ta stratégie de persuasion va être vraiment plus profonde si tu te dis qui est l’humain que j’essaie de toucher, qu’est-ce qu’il vit, puis c’est quoi les différentes étapes par lesquelles il va passer? Puis comment est-ce que je peux rendre ce parcours-là le plus agréable, délicieux, savoureux, plaisant, fun, possible, tu sais. Pas mal plus que si tu te dis bon, je vais faire un test a/b pour voir quelle couleur de bouton marche le mieux, puis j’ai fait un ebook parce que telle personne m’a dit de faire un ebook. Tu me suis un peu?

Oui, absolument! Puis tu sais, j’ai eu la conversation autant quand on parlait de SEO avec Myriam Jessier. Autant quand on parlait de UX avec Laura Lee Moreau. Tu sais, dans le sens, on en revient toujours là. On en revient toujours à l’écran, le Web, les différents outils de communication, ce n’est pas supposé être des barrières. C’est juste des facilitateurs. Mais au bout du compte, c’est vraiment d’humain à humain qu’on connecte.

Bien oui, bien oui.

Tantôt on a parlé, les histoires… Je sais que toi, tu n’aimes pas du tout les chronomètres d’urgence…

Je ne déteste pas nécessairement les chronomètres d’urgence. Je me suis fait une réputation pour détester l’urgence. La raison pour laquelle j’ai une hypersensibilité à l’urgence, c’est que, comme beaucoup de personnes TDAH, j’ai un côté extrêmement impulsif. L’impulsivité, pour moi, c’est vraiment une caractéristique qui est dans le tapis. Donc, les achats impulsifs, c’est quelque chose que j’ai déjà fait par le passé. Je comprends très bien ce qui se passe dans la tête des gens quand tu leur crées de l’urgence. Puis la réalité, c’est que quand tu crées une urgence à quelqu’un, sa décision est moins éclairée. C’est juste un fait, c’est du bruit qui va empêcher la personne de prendre une décision aussi éclairée qu’elle aurait pu dans une autre situation. Est-ce que ça veut dire qu’on ne peut jamais faire d’urgence en marketing? Il y a quand même une limite. Moi, j’en fais l’urgence dans mon marketing, quand j’ai une cohorte, quand j’ai une « bonne raison » de faire de l’urgence. Ce qui me dérange, c’est quand c’est exagéré. Tu sais, quand on invente des délais, puis des délais souvent très courts. Ce n’est pas d’urgence, genre, tu as une semaine pour décider. C’est de l’urgence, tu as 15 minutes des fois, pour avoir le coupon. Ou tu as 48 heures pour prendre ta décision après avoir parlé avec le super closer fait pour te donner envie de l’acheter au téléphone. Pour moi, ça, c’est jouer un petit peu sur ces faiblesses, ces biais cognitifs, qu’on a en tant qu’humains.

Non, je comprends, je comprends. Puis c’est vrai que c’est des fois un peu malaisant à utiliser. Même si, d’un autre côté, tu veux rappeler…Tu sais, les gens ont plein de choses à faire, ça fait que des fois tu leur rappelles, comme écoute, il faut prendre une décision maintenant ou jamais. Est-ce qu’il y a d’autres tendances que tu vois que tu es comme bon, ça, c’est un peu dépassé. Ça a marché pendant un temps. Il y avait les ebooks, cette histoire de lead magnets. Mais, parlant de ça, est-ce que les lead magnets, ça existe encore, ça s’utilise?

