Ep. 171 Intégrer spiritualité et coaching de façon responsable avec Chantale Galimi

De plus en plus de personnes ressentent le besoin de se reconnecter à des pratiques spirituelles, y compris dans le cadre du business.
Ceci dit, dans nos sociétés éduquées dans la laïcité, la spiritualité est souvent mise à l’écart comme une pratique marginale.
Confrontées aux préjugés sur les pratiques qui l’entourent, il peut être difficile de s’y ouvrir et d’oser s’y intéresser sans se laisser décourager par les croyances qui l’enrobent.
Entrepreneure utilisant différentes approches énergétiques et autres pratiques spirituelles dans son approche au coaching, Chantale Galimi nous propose aujourd’hui des réflexions précieuses pour les entrepreneures en quête de croissance personnelle et professionnelle.

Dans cet épisode, on discute notamment de :

  • Le cheminement spirituel de Chantal et comment elle en est venu à l’intégrer dans sa réalité professionnelle
  • Les défis uniques rencontrés par ceux qui intègrent la spiritualité dans leur pratique entrepreneuriale
  • Comment trouver l’équilibre nécessaire entre consensus et authenticité quand on parle de sa pratique spirituelle
  • L’importance de choisir soigneusement ses partenaires professionnels dans le domaine de la spiritualité et de créer un espace sécuritaire pour la croissance personnelle

À écouter également : Ep. 159 Coaching pour entrepreneures ou secte déguisée? et Ep. 133 Le problème avec les coachs business aujourd’hui

À propos de Chantale Galimi

Chantale Galimi est une femme entrepreneure complexe, curieuse, qui s’interroge sur l’individu dans le collectif et vice-versa et qui cherche sa place sans trop se prendre au sérieux.
Le plaisir, la curiosité de l’humain et l’amour sont les valeurs qui guident les actions de Chantale, autant dans son entreprise que dans sa vie et dans son offre de services.
Suite à plusieurs expériences tant au théâtre qu’en animation ainsi qu’en intervention sociale dans le milieu communautaire, elle a eu la chance d’accompagner des êtres humains au cours de plusieurs passages de vie. Elle a utilisé des approches énergétiques telles que le Healing Touch, Access Bars, Reiki, mais également des outils relationnels comme la CNV (communication non-violente) et la puissance des cartes de Tarot. La combinaison de toutes ces facettes font de son approche en coaching, une expérience complète, sécurisante et novatrice.
Elle accompagne maintenant les femmes en transition de vie pour leur permettre de retrouver leur alignement intérieur afin de donner du sens à leurs actions et qu’elles contribuent à leur tour à influencer le monde avec leurs propres couleurs.

À travers ses propres expériences nuancées avec la spiritualité et le monde du coaching, Chantale nous invite à réfléchir sur notre propre cheminement spirituel et entrepreneurial, en encourageant une exploration continue et une ouverture à de nouvelles perspectives.

Mentionné dans cet épisode :

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Transcription de l’épisode 171

Ep. 171 Intégrer spiritualité et coaching de façon responsable avec Chantale Galimi

Tatiana [00:00:00]:
Vous écoutez l’Ambition au Féminin 171 et aujourd’hui je reçois Chantale Galimi avec qui je parle de coaching, de spiritualité et de comment allier les deux de façon éthique et responsable. Mon nom est Tatiana St-Louis et j’anime l’Ambition au Féminin, un podcast pour toutes les femmes pleines de vision, de talent et de drive qui désirent redéfinir le succès selon LEURS termes et LEURS conditions. Chaque semaine, j’explore seule ou en présence d’invités les thèmes entourant la réussite professionnelle et personnelle. Mindset, productivité, leadership, branding personnel… C’est LE rendez-vous pour réfléchir à la façon dont TU veux vivre ton plein potentiel et laisser ton empreinte dans le monde.

Tatiana [00:00:44]:
Salut les ambitieuses, j’espère que vous allez bien aujourd’hui. Je vais faire mon intro un peu brève aujourd’hui. Petit contexte : dans environ quatre heures, je monte dans un avion pour Milan et ensuite je me retrouve à Paris où je vais rencontrer certaines de mes clientes, mes coachs, des personnes que ça fait longtemps que j’ai pas vues qui habitent de l’autre côté de l’océan et je voulais absolument quand même préparer cet épisode de podcast parce que ça faisait un petit bout que j’avais envie de discuter avec Chantale que j’ai rencontrée par amis interposés et j’ai adoré sa personnalité. Je me suis dit « ben pourquoi pas l’avoir sur l’Ambition au Féminin », surtout qu’elle s’est prêtée au jeu de façon très volontaire, très intentionnelle.

Tatiana [00:01:41]:
Et quand on jasait ensemble, on se demandait où amener la conversation parce que Chantale a une expertise, ou du moins un intérêt plus prononcé pour ce qu’on appelle les enfants indigo – elle en parlera un petit peu dans l’épisode – mais aussi ce qui m’intéressait, c’était de savoir – surtout dans le contexte actuel où il y a beaucoup de critiques autour de l’industrie du coaching et de l’accompagnement, autour de plusieurs sphères du développement personnel en entrepreneuriat -comment elle, elle navigue la réalité d’être une entrepreneure qui travaille avec des notions de spiritualité au cœur même de sa méthodologie, de son approche. Qu’est-ce que ça veut dire par rapport aux enjeux qu’elle vit peut-être au niveau de son marketing, au niveau de sa visibilité, au niveau de la connexion avec ses clients.

