La vérité sur le SEO : l’importance du champ lexical en rédaction web

La vérité sur le SEO: l'importance du champ lexical en rédaction web

En tant que rédactrices web, pour qui devons-nous écrire? Les robots, les lecteurs? Devons-nous toujours nous soucier du fameux SEO?

Nous rédigeons par plaisir, pour informer, éduquer, commenter. Nous rédigeons d’abord pour nous-mêmes, par passion. Puis, nous rédigeons pour le lecteur, pour lui transmettre cette passion. Écrire est un acte complet. Il permet de nous libérer, de nous défouler, de vulgariser, conscientiser. Puis, nous écrivons pour le web et on nous apprend le terme SEO. Notre petit monde bascule.

Pour cet article, j’ai eu la chance de discuter avec Eugénie Delhaye, cofondatrice de l’agence My Little Big Web. Elle se spécialise en marketing web et en référencement naturel (ledit SEO). Habituée aux jeunes rédacteurs confrontés aux complexités du SEO, elle a accepté de me l’expliquer et de le vulgariser.

Le SEO : petit rappel

Importance du champ lexical en rédaction web et SEO

La richesse d’un article tient dans la variété du vocabulaire et dans l’utilisation d’un vaste champ sémantique.

Le référencement naturel, c’est ce que les robots de Google analysent : les mots-clés. « Certains pensent que pour obtenir un bon référencement, il faut simplement répéter quelques mots-clés dans une page, » commente Eugénie. Or, aujourd’hui, Google peut déterminer la richesse du champ lexical d’un article. « Répéter vingt fois exactement le même mot-clé sur lequel on veut se positionner, ça s’appelle du keyword stuffing », rajoute l’experte en référencement naturel. Bref, le SEO est plus complexe que de simplement insérer des mots-clés à gauche et à droite. Pour réussir à se positionner, « il faut intégrer un champ lexical varié ».

« Je le constate lorsque l’on intègre de nouveaux rédacteurs dans l’équipe, explique-t-elle. Certains n’ont pas forcément le background en SEO. Chez nous, on les forme ces rédacteurs. » Maîtriser la rédaction optimisée pour le web est un art subtil.« Par exemple, pendant les deux premières semaines après l’embauche, l’optimisation de leurs articles va être très bonne. Puis, pendant un mois, un mois et demi, ils vont essayer d’écrire en ayant conscience du SEO. C’est alors que ça va devenir moins bon. On va le percevoir dans l’article, » continue Eugénie. « Ce qui est important dans le SEO, c’est de ne pas le sentir. »

L’entrepreneure propose donc de revenir à la base. Pour qui écrivons-nous? Pour les internautes.

Google ou les internautes?

En effet, rien ne sert d’écrire pour plaire à Google, car ce dernier a bien évolué depuis ses débuts. « En 1998, Google était un robot plus bête qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, il est de plus en plus intelligent et il comprend davantage. » Au début, il fallait effectivement répéter les mêmes mots-clés pour capter son attention. Mais, il en va autrement désormais. Google saisit lorsqu’un article est mal écrit. Notamment quand il est rédigé pour les robots plutôt que pour les internautes.

« Le but, c’est de donner des informations qui ne se trouvent pas ailleurs », renchérit Eugénie. Il faut viser l’expérience utilisateur. Pourquoi faire un site internet? Pour se faire connaître, montrer ses produits, vendre. L’expérience utilisateur c’est ce qu’il faut faire pour que les gens effectuent l’action désirée sur un site (achat, inscription à l’infolettre, demande de contact, etc.). D’un autre côté, le SEO sert à arriver premier dans les moteurs de recherche. Ce ne devrait pas être l’objectif ultime d’un site web ou d’une stratégie de contenu.

« Les critères ne sont pas les mêmes, mais ils se rapprochent. Google tente de plus en plus de rejoindre l’expérience utilisateur. Il comprend que si une page est remplie de publicité, ce n’est pas une page de bonne qualité. Ce n’est pas un contenu que Google veut mettre en premier sur Google! »

Par ailleurs, l’entrepreneure explique que les critères pour arriver en première page sont particulièrement complexes puisque « le travail du moteur de recherche est de nous donner le résultat le plus pertinent, le plus qualitatif ». En résumé, le populaire moteur de recherche « veut plaire à l’internaute et que le contenu soit pertinent […] Il veut que le site affiche de bonnes pratiques pour les robots et les internautes. » Le tout dans l’optique que les utilisateurs continuent de faire leurs recherches grâce à Google.