Les lead magnets existent encore, mais gagner la confiance des gens est beaucoup plus difficile qu’avant. C’est à dire que la transaction de donner son courriel a beaucoup plus de valeur qu’avant. Puis on le voit, rien que dans les coûts que ça coûte à aller chercher des courriels par la pub. Ce que ça vaut, donner son adresse courriel à quelqu’un, ça a beaucoup augmenté. Parce que maintenant, les gens gardent leurs courriels un peu plus jalousement. Puis tu as des outils comme Mailinator, par exemple, que tu peux utiliser pour créer comme des courriels éphémères pour t’abonner à quelque chose, recevoir le freebie, puis ne pas être abonné, finalement. Tu comprends ce que je veux dire? Donc tu as plein d’outils comme ça qui ont été créés pour protéger le consommateur. Pourquoi est-ce qu’on a ressenti un besoin comme ça de protéger le consommateur? C’est parce que les gens se sont fait prendre à plusieurs reprises, en fait. Les gens ont donné leur courriel en pensant obtenir quelque chose qui allait leur apporter de la valeur, ont trouvé que ça n’avait pas de bon sens puis que c’était juste un prétexte pour leur envoyer une grosse séquence de vente qu’ils ne désiraient pas du tout. Puis ça a créé cette espèce de fatigue dans les aimants à clients. Est-ce que ça veut dire que les aimants à les clients, ce n’est plus bon puis qu’il faut tout jeter ça aux poubelles? Absolument pas! Mais ce que ça veut dire, c’est qu’il faut appliquer la règle de la cour d’école. Tu sais, ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas te faire faire. Puis te demander, moi, quand je m’abonne à un aimant à client, qu’est ce qui fait que je suis contente, que j’ai envie de la faire quand même. Puis quand est-ce que je me sens respectée? Puis juste de faire la même chose pour ton client. Puis moi, j’ai beaucoup testé, puis ça aussi, ça fait longtemps que je teste ça, de ne pas demander le courriel, en fait. De distribuer des choses sans demander le courriel, puis de demander le courriel dans un deuxième temps, par exemple avec des quiz. J’avais testé ça avec des clients. Récemment, j’ai distribué un de mes ebooks vraiment gratuitement, sans demander de courriel. Et je pense que c’est une façon de faire qui est plus efficace au final. La raison, c’est que les gens vont avoir un contact avec un contenu qui est de très grande qualité, 100 % gratuitement, sans même donner leur courriel. Puis ça, ça crée une confiance qui est vraiment plus forte. Ils voient que ton contenu est de qualité. Puis par après, quand ils décident de s’abonner à ton infolettre, ce n’est pas juste pour recevoir le freebie. C’est pour avoir de tes nouvelles parce qu’ils ont aimé ce qu’ils ont consommé. Tu comprends un peu ce que je veux dire?

Oui, puis c’est intéressant parce qu’on en revient un peu à la base de ce qu’était le marketing de contenu plus inbound dans lequel tu attends que les gens, soit ils tombent sur ton site, sur tes profils de réseaux sociaux, ou peu importe, et prennent la décision par eux-mêmes de te suivre pour x raison ou x raison, tu sais. Puis qu’ils puissent avoir l’opportunité aussi de le faire sur des plateformes qui leur plaisent. Moi je dis tout le temps que sur Instagram, les gens me suivent pour une certaine raison, tandis que j’ai mon blogue, mon podcast, qui sont plus les attracteurs, genre, de ceux qui veulent de l’information régulière. Tu sais, vraiment, tu peux y avoir accès publiquement. Puis l’infolettre, bien là, c’est vraiment le petit degré d’intimité dans lequel tu es comme, on a connecté à plusieurs niveaux, sur d’autres lieux, sur Linkedin, peu importe où. Et puis là, on passe au prochain niveau dans le fond. On passe au prochain niveau d’intimité.

Oui, absolument, j’aime ça comment tu présentes ça!

Nous en tant que rédacteur, marketeur ou créateurs de contenu… Là tu viens de dire bon, ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas te faire faire… Mais ce que je trouve parfois qui est comme… Ce que je trouve compliqué, puis quand on est dans une position dans laquelle on doit donner à des clients des résultats, c’est de lui montrer, dans le fond… Tu sais, c’est où la limite entre des tactiques que tu peux apprendre, par exemple, en termes de rédaction persuasive, en termes de marketing, et justement, assurer que cette éthique-là va rester intègre. Parce que, veut veut pas, même des choses que toi tu es en train d’appliquer aujourd’hui, il y a des gens qui commencent à te copier, puis ça aussi, ça va créer une fatigue, non? Comment est-ce qu’on peut vraiment bien faire sa job quand il y a quand même des attentes de la part du client qu’il y ait des résultats de conversion?

Oui, ce n’est pas facile. Puis les gens ont souvent plein de fausses croyances par rapport aux conversions. Les gens sont convaincus que si tu ne mets pas de l’urgence, genre 48 heures, 15 minutes, ça ne vendra pas. Les gens sont convaincus que si tu dis aux gens qu’il va y avoir un pitch de vente à la fin ton webinaire, ils vont se déconnecter puis pas l’écouter. Mais, dans les faits, c’est vraiment l’opposé qui se passe. Puis je trouve ça cool parce qu’il commence même à avoir un espèce de courant vers plus de transparence. Du côté anglophone, chez les Américains, entre autres, on parle beaucoup de dark patterns, en UX. Je ne sais pas si tu as vu ça, mais un petit peu, justement, les pratiques de pop-up, etc., qui capturent un petit peu le client, qui piègent le client, qui… Tu sais, les pop-ups où tu as le choix entre t’abonner ou non, je ne veux pas améliorer ma vie.