Tatiana [00:02:38]:
Et Chantale parle aussi des différentes dissonnances qu’elle vivait, en lien avec un peu cet impératif de s’afficher dans ses couleurs spirituelles, mais aussi cet attrait qu’elle pouvait pas nécessairement masquer et qui faisait partie de sa façon de voir le monde et avec laquelle elle aide ses clients à ouvrir leurs perspectives. Donc Chantale nous a fourni une très petite biographie, mais vous allez en savoir beaucoup plus sur elle au fur et à mesure que vous allez écouter la conversation. C’est une femme entrepreneure complexe – selon ses propres mots – très curieuse, qui s’interroge sur l’individu dans le collectif et vice versa et qui cherche sa place sans trop se prendre au sérieux. Et j’aime ça parce qu’il y a ce côté de légèreté, ce côté de prendre la vie, prendre le moment présent comme il vient, mais aussi sans enlever la profondeur de l’expérience humaine. Donc je pense que vous allez bien saisir ces différentes facettes de Chantale dans cette entrevue et pour toutes celles qui sont intéressées justement à intégrer un peu plus leur côté spirituel, leur dimension spirituelle dans leur entreprise, je pense que ça va être une bonne écoute aussi pour voir dans le fond comment mitiger certaines de ces choses-là ou peut-être avoir quelques réflexions par rapport à comment créer aussi de la sécurité pour ses clients et pour soi-même tandis qu’on navigue dans cet univers-là. Alors sans plus attendre, je vous laisse avec Chantale Galimi.

Tatiana [00:04:29]:
Bonjour Chantale, bienvenue sur l’Ambition au Féminin. Je suis tellement contente de t’avoir avec moi! Comment ça va?

Chantale Galimi [00:04:35]:
Ça va super bien. Puis pour vrai, merci, merci d’avoir accepté l’invitation vraiment merci beaucoup d’être là, je suis contente.

Tatiana [00:04:44]:
Ouais j’adore quand les gens m’offrent de venir sur le podcast. Souvent, c’est… Nous, on fait de la recherche un peu plus en amont. Mais quand il y a des opportunités comme ça qui se présentent, puis que je sens que c’est aligné, puis on a un bon sujet, je suis toujours vraiment en très grande gratitude de ça. Donc aujourd’hui, on va parler d’un sujet vraiment intéressant surtout que j’ai l’impression que ces temps-ci dans le podcast, je fais beaucoup de réflexions autour du coaching, de l’éthique du coaching, du marketing, puis de là où on s’en va aussi avec tous ces domaines-là.

Tatiana [00:05:21]:
Et ça va être intéressant de voir ton approche à toi, puis comment tu mêles la spiritualité avec le coaching puis ce positionnement-là. Mais avant qu’on commence, je vais te poser la petite question brise-glace qui était : qu’est-ce que tu voulais être quand tu étais petite?

Chantale Galimi [00:05:35]:
Moi là, j’ai vraiment répondu, mais du plus sérieux de ma grandeur à ce moment-là, j’ai répondu : je voulais être heureuse.

Tatiana [00:05:46]:
Oh waouh.

Chantale Galimi [00:05:47]:
Je voulais être heureuse et là la réponse de l’adulte m’a un peu ébranlée parce qu’il m’a dit « mais c’est pas un métier ça ». Puis là, mais vraiment quarante ans plus tard, je peux dire que moi je trouve que c’est de la job être heureuse, c’est un choix, c’est des choix jour après jour après jour après jour. Donc oui moi je voulais être heureuse et après quand on m’a dit que c’était pas un métier, j’ai voulu être avocate.

Tatiana [00:06:11]:
Ah ouais avocate ! C’est quoi ta… Mais d’abord, prenons un moment genre pour souligner la sensibilité que tu avais déjà à ce moment-là.

Chantale Galimi [00:06:25]:
Oui, puis c’est vraiment… Puis là tu vas voir ça, c’est deux côtés de ma personne. Le côté hypersensible, très naïf, très… Ben moi c’est ça que je veux, je veux être heureuse, tu sais, puis de l’autre côté, très rationnelle, la justice sociale, l’équité, défendre les gens qui ne sont pas capables de se défendre eux-mêmes. Donc vraiment… Puis je ne suis pas devenue… Ben en fait, je m’en allais dire je suis pas devenue ni une ni l’autre, mais c’est pas vrai, je suis très heureuse. Je suis heureuse oui.

Tatiana [00:06:54]:
T’es pas allée dans le milieu du droit.

Chantale Galimi [00:06:57]:
Non, mais je pense qu’à ma façon je combats l’injustice pareil, oui.

Tatiana [00:07:04]:
Non, c’est super intéressant. Puis comment est-ce que tes aventures professionnelles, disons, t’ont amenée vers le coaching, puis le développement personnel?

Chantale Galimi [00:07:17]:
En fait, c’est vraiment drôle parce que là, je pense qu’à travers l’entrevue, c’est ça, je vais souvent le dire, mais moi, je me suis battue contre le titre de coach. Je ne voulais pas être ça, puis là on remonte là un douze ans en arrière là, donc 2010-2011, beaucoup beaucoup beaucoup de préjugés envers ce métier-là – métier qui à ce moment-là est très émergent – pis là, ben tu sais, j’ai dix ans de moins fait que je comprends pas comment des gens qui sont jeunes vont aller dire à d’autres mondes comment vivre en fait. Puis vraiment, j’ai cette conception-là de ce métier-là. Et vers 2015-2016, je vais commencer à m’intéresser justement, peut-être plus consciemment – parce que justement avant c’était vraiment pas conscient – je vais m’intéresser plus consciemment au développement personnel, puis inévitablement je vais rentrer en contact avec des coachs, des mentors, des gens qui ont fait ce métier-là, ont fait un bout de chemin, veulent partager leur expérience. Puis je pense que je vais commencer à voir ça d’une autre manière. Puis à un moment donné, je vais juste mettre le genou à terre en me disant que dans le fond j’ai toujours fait du coaching, toujours fait du coaching, donc c’est ça.