Le SEO appliqué au texte

Ce que nous devons retenir des propos d’Eugénie, c’est qu’il est important de ne pas rédiger uniquement pour le SEO. « Écrire pour vendre, écrire pour définir un message, écrire pour convaincre. Il y a encore peu de temps, on écrivait pour écrire. Et parce qu’il fallait créer du contenu pour Google. Maintenant, tu écris pour diffuser un message, pour être entendu. Pour que les gens qui viennent sur ton site y trouvent du bon contenu et aient envie de t’appeler».

Par la suite, il y a effectivement une certaine optimisation à appliquer sur une page ou un article. Cependant, Eugénie Delhaye propose de faire cette étape à la toute fin. « En révisant, essaie d’intégrer des mots-clés, des liens entre tes pages, etc.» Elle propose aussi de penser à l’objectif. Si, par exemple, ce dernier est de se rendre à la page contact, il serait pertinent de créer des liens et du contenu qui facilitent cette action. Elle spécifie aussi qu’« il faut quand même avoir défini la structure du site basé sur les recherches et intérêts des internautes, et ce, avant même d’intégrer les mots-clés. »

L’importance du champ lexical en rédaction web

Enfin, les rédacteurs doivent miser sur la richesse du champ lexical. C’est le message que la cofondatrice de My Little Big Web souhaite que l’on retienne. En ce qui a trait au champ lexical, Eugénie spécifie que lorsque nous traitons d’un sujet, il est important de ne pas se cantonner à un seul mot, mais bien « à tous les mots en relation avec ce sujet ». Ainsi, la richesse d’un article tient dans la variété du vocabulaire et dans l’utilisation d’un vaste champ sémantique. La beauté dans tout ça? Les robots de Google seront capables d’analyser ce champ. « Donc pour ceux qui n’ont pas beaucoup de vocabulaire, une idée serait de consulter des dictionnaires de synonymes, afin de vraiment s’imprégner du vocabulaire lié au sujet qu’on aborde. »

Bref, les mots-clés du champ lexical comprennent donc tous ces termes reliés au sujet, au mot-clé principal. « Ça permet aussi d’enrichir ton article, » explique Eugénie. Pour elle, le SEO se dirige de plus en plus dans le sens d’une expérience utilisateur optimisée.

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Le bon sens avant tout

Enfin, il est possible de s’aider grâce à des outils comme Google AdWords. Eugénie invite le rédacteur à se questionner sur le propos de son texte. « Spontanément, sans faire de recherche de mots-clés, de quoi parle ta page? […] Déjà, rien que là, tu n’as pas 50 possibilités de mots-clés. Le bon sens te mène vers un certain nombre de termes. Après, tu peux aller vérifier, par exemple, le volume de recherche sur Google AdWords. L’avantage de cet outil, c’est qu’il est gratuit. Il y a également d’autres outils que les spécialistes en référencement utilisent pour obtenir des informations utiles concernant le choix des mots-clés. »

Finalement, elle note l’importance de faire ses recherches afin de s’assurer que le mot-clé est pertinent. « Si tu ne trouves pas tes concurrents quand tu cherche tes mots-clés, c’est sans doute que tu n’as pas ciblé les bons termes. »

Au final, beaucoup de choses sont dites sur le référencement naturel, plusieurs nous promettent les premières pages des résultats de recherche. En tant que rédacteurs, il est normal de se questionner sur la façon optimale d’écrire, sans pour autant perdre notre visée. Le message d’Eugénie Delhaye est clair : continuez d’écrire pour vos lecteurs, enrichissez le vocabulaire de vos textes et laissez les robots s’adapter à votre écriture, pas le contraire. Ce qui constitue un message assez rassurant, après tout !

Notre experte
Eugénie Delhaye

Eugénie Delhaye My Little Big Web

Diplômée d’un double Master en Marketing Internet et en E-Commerce, Eugénie a tout d’abord développé ses connaissances web analytiques en gérant des projets d’analyse de sites à fort trafic en vue d’identifier le comportement des visiteurs et adapter la stratégie web de ses clients. Elle a ensuite travaillé pour le compte de Microsoft où elle a participé au lancement de leur moteur de recherche Bing.fr. Eugénie a obtenu la certification Google Adwords et Yahoo-Bing en gérant plus de 600 campagnes de référencement et de Marketing Internet. Sa devise : « seuls les résultats comptent alors laissons parler les chiffres ! »

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À propos de l'auteure
Éveline Thibault-Lanctôt

Éveline Thibault-Lanctôt

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Bachelière en linguistique et littérature, diplômée de deuxième cycle en didactique, le parcours atypique d'Éveline a pour but de garder toutes les portes ouvertes afin d'assouvir sa curiosité insatiable ! Enseignante, entrepreneure et rédactrice/réviseure linguistique, cette maman féministe se découvre une fibre entrepreneuriale avec le démarrage de son école de tennis, cofondée avec son mari, L'Atelier de Tennis. Bref, tout ce qui touche la langue, la création et l'enseignement la passionne!

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