Moi, si je ne trouve pas le x de ton pop-up, je m’en vais.

Ah non, ça me rend agressive, tu sais. Puis c’est ça, il y a de plus en plus une critique qui y est en train d’être formulée envers ces pratiques-là, mais aussi une étude de ces pratiques-là qui montre que ce n’est pas aussi efficace qu’on le pense. C’est à dire que si on fait un pop-up vraiment transparent où ce que les gens peuvent fermer, tu as des aussi bons résultats que si tu fais un pop-up, tu sais, vraiment, comme je viens de te dire: non je ne veux pas améliorer ma vie, tu sais, ou des choses comme ça.

De la même façon, je pense que c’est Blinkist récemment, qui ont fait une étude de cas absolument fabuleuse sur leurs abonnements. Dans le fond, c’est comme un service où tu peux avoir des résumés de livres, je ne sais pas si tu connais ça, ce n’est pas super important. Mais les abonnements qui se renouvellent automatiquement, c’est quand même un problème. Ça crée beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de frustration chez les gens qui prennent l’essai gratuit, qui voulaient annuler avant l’essai gratuit, mais là ils oublient d’annuler, puis là ils écrivent au support parce qu’ils sont fâchés, parce que ça a été chargé sur leur carte. Tu vois un peu le genre? Puis, il y a beaucoup, beaucoup de compagnies qui vont miser sur ces gens-là qui oublient, pour faire de l’argent, finalement. Puis Blinkist, ils étaient tellement tannés de dealer avec le support des gens qui ne sont pas contents que ça ait passé sur leur carte, qu’ils se dont dit on va essayer une approche plus transparente. Ils montrent un timeline, ils envoient une notification cinq jours avant le renouvellement puis juste avant le renouvellement, ils demandent aux gens s’ils veulent être avertis avant le renouvellement, etc. C’est super transparent. Tu vas tester ça, c’est parfait. Puis, non seulement ça n’a pas diminué leurs abonnements, ça les a augmentés. Puis moi, ça, tu vois, je trouve que c’est des preuves concrètes que la transparence ce n’est pas un frein, c’est un accélérateur. C’est quelque chose qui va augmenter ton taux de conversion. C’est juste qu’on ne l’a pas encore assez testé. Mais les gens n’aiment pas se faire prendre pour des idiots, au final. Puis s’ils sentent qu’ils ont le choix, puis que tu es avec eux puis que tu veux les aider à prendre une décision mais tu ne vas pas nécessairement insister, ils sont encore plus rassurés et ils ont encore plus le goût d’appeler ton closer ou whatever. Moi, je déteste avoir des conversations au téléphone avec des closers, parce que je sais qu’ils vont être insistants et que je déteste être mise dans cette situation-là. Puis il y a plein de gens de notre génération, tu sais les milléniaux puis les Z qui détestent parler au téléphone avec des vendeurs au point d’éviter cette situation-là à tout prix. Puis pourquoi? Parce qu’ils ont cette espèce de peur là, parce qu’ils ont déjà expérimenté ces situations-là.

Non, c’est un vraiment bon point. Puis, est-ce que ça veut dire, dans le même ordre d’idées, que les rédacteurs, marketeurs et créateurs de contenu, justement, doivent… Parce que si on ne se démarque plus avec des tactiques, ou si des tactiques autres que la transparence ne sont plus vraiment les tactiques à mettre de l’avant, bien là on en revient au contenu pur, non?

Exactement! Puis c’est ça en fait qui fait peur pas à une certaine tranche, je pense, des marketeurs. Ça me fait penser au black hat SEO dans le temps. Tu te rappelles de ça?

Non.

C’était la grosse mode quand moi j’étais au secondaire, mettons. C’était très prévalent. C’est-à-dire que Google, ses algorithmes n’étaient pas encore super sophistiqués…

Ah oui!

Et donc il y a des gens que leur travail, c’était de trouver des trucs pour éviter l’algorithme. Donc, bourrer ton site de mots clés cachés, cacher des mots clés dans les métatags, je ne sais pas si tu te rappelles de ces…

Écrire en blanc sur blanc avec du texte.