Tatiana [00:08:31]:
Ouais c’est intéressant qu’on en parle, parce que bon, ça fait longtemps que… Ben je sais pas, quand tu disais 2010-2011, est-ce que tu étais déjà entrepreneure en ligne où tu avais plus cette impression-là sur le coaching? Parce que moi je me rappelle vraiment bien être à Montréal sur la rue Laurier en train de prendre un drink – là ça s’appelle Henrietta avant ça s’appelait le Boldwin – et il y avait une porte, puis dessus, il était écrit – je ne me rappelle plus du nom de la personne, c’était un homme – « coach de vie », pis je me rappelle avoir été mystifiée. Pis une partie de moi était comme « ça a l’air vraiment hot comme job » et en même temps, qu’est-ce que c’est? Puis je pense que c’est ça, c’est comme, c’est fou à quel point ça a pris, ça a été comme un feu de paille – ben, je ne sais pas si on appellerait ça un feu de paille – mais il y a eu comme une émergence. Puis je me demande toi comme en 2010-2011, comme tu dis, est-ce que… C’est ça genre, tu avais déjà une opinion mais est-ce que… Tu sais, il n’y avait pas autant de coaching là puis de coach qui…

Chantale Galimi [00:09:35]:
Non en fait à ce moment-là, j’étais plus dans… Mon travail était vraiment plus avec les groupes de citoyens, les communautés, faire émerger le changement, la gestion du changement, comment travailler ensemble, c’est quoi la psychologie d’un groupe, tu sais, comment ça se passe la psychologie d’un groupe, puis je trouvais ça super intéressant, vraiment vraiment intéressant, puis moi j’arrive du milieu du théâtre, fait que nous, on est – nous dans le milieu du théâtre – on est tout le temps justement en groupe : création collective, pièces de théâtre ensemble. Puis là je pense que moi-même j’ai vécu ce trajet-là aussi de me retrouver en tant qu’individu dans le groupe. Mais tu sais le collectif dans l’individu, l’individu dans le collectif, moi c’est des questions qui m’habitent depuis que j’ai trois ans et demi là, je veux dire, je me rappelle très bien de me poser des questions en lien avec « comment ça que les gens réagissent comme ça? Comment ça moi je réagis comme ça? », donc je pense que c’est ça, ça a toujours fait partie de moi, mais de mettre une étiquette ça… Toute façon toutes les étiquettes me… Ça vient me chatouiller souvent, fait que de mettre une étiquette je pense que c’est ça que j’avais de la misère, puis même encore aujourd’hui – puis tu sais on va parler de spiritualité, il y en a des étiquettes en spiritualité aussi là – donc oui c’est ça, je pense c’est l’étiquette qui me tannait en fait.

Tatiana [00:11:01]:
Ouais ok intéressant puis quand est-ce que tes… C’était comme en 2015-2016 que là tu as embarqué plus en ligne genre que… Moi je me rappelle – encore une fois, je fais plein de parallèles parce que je trouve ça intéressant de faire un peu la genèse – mais c’est à peu près dans ces années-là aussi que moi j’ai commencé, puis là à ce moment-là, il y avait beaucoup de groupes Facebook gratuits, tu sais, comme les réseaux sociaux pour le professionnel, pour le développement professionnel, ça commençait, surtout dans les milieux pour femmes. Fait que je me demande si pour toi aussi ça a été un peu la même trajectoire.

Chantale Galimi [00:11:33]:
En fait, moi j’ai commencé à m’afficher parce que – puis là, c’est l’histoire d’une vie – mais moi j’ai vécu beaucoup – ben j’ai vécu beaucoup, attends, je vais me reprendre – j’ai vécu souvent et à certains moments des très très gros, je vais dire traumas, à être vue et à être en ligne, puis tu sais, moi le fait de me faire enlever le tapis sous les pieds là je l’avais vécu dix ans auparavant, en 2006. Fait que là c’est pour ça que je vous dis quand… Tu sais, en 2016, c’est là où est-ce que j’ai commencé à accepter qu’on me revoit de nouveau, à avoir une voix et ça va être vraiment en 2018 où là je vais faire comme… Pis je me rappelle vraiment là, en dedans être hyper anxieuse de peser sur le piton pour mettre en ligne ma page professionnelle, puis vraiment avoir peur, puis là en plus dedans c’est écrit : soins énergétiques et link touch – à ce moment-là c’était ça mon nom de page. Je voulais fondre sur place parce que je pensais que honnêtement, c’était le début de la fin. Mais il y avait quelque chose de plus fort en moi, puis tu sais on revient à la petite fille qui veut devenir avocate,

Chantale Galimi [00:12:45]:
Tu sais qui fait pas les affaires comme tout le monde qui elle veut être heureuse ben c’est ça. C’est que je savais que mon chemin était là-dedans, puis là tu sais, on parle d’entrepreneuriat, mais ça s’est vraiment fait en parallèle aussi avec l’acceptation du fait que je pouvais peut-être avoir des capacités énergétiques – j’appelais même pas ça des dons à ce moment-là parce que c’était même pas concevable pour moi d’appeler ça des dons. Et puis même encore aujourd’hui, je suis comme… Non c’est ça, ça s’est vraiment faite en parallèle.

Tatiana [00:13:24]:
Puis ça, est-ce que c’est quelque chose que tu as découvert ou que tu as développé avec le temps ou qui faisait partie un peu de tes traditions? Comment t’es rentrée dans le travail énergétique?

Chantale Galimi [00:13:39]:
En fait du plus loin que je me souvienne, je suis intéressée par ça, ça étant un gros parapluie de… On parle de fantôme, tu sais dans le temps on parlait de fantôme, j’avais aussi la meilleure amie de ma mère qui faisait comme du… Elle elle disait c’était du reiki puis là moi j’appelais ça du reiki. Tu sais comme… Tu sais dans le temps c’était ça là. Ça protégeait la voiture quand on s’en allait en voiture, j’étais comme « Aïe le monde est weird pareil ». Tu sais le monde il est bizarre hein. Fait que amour/haine, amour/haine comme… Ça m’intéresse, encore une fois pareil comme le coaching, tu sais, c’est… Ça m’intéresse, mais dans le fond, c’est vraiment du monde bizarre qui font ça.

Tatiana [00:14:22]:
Ouais, un peu comme ça t’intéresse, mais le stéréotype, tu avais pas envie d’être mise dans cette case-là.

Chantale Galimi [00:14:29]:
Non, non, non, moi, mets-moi pas dans une case. Moi si tu veux comme… Si tu veux me faire prendre… Tu sais me mettre en maudit, mets-moi dans une case. Mais c’est ça. Puis, juste pour te dire dans le fond, pour répondre à ta question, je pense que c’est quelque chose que j’ai toujours eu en moi et moi, de ma manière de concevoir la vie puis de concevoir les gens, moi je pense que tout le monde est pareil comme moi. Moi je pense que tout le monde a les mêmes capacités que moi, la même grandeur que moi, ils sont comme moi. Pour moi c’est pas… C’est normal d’entendre des voix dans ta tête, c’est normal de savoir ce que les gens pensent sans qu’ils te l’aient dit. C’est normal qu’à un moment donné je dise de quoi, puis mon Dieu c’était intelligent cette histoire-là. Ça tombait exactement au bon moment. Moi, j’étais sûre que tout le monde était capable de faire ça. Puis honnêtement, j’ai lâché l’éponge.

Chantale Galimi [00:15:22]:
Encore une fois, j’ai mis les genoux à terre. Je vous le dis, moi, je suis une combattante. Moi, dans ma tête, j’ai une manière de voir, de me voir, puis c’est comme ça que je vais être. Tu sais, j’ai fait beaucoup de deuil sur qui je voulais être. Ben c’est ça, en 2010-2011, encore une fois, moi les choses arrivent en paquet de doses là, j’ai les prises de conscience dans le paquet de doses que j’achète chez Costco, et c’est ça, j’ai juste suivi ce qui était là. Donc prendre un premier cours de soins énergétiques puis toute cette histoire-là, c’est une histoire assez rocambolesque, mais tu sais d’être dans le premier cours puis de faire « qu’est-ce que je fais ici? Qu’est-ce que je fais là? » Puis moi dans le temps, ce que je faisais, je tirais au tarot, ce que je trouvais le choix du tarot, c’est que c’était pas trop weird, c’était comme la limite que moi je m’étais donnée : le tarot, c’est le fun ça.

Tatiana [00:16:15]:
Tu avais découvert parce qu’il y avait des gens dans ton entourage qui faisaient ça ou c’est juste de la curiosité, de l’exploration?

Chantale Galimi [00:16:26]:
J’avais une amie, ma meilleure amie de l’université, tirait au tarot, puis je trouvais qu’elle donnait un spectacle quand elle faisait ça, je trouvais ça le fun comment qu’elle faisait, puis j’aimerais être… Tu sais comme « montre-moi donc un petit peu » tu sais, puis en fait ce qui était drôle, c’est qu’elle, comme c’était tout le temps elle qui tirait au tarot, il y avait jamais personne qui le faisait pour elle, « ah bah je vais me risquer moi », fait que j’ai commencé ça, mais ça on est en 2002 à ce moment-là. Ouais tu sais moi c’est aux dix ans.

Tatiana [00:16:50]:
Ça fait des refresh. Oui, mais le tarot fait encore, du moins, j’ai regardé ton site, puis ça fait encore partie de tes prestations que tu offres.

Chantale Galimi [00:17:06]:
Ouais, ouais, c’est ma plus longue relation à vie. C’est ça que j’aime dire.

Tatiana [00:17:10]:
Ouais, mais on a fait une entrevue récemment avec Delphyne Veyrat, puis on parlait de la place du tarot, puis comment c’était un beau pont justement pour les personnes qui sont à la fois, qui veulent rester très rationnelles, puis travailler avec elles-mêmes d’une façon introspective, mais aussi ça ouvre quand même la porte à un côté plus spirituel ou divinatoire. Puis ce n’est pas tout le monde qui va nécessairement adhérer à ça. Mais toi, est-ce que c’est un outil que tu utilises aussi plus en divination autant qu’en connaissance de soi?

Chantale Galimi [00:17:51]:
Non pour moi c’est pas la divination. Je l’ai fait pour la divination, je me sentais pas bien avec comment ça me faisait sentir par rapport à ce que les gens voulaient de moi. Je n’aimais pas le concept d’être responsable et aussi de recevoir le pouvoir des gens, de leur dire « voici ce que je sens qui va arriver, voici ce que je vois qui va arriver, voici ce que j’entends qui va arriver », j’ai une capacité de voir au-delà de l’instant présent, quand on me donne la chance d’aller dans ces espaces-là, mais c’est pas quelque chose… C’est pas de cette manière-là que j’offre mes services. Moi, c’est vraiment plus un outil de connaissance de soi, un outil du présent aussi, qui vient des fois mettre en image des énergies tout ça, mais vraiment pour moi, le tarot, puis tu sais, on parlait de modeler les deux ensemble – parce que moi je suis vraiment un mini huit là, tu sais le coaching très… Je vais dire protocolaire, très très organisé, puis d’instaurer des outils – pour moi le tarot, c’est un outil – en fait d’instaurer des outils, puis là de comment on garde l’éthique à travers ça? Parce que justement moi, je ne me sentais pas à l’aise que la personne me donne son pouvoir ou qu’elle donne son pouvoir au tarot en disant « cher tarot dis-moi ce qui est », tu sais, ou « Chantale dis-moi qu’est-ce que toi tu entends, qu’est-ce que toi tu vois? », je ne suis pas à l’aise avec cette posture-là justement d’un point de vue éthique là.