Bien oui, absolument! C’était idiot! Tellement, c’était vraiment idiot! Puis il y a des gens qui s’étaient bâti une carrière là-dessus. Ils étaient payés pour faire ça, pour trouver ces petits stratagèmes-là, ces pièges-là en fait.

Ça me fait tout le temps penser, tu sais quand on était à l’école, puis là tu as le dude qui est comme, « hé j’ai trouvé genre une passe pour ne pas répondre à la question… » Tu sais, c’est comme, tu a été tellement créatif pour trouver ta passe. Tu aurais pu juste répondre à la question.

Non, c’est ça genre, c’est n’importe quoi. Puis tu sais, éventuellement, qu’est-ce qui s’est passé, Google a comme bouché toutes les failles. Puis maintenant, c’est quoi un SEO qui fait que tu vas scorer, c’est ton contenu. C’est la valeur de ton contenu, et de plus en plus. Puis ça va aller dans cette direction-là éternellement pour le futur. Je veux dire, si tu veux bien sortir sur Google, tu as intérêt à créer du bon contenu. Bien, la même chose va se produire. C’est à dire que si…Au début, la transparence, c’est un facteur de différenciation. Moi, en ce moment, je jouis de l’impact d’être plus transparente, parce que j’ai tellement de compétiteurs qui ne sont pas transparents que les gens capotent, genre. Puis ils me remercient de faire ce qui, tant qu’à moi et le strict minimum. Mais mon espoir, c’est que d’ici 2 ans, d’ici 5 ans, d’ici 10 ans, tout le monde va être rendu transparent, tu comprends? Parce qu’ils vont avoir compris que ça marche mieux. Puis à ce moment-là, qu’est ce qui va rester pour nous différencier, bien nos produits! Ce qu’on vend, notre contenu, notre façon de nous exprimer. C’est là que la vraie persuasion rentre en ligne de compte. Ce n’est pas dans les tactiques puis les stratégies qui changent tout le temps.

Oui, puis je pense qu’effectivement, c’est ça qui est difficile à apprendre. Puis, n’est pas rédacteur ou copywriter ou créateur de contenu, ou marketeur qui le veut bien. Puis je pense que c’est là aussi, bien, qui le veut bien…Qui ne veut pas y mettre l’effort, dans un sens. Puis je pense que c’est là aussi le, je ne sais pas… Peut être la mauvaise conception de c’est quoi, la création de contenu. Puis, est-ce que c’est juste vraiment d’écrire puis de le publier? Ou est ce qu’il y a vraiment des… Puis là j’utilise le mot stratégies mais je ne suis pas sure que c’est ça vraiment que je veux utiliser. Mais, est ce qu’il y a vraiment des façons de faire ou des façons d’apprendre? J’ai l’impression que ça rentre de plus en plus dans ce qui est un art, comme dans l’art des artisans. C’est quelque chose que tu apprends avec le temps que tu développes, que tu deviens meilleur de plus en plus de ce que tu le fais.

Ouais, non, puis on revient à la notion de valeur, en fait. Tu sais, je pense qu’un des gros problèmes en ce moment, c’est que la notion de valeur a été évacuée au profit de parler des algorithmes, des taux de conversion, etc. Mais ultimement, qu’est-ce qui va faire que ton contenu va fonctionner? C’est est ce qu’il apporte plus de valeur à ton client que le contenu de tes compétiteurs. Puis ça, c’est tellement quelque chose qui nécessite beaucoup d’empathie, de patience, de réflexion. Tu sais, de créer du contenu qui va apporter une vraie valeur ajoutée, qui va vraiment créer quelque chose d’intéressant, finalement, pour les gens. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs qui créent du contenu pour cocher toutes les cases sur la checklist, tu comprends ce que je veux dire?

Par habitude, oui.

C’est ça! Mais ultimement, ce n’est pas ça le contenu qui va gagner. Le contenu qui va gagner, c’est le contenu qui apporte quelque chose. Puis, quand je dis qu’il apporte quelque chose, ce n’est pas obligé d’être super éducatif. Mais soit qui divertit beaucoup, beaucoup, qui fait sourire, qui inspire, qui, tu sais? C’est ça ultimement qui l’emporte. Puis plus la compétition est grande, plus c’est les meilleurs qui vont en sortir gagnants, c’est certain.