Tatiana [00:19:21]:
Ouais, puis c’est intéressant parce que ça mène justement à cette réflexion sur les… Tu sais là, ça a l’air un peu… On a parlé des étiquettes, on a parlé du coaching, on a parlé du tarot, mais à quelque part il y a un peu ce filon que tu viens de faire ressortir qui est de laisser son pouvoir à quelqu’un d’autre. Puis j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de développements au niveau du coaching plus spirituel, tu sais Human Design – ben, je sais pas est-ce qu’on appelle Human Design du spirituel? Tu sais, encore une fois, il y a des choses…

Chantale Galimi [00:19:54]:
En fait, le Human Design, c’est une modalité, pareil comme le tarot, c’est une modalité. Tu sais, il y a différentes modalités, en fait. Pareil comme quand on va en psychologie, il y a différentes modalités aussi, il y a la Gestalt, puis il y en a d’autres, d’autres modalités tu sais en fait. Je pense qu’il faut trouver sa modalité en fait. Puis oui, il y a beaucoup de métissage et c’est très beau, moi j’ai aucun problème avec le métissage, je pense que c’est important, c’est beau, ça fait partie aussi… Tu sais, on est dans le concept holistique, de prendre une personne dans son ensemble, puis ça je trouve ça vraiment merveilleux qu’on puisse faire ça et puis qu’on ne soit pas obligé d’aller voir tu sais trois thérapeutes pour trois différents aspects de qui nous sommes. Où est-ce que là des fois j’ai des bémols, c’est… Ben premièrement c’est ça, de dire que c’est la modalité ou la personne qui fait en sorte que ça réussit ou que ça échoue. C’est une bonne médium. C’est un bon tarologue.

Chantale Galimi [00:20:53]:
Tu sais, c’est pas ça. Tu sais, je veux dire un marteau, ça sert à cogner des clous, si j’essaye de rentrer une vis avec un marteau, je vais-tu dire « méchant marteau, le marteau n’était pas bon? » Non, non c’est que j’ai pas utilisé le marteau au bon moment avec la bonne fonction. Fait que tu sais, je pense que c’est ça aussi, moi c’est ça qui m’agace présentement, puis je trouve que au niveau de l’éthique, certains professionnels – je vais dire le mot se gargarisent quand même – se gargarisent avec cet effet-là de « moi ça marche », « Moi c’est bon », puis « moi j’ai la technique », ben non t’as pas la technique, ce n’est pas ça. Tu as une technique et elle sert à ça et c’est vraiment génial. Pis si tu rencontres des gens qui ont besoin de cette technique-là, évidemment que ça va marcher. Je pense que parfois il faut comme un petit peu se ramener l’égo à on est des humains puis on fait un travail sur nous.

Tatiana [00:21:55]:
Ouais, ouais, d’où justement comme le bel amalgame avec le coaching parce que c’est quand même clair que le coaching, c’est du développement personnel. Puis en même temps, ce que je trouve intéressant avec toutes ces nouvelles modalités-là qui sont mises de l’avant, c’est qu’on remet aussi la place de la spiritualité qu’on avait laissée de côté pendant vraiment longtemps, surtout dans des communautés ou des sociétés comme les nôtres, où on est laïques, pius y’a tout ça. Est-ce que pour toi tu sens qu’il y a… Bon ma question va en deux sens.

Chantale Galimi [00:22:38]:
J’adore comment t’es « ok ma question ». Oui, vas-y, je t’attends, j’aime ça.

Tatiana [00:22:49]:
J’imagine que t’as vu qu’il y a comme une recrudescence d’intérêt pour tout ce qui est spirituel et qu’il y a comme un désir d’aller dans cette direction-là.

Chantale Galimi [00:22:59]:
Un besoin aussi.

Tatiana [00:23:00]:
Et je me demande à quel point… Tu vois, un genre de, je ne sais pas comment qu’on appellerait ça, du whitewashing ou genre juste comme de coloniser certaines pratiques spirituelles, tu sais en se les appropriant, mais en les rendant très commerciales, juste dans le but de faire de l’argent, dans le but d’être à la mode, d’être populaire, puis d’être wou-wou un peu parce que c’est ce qui pogne. Je ne sais pas comment tu navigues à travers ça, sachant qu’encore une fois, ce n’est pas parce que c’est toi qui est comme ça, mais plutôt parce que l’étiquette va faire émerger ça dans l’esprit de peut-être des personnes qui te voient évoluer en ligne ou qui te connaissent.

Chantale Galimi [00:23:52]:
Écoute, c’est tellement une question importante à se poser je pense là, c’est tellement important, pis merci de l’aborder parce que c’est des questions qui demandent nuance, c’est des questions qui demandent réflexion. Moi-même je suis passée à travers ça. Tu sais moi je… C’est ça là, on est en 2024 et bon ça fait treize ans là que j’ai commencé – ben même quatorze ans c’est ça – que j’ai commencé mes premiers cours en soins énergétiques. À ce moment-là encore très underground avec beaucoup de tabous justement, pis tu sais, je pense que… Écoute, il y a au-dessus de 250 modalités énergétiques, passant de l’acupuncture à la bioénergie, tu sais, Reiki, tout ça. Puis moi dans le fond, celle avec qui je suis rentrée en contact en premier avec les concepts d’énergie, c’était le Healing Touch Program que ça s’appelle. Puis ce que j’avais aimé, mais que je ne savais pas à l’époque, je ne savais pas ça à l’époque, c’est que à l’époque ça avait été fait par une infirmière pour des infirmières. Alors tout le protocole, toutes les données probantes, tout le code d’éthique, le code de déontologie, c’était toute quelque chose de présent. Tantôt, j’ai dit et là vous allez voir mes belles dualités qui me composent, j’ai dit « mettez-moi dans une boîte, vous allez vous faire, tu sais, ça va me faire capoter ».

Chantale Galimi [00:25:22]:
Fait que moi au départ quand j’étais rentrée en contact avec cette modalité-là, je trouvais que le carcan était petit en tabarouette. Et finalement, treize ans plus tard, pour avoir accompagné des personnes à faire ce chemin-là, pour avoir enseigné une partie de la matière, c’est quoi des chakras, c’est quoi le concept des vies antérieures, il y en a combien de concepts de vie antérieure, pour avoir enseigné ce genre de choses là, ce que moi je vois, c’est que quand on rentre en contact avec un concept maintenant – c’est ça, ça m’active beaucoup – quand on rentre en contact avec un concept maintenant, on se pense expert puis on va l’enseigner. Et ça j’ai de la difficulté avec ça. Puis on peut dire « oh my god, je viens d’apprendre un concept, je viens de rentrer en contact avec quelque chose et tout, je trouve ça super intéressant, voici les liens pour aller en apprendre plus, voici…  » Je vais pas inventer un programme pour enseigner les cinq blessures d’âme. Je veux dire c’est là que je trouve que… C’est là où j’ai un certain problème présentement. Je trouve qu’il y a de l’appropriation puis dans cette appropriation-là très rapide – tu sais quand on pense aux orientaux, je veux dire, l’élève il est à côté du maître pendant des années et des années et des années et des années et années et des années avant, puis on on va se le dire là, je ne serais pas capable de faire ça, je pognerais les nerfs.

Chantale Galimi [00:27:00]:
Et en même temps, ça fait 22 ans que je chemine avec le tarot et je comprends pourquoi des fois les choses prennent du temps.

Tatiana [00:27:11]:
Salut les ambitieuses, je fais une petite pause dans l’épisode pour te parler de quelque chose de vraiment important. On ne va pas se mentir grâce au pouvoir du web et des réseaux sociaux, ça n’a jamais été plus facile qu’aujourd’hui d’avoir sa propre entreprise. Le défi, c’est d’y rester maître à bord, ancré dans ta vision, peu importe les tempêtes que tu vas rencontrer au fil des ans. Mais il ne faut pas non plus se faire d’illusions. Ton énergie est limitée, tu ne peux pas brûler la chandelle par les deux bouts et pour continuer tu as besoin de trouver un équilibre entre croissance et stabilisation. Et la clé vers cet équilibre, c’est la force de tes systèmes. Et crois-en mes sept années d’entrepreneuriat à faire croître mon équipe, mon plaisir et mes profits, je l’ai expérimenté au premier plan. Ce sont tes systèmes qui te supportent jour après jour pour que tu puisses enfin relaxer dans ton business même quand le monde est sans dessus dessous.

Tatiana [00:28:08]:
Si je te parle de ça, c’est que le temps est venu de réouvrir les portes de mon programme signature Autopoiesis. Ce programme, c’est un hybride entre un mastermind et un parcours de développement entrepreneurial pour te faire travailler dans les mécanismes les plus importants de ton business durable. Bye bye hustle, bye bye doute et découragement, tu es devenu entrepreneure pour faire du bien à toi, à tes clients et à ceux qui t’entourent. Et là, on va optimiser chaque partie de ton entreprise pour y arriver.

Tatiana [00:28:38]:
Si tu veux avoir tous les détails et être invitée à la masterclass privée « Apprendre à danser avec le chaos entrepreneurial », va tout de suite remplir le formulaire qui se trouve sur la page du programme à aimetamarque.com/autopoiesis. C’est gratuit, c’est sans engagement, mais mon instinct me dit que c’est exactement le type de support à la fois stratégique et expérientiel que tu cherchais. C’est à aimetamarque.com/autopoiesis et t’inquiète, si tu arrives sur mon site, tu vas le trouver facilement dans l’onglet « Programmes ». Maintenant, de retour à l’épisode.

Chantale Galimi [00:29:25]:
Présentement, quand je parle au tarot, mais quand… C’est ça, « quand je parle au tarot », tu sais juste de dire ça, j’aurais jamais dit ça voilà dix ans, je veux dire pour moi, le fait de rentrer en contact avec l’outil qui est le tarot, maintenant j’en comprends certaines profondeurs, que je pouvais pas comprendre quand ça faisait cinq dix ans que je faisais ça, je pouvais pas comprendre ça quand je faisais pas 5 à 6 tirages par jour dans différents contextes, fait que je trouve que rapidement on devient expert… Puis surtout que c’est des concepts énergétiques, ce que ça veut dire, c’est que ça manque parfois de concret et le fait que ça manque de concret, des fois c’est génial parce que on fait comme « oh non j’ai pas besoin de concret puis c’est vraiment venu me toucher », puis tu sais j’en vois là des clientes « non mais Chantale là tu aurais dû être là », je suis comme « oui je comprends, mais le but n’étant pas que tu donnes tout ton pouvoir à la modalité ou à la personne ».

Tatiana [00:30:27]:
Ouais.