Non, c’est intéressant, merci. C’est très pertinent aussi avec ce qu’on fait aussi at large en termes de… Je pense toi, de ton côté avec le copywriting, mais aussi tout ce que tu parles au niveau de la valeur, puis le lien entre les deux. Puis ce que je fais aussi en termes de notoriété de marque et de crédibilité. Est ce que, juste pour terminer, est ce qu’il y a des choses que tu voudrais… Encore une fois, on en a parlé de plusieurs, mais des red flags, des trucs qui sont out, à éviter, que tu vois puis que tu te dis, bon. Moi genre, par exemple sur Linkedin, quand on n’arrête pas de me tager, quand on tag 25 personnes. Je les vois les tactiques puis je trouve que ça, je trouve que ça donne une mauvaise image à la personne. Ce n’est pas des grosses erreurs à faire ou des choses qui sont méchantes oui qui sont mal intentionnées. Mais ça me donne juste un petit mini feeling pas le fun. Puis plus que ça continue, plus que ce petit feeling pas le fun genre augmente puis ça crée comme de l’irritation, comme tu as dit, tu sais. Ça fait que, est-ce qu’il y a des choses que toi, elles t’irritent particulièrement ces temps-ci, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans le contenu at large.

La chose que j’aimerais vraiment voir disparaître cette année, c’est les gabarits de copywriting traditionnels à l’américaine. Entre autres, commencer ta page de vente avec un interrogatoire d’avocat: « est ce que toi aussi tu te sens… As-tu l’impression que… » Les questions, genre, plus capable. Puis c’est pas que c’est mauvais. C’est juste que ça a tellement été répété, répété, répété, répété que quand je vois ça, tout ce que je me dis, c’est bon, encore quelqu’un qui applique le même template. Tu sais, c’est vraiment fatiguant. Ce n’est pas original, puis ça fait en sorte que toutes les pages de vente se ressemblent puis c’est lourd. Je suis tannée. Puis pour moi, c’est rendu un signe d’amateurisme. Si je vois ça, je n’ai pas l’impression que la personne qui a écrit cette page de vente là est formée, mettons, en copywriting, définitivement. Mais sinon, les petites modes sur les réseaux sociaux sont le fun à observer puis à voir aller. Je ne sais pas si je veux aller jusqu’à les punir puis dire que ça n’a pas de bon sens de faire ça. Mais il y a des choses que même moi je faisais avant que je ne fais plus parce que je trouve que là c’est too much. Tu sais, les introductions un petit peu trop clickbait, tu comprends ce que je veux dire? Ou encore là tu as un mensonge, au final. En fait, ce qui me dérange, ce n’est pas nécessairement que ton introduction soit intrigante puis clickbait si le contenu est à la hauteur de… OK, je te donne un exemple, quelqu’un qui met un objet de courriel, genre, « tu as oublié ton chandail chez nous ». C’est sûr que je clique parce qu’en effet, j’oublie souvent mes choses chez mes amis. Puis là, si je me rends compte que c’est une compagnie qui essaie de me vendre des chandails, je vais comme vivre un sentiment de frustration plus que wow, quelle bonne idée d’objet, en tant que consommatrice. Donc, est-ce que c’est bon pour ta compagnie au final de faire ça? Probablement pas. Et j’aimerais que ça cesse. Puis c’est pareil sur les réseaux sociaux. Si ta petite introduction est punchée puis capte mon attention, il faut que le punch dans le texte soit à la hauteur. Ne capte pas mon attention avec quelque chose de super intrigant pour me faire une publication vraiment plate que j’ai déjà lue mille fois. Sans ça, tu vas m’avoir une fois, peut-être deux fois, puis éventuellement tu vas créer une fatigue qui va faire que je n’aurai plus envie de te lire. Puis ça, c’est la pire affaire qui peut t’arriver. Tu veux que les gens aient envie de te lire peu importe c’est quoi l’introduction, parce qu’ils savent qu’il y a toujours un fond puis un contenu qui est intéressant dans ce que tu fais.

L’intention, la création avec intention.