Chantale Galimi [00:30:28]:
Le but étant que tu reprennes ton pouvoir. Enfin tu sais des fois ça fait des petits gourous, des fois ça fait des feux de paille comme on disait tantôt, tu sais un feu de paille là, c’est comme un… après il y a plus grand chose. Moi c’est plus dans ce sens-là que je trouve que c’est un bienfait, parce que c’est bon de pouvoir avoir accès à ces connaissances-là, parce que tu le dis, ça vient replacer la spiritualité qui est un besoin de croire en quelque chose de plus grand, qui est un besoin de soutenir notre vie puis nos épreuves de vie, que ce soit des bonnes ou des moins bonnes épreuves. C’est un besoin. Puis nous, belle société – puis c’est correct là – mais nous on a enlevé ça puis on a dit « non la laïcité voilà merci bonsoir », puis c’est pas de jugement. Et en même temps ça peut créer des gens qui n’ont pas appris – puis ça je pense que c’est la clé dans ce qu’on parle – le jugement et le discernement. Les gens ont de la difficulté dans les modalités énergétiques à utiliser leur jugement et leur discernement, autant les gens qui le pratiquent, que les gens qui font affaire avec ça.

Tatiana [00:31:37]:
Puis qu’est-ce que tu… Là on a beaucoup parlé du fait d’extérioriser notre… Moi j’appelle ça l’agentivité, mais tu sais notre libre arbitre, notre façon de prendre des décisions. Puis pour les praticiens… Parce que ce que je retiens aussi, c’est que la spiritualité, c’est une pratique puis c’est pas juste une action qu’on fait une fois à un moment.

Chantale Galimi [00:32:12]:
Moi, je dis qu’on est spirituel, même en pliant notre dernière brassée de blanc.

Tatiana [00:32:20]:
Ouais c’est ça exactement, fait que tu sais à quelque part, il y a un engagement qui est fait aussi de part et d’autre de évoluer dans cette façon de voir le monde ou de comprendre le monde, puis de l’utiliser. Qu’on croit ou non aux manifestations physiques, on est capable de rester dans un contexte spirituel. Puis je pense que ça, effectivement, il y a quelque chose de très blessé dans la société dans laquelle on vit puis il y a beaucoup… Tu sais, cette appropriation peut-être d’autres cultures vient du fait qu’on a soif de ça, de cette connexion-là, et en même temps pour quelqu’un qui pratique ou tu sais, ou quelqu’un qui évolue dans ces modalités-là, on en a parlé, tu sais, il y a quand même encore un tabou, surtout du côté bon, des personnes qui se veulent plus rationnelles ou qui se veulent plus scientifiques. Toi, est-ce que t’as rencontré des difficultés au niveau de faire comprendre ce que tu fais ou de rejoindre des gens ou même de… Je ne sais pas genre faire la promotion de tes services, ça a été quoi pour toi tes plus grands enjeux en tant que entrepreneure ?

Chantale Galimi [00:33:36]:
Moi je suis là, tu poses la question puis je suis comme « oui oui oui oui oui ». Honnêtement, je pense que je suis la plus grande critique de ce que je fais, je ne sais pas ce que je fais. Moi là ce que je fais c’est du Chantale Galimi, mais comment ça s’appelle ça du Chantale Galimi? Puis tu sais c’est là où est-ce que ça devient intéressant après d’avoir un coach business qui dit « ben voyons Chantale Galimi c’est no bullshit, Chantale Galimi c’est ça, Chantale Galimi elle va te dire les vraies affaires, Chantale Galimi a… » Puis tu sais tantôt tu parlais de praticien, comment moi je suis arrivée à trouver, je te dirais ma place qui évolue puis qui change? Premièrement quand je viens pour nommer quelque chose, une sensation, une vision, une interprétation – ben l’interprétation de carte moins là, parce que ça c’est quand même un consentement tacite là – mais souvent je vais poser la question, je vais demander la permission, je dirais « est-ce que tu me permets de nommer ce que je ressens? Est-ce que tu me permets de nommer ce que je vois? » Et ça je me suis rendu compte que, pour moi Chantale, ça me permettait de justement ramener ce pouvoir personnel là. Parce que la personne elle peut me dire « non je veux pas savoir ». C’est rare que ça arrive, mais elle a l’espace pour le dire. Ça pour moi, ça a été une chose qui a vraiment été importante. Une deuxième chose, ça a été d’avoir mon code de déontologie très clair dans ma tête. Qu’est-ce que je fais et qu’est-ce que je ne fais pas. Il y a des affaires je fais pas, moi je veux pas parler avec ta grand-mère qui est morte.

Chantale Galimi [00:35:15]:
Malheureusement, je ne parlerais pas avec ta grand-mère. J’ai peut-être la capacité de le faire, ben c’est pas que je l’ai peut-être, je l’ai la capacité de le faire, mais c’est pas ça que je… C’est pas comme ça je veux me sentir dans les rendez-vous avec mes clientes. C’est pas ça. Dans le fond, moi, ce que je me suis rendu compte que je faisais, c’est l’incohérence, le nœud. Où est-ce qu’il y a le noeud, où est-ce qu’il y a l’incohérence, où est-ce je sens que l’énergie ça shift là puis je fais comme « ah non attends il y a quelque chose là dans ce que tu viens de dire dans ce que je vois et dans ce que je ressens qui est pas en adéquation, il y a quelque chose, on le trouve-tu ensemble? ». C’est ça je me suis beaucoup… J’ai beaucoup fait attention – parce que ça je pense que c’est le métier de coach qui est rentré – mais faire attention d’affirmer des affaires. Plutôt de questionner des choses et de suggérer des affaires, vraiment. Moi ça m’a permis moi d’attirer des clientes – je vais dire le mot intelligente, ok, mais c’est dans le sens où, des femmes qui ont envie de participer, des femmes qui ont envie de… Ben d’arrêter de zigonner avec la puck là – s’il y a des auditeurs en France, des auditrices en France, mais d’arrêter de perdre du temps – peut-être des fois, puis de, justement comme tu disais tantôt – puis je trouve ça tellement important de dire ça – tu sais : « Oh moi Chantale, je veux plus travailler mon intuition » – Ok, – Puis je voudrais la mettre au service des gens pour les aider. – Ok parfait super.