Ouais, ouais, c’est ça! Puis tu sais, c’est un peu ça que je veux dire quand je dis de ramener l’humain dans ton marketing au lieu de te concentrer sur les trucs, les stratégies, tout ça. C’est vraiment cliché comme phrase de dire ramener l’humain dans ton marketing. Mais je l’entends un peu au sens psychologique. C’est à dire, quand tu écris, tu n’écris pas pour les réseaux sociaux. Tu écris pour quelqu’un. Ça fait que, peux-tu prendre 2 secondes pour te mettre à la place de cette personne là, puis de te demander comment il va se sentir si je fais un clickbait de ce genre-là qui n’est pas payant par après. Tu sais, qui n’est pas à la hauteur de… Bien, il va se sentir trahi, il n’aura pas de fun. Vraiment, juste avoir cette espèce de réflexion là, un peu plus long terme, mettons moyen terme, sur l’impact de tes choix, ça peut vraiment améliorer ton marketing puis le rendre beaucoup moins dépendant des trends puis beaucoup plus fondamentalement intéressant.

Non, c’est fascinant! Bien, en tout cas, je pense que c’est vers là que les gens essaient de plus en plus d’y aller. Puis je pense que ça commence aussi avec, d’enlever cette aura autour des… Tu sais, moi, souvent, les gens vont me dire ah, j’ai besoin de travailler mon storytelling. C’est comme, tu ne travailles pas ton storytelling. Tu deviens un storyteller ou tu intègres ton histoire ou tu comprends ton histoire. Mais tu sais, travailler ton storytelling, ça a tellement quelque chose de, genre, je vais travailler cet outil froid, qui est distinct de tout ce que je fais. C’est comme non. Puis, je pense que le marketing, c’est un peu la même chose. C’est comme, tu ne travailles pas ton marketing, tu travailles comment tu communiques ta valeur. Tu travailles qui tu es dans le monde, tu travailles ta business et ton offre.

Tellement! Comment tu es est perçu par les autres, c’est quoi ton intention. Ça, c’est des vraies bonnes questions à se poser. En fait, tu mets vraiment le doigt dessus, Tatiana. C’est que j’aimerais que les gens soient moins marketeurs, puis plus philosophes, un peu.

Exact!

Arrêter de se poser des questions, genre, comment je peux faire baisser mon coût par lead, puis à la place, de demander comment je peux faire en sorte que ce soit super le fun, à chaque fois, lire mon infolettre. Comment je peux faire en sorte que ce sujet-là, qui me tient vraiment à coeur, intéresse aussi mon public cible. C’est des questions importantes qui vont faire une vraie différence dans les résultats, pas mal plus que de respecter à la lettre la checklist parfaite du parfait marketeur de contenu.

Oui! C’est une belle finalité pour notre conversation, je pense. Alexandra, où tu veux que les gens connectent avec toi s’ils ne le sont pas encore. Je sais que tu as déjà une assez grande communauté, mais on va les pointer vers les bonnes ressources. Premièrement, ton article que je vais mettre en lien, naturellement.

Ouais, ouais, mon article en cinq parties. Sinon, je suis très active sur Linkedin. Je fais à l’occasion des stories sur Instagram où je rigole un peu plus. C’est moins sérieux pour moi comme réseau. Mais vraiment, c’est ça, Linkedin, Instagram, mon site web, lesmotspourvendre.com et à l’automne, je vais publier un livre sur le pricing de valeur. Donc je me permets de le ploguer dépendamment à quelle date tu écoutes ce podcast. Si tu te questionnes sur ta valeur, tes prix, ce que tu apportes concrètement à tes clients. C’est vraiment un livre qui va être très utile à beaucoup de travailleurs autonomes, je pense. Septembre!

Septembre, puis on s’abonne à ton infolettre, pour être sûrs qu’on va être au courant quand ça va sortir.

Absolument!

Bon, merci Alexandra! Merci de ton intelligence, de tes réflexions, d’avoir poussé le sujet et de pousser dans le quotidien, dans le fond, les réflexions autour du marketing et de la rédaction et de la valeur en long et en large. Donc, je te souhaite une super belle journée puis je te reparle super bientôt.

À bientôt!

Salut les ambitieuses, j’aimerais faire de ce podcast une plateforme d’échanges et de réflexion autour de ce que ça veut dire être une femme et avoir du succès aujourd’hui. Si tu connais une femme dont le parcours inspirant aurait intérêt à être partagé ou si toi-même pourrais nous outiller grâce à ton expertise ou ton expérience, rends-toi sur aimetamarque.com/invitée pour m’envoyer les détails. Et finalement, profites-en pour t’abonner à ce podcast afin de ne manquer aucun des épisodes. Et si tu es dans un mode généreux, laisse moi donc un 5 étoiles pour aider d’autres femmes comme toi à découvrir le podcast. À la prochaine!

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