Chantale Galimi [00:36:54]:
Moi je le sais que c’est pas ça la vraie cible, je le sais que c’est pas ça la vraie cible. Ça si c’était ça la vraie cible, la personne, elle aurait déjà commencé à travailler dessus. Elle aurait déjà déjà, je ne sais pas moi, essayé des approches énergétiques des choses comme ça. Non en fait, ça c’est ce qu’elle veut effectivement, mais il y a tellement plein d’entraves – que ça soit le regard de l’autre, son jugement par rapport à elle avant – on touchera pas à ça tout de suite, mais effectivement si tu as l’idée d’être spirituelle – puis je pense que… Tu sais moi les clientes qui sont avec moi ou bien que, tu sais, les femmes qui me suivent, ils savent que tu sais la spiritualité, c’est un cheminement éminemment personnel et c’est un cheminement ma foi solitaire et on rencontre… C’est comme Compostelle. On rencontre des gens au passage puis on dirait « hey ça te tente-tu de faire un bout de chemin avec moi? ». Et ensuite, en suivant notre cœur, en suivant nos valeurs, en suivant notre intuition, en suivant notre ressenti, en suivant des fois la lumière, l’objet brillant, des fois c’est aussi « Ah oui, c’est… D’après moi, c’est ce programme-là. D’après moi, c’est ce coach-là ». Oui, oui, tu sais en suivant des fois l’objet brillant, on se ramasse à un endroit, sur des chemins, c’est ça on rencontre. Puis vraiment, je pense que la spiritualité, faut le ramener à ce que c’est, c’est un système de croyances qui me permettent, moi Chantale Galimi, de me soutenir dans des moments difficiles, qui vont me permettre aussi de faire du sens dans des moments c’est ça plus difficiles et aussi des moments plus joyeux.

Chantale Galimi [00:38:58]:
Puis ça se peut que quand j’arrive au bout du chemin puis que je traverse l’autre bord, peut-être que ces croyances-là vont être confirmées ou que ces croyances-là vont faire « Hiii t’es peut-être perdue ma noire ». Mais ouais, donc pour moi, c’est un système de croyances avec laquelle on navigue.

Tatiana [00:39:16]:
Ouais, ouais, puis comme avec n’importe quelle modalité de coaching, ultimement ça mène à découvrir davantage où on se positionne nous, qu’est-ce que… Tu sais quel type d’actions on veut prendre sans encore une fois externaliser ces décisions-là ailleurs que chez nous. C’est juste qu’on a une grille de lecture supplémentaire qui est peut-être un peu moins, mais qui permet d’aller au-delà genre de simplement ce qu’on voit là devant nous là, tu sais, moi je vois ça plus comme on regarde, on prend en considération la forêt alors qu’on est juste capable de voir une boule d’arbres devant nous.

Chantale Galimi [00:40:01]:
Ouais, ouais, je suis d’accord avec toi, pis c’est drôle parce que, tu sais, on s’était parlé des enfants indigo toi et moi, puis le concept indigo juste pour faire un truc et puis faire un lien avec ce que tu viens de dire, l’indigo il est en lien avec le chakra du troisième œil, tu sais le chakra frontal, puis ce que tu viens de dire c’est justement… Quand, on va dire le troisième œil est ouvert ou quand le troisième œil… Parce que pourquoi qu’on appelle les enfants indigo, c’est juste qu’ils ont – selon la littérature, selon les gens qui sont capables de voir les couleurs, ce dont je ne suis pas – c’est qu’on aurait plus d’indigo dans le champ énergétique, ok, puis là on va s’arrêter là parce que mon but c’est pas de faire un cours sur les indigo, mais en tant qu’indigo ça nous permet de voir au-delà de ce qui est. Puis tu sais, tu viens de le nommer, tu dis « ça nous permet de voir la forêt, ça nous permet de voir au-delà de ce qui est », puis ça veut pas dire qu’on voit toujours la forêt. Non parce qu’on est des êtres de dualité. Vraiment des gros paradoxes sur deux pattes là, mais il y a ce concept-là aussi d’être capable de saisir l’ensemble de quelque chose. L’indigo, il aime ça faire des liens entre les affaires. Tu sais c’est un sport national dans notre tête de faire comme « oh comment ça ça ça puis ça ça peut parler ensemble? », tu sais ça là, c’est comme de manger de la petite crème brûlée là, c’est comme « ah ça c’est le fun de faire ça », tu sais justement je l’entends dans tes questions, c’est comme « ouais là j’ai deux tu sais, deux questions là explique-moi », on aime ça étendre puis mettre de la nuance, puis « ouais mais t’as-tu pris ça en considération là? », tu sais, puis on est des grands curieux, fait qu’on s’est posé des questions ben ma foi toute notre vie.

Tatiana [00:41:49]:
Et là l’enjeu c’est après ça de prendre des actions assertives dans tout ça. Encore une fois, si on en revient à pourquoi c’est intéressant d’être dans le milieu du coaching et pas juste… Tu sais, c’est le fun de juste donner des cours sur des concepts spirituels ou peu importe. Mais il y a comme aussi qu’est-ce que tu veux faire? Comment tu veux vivre cette spiritualité, puis ces valeurs-là, puis les amener dans ta vie de tous les jours? Sachant que c’est une pratique, puis que c’est quelque chose que… Tu sais, si c’est quelque chose que tu veux intégrer dans ta façon de réagir, bien, voici des guides.

Chantale Galimi [00:42:24]:
Ouais, tu me permets de faire un lien avec l’entrepreneuriat? Puis, mon Dieu, je viens-tu de Montréal là, « l’entrepreneuriat ». Donc, mais en fait, ce que je trouve intéressant, c’est que tu sais, on entend des concepts à gauche, puis à droite, tu sais des multi potentiels. On entend aussi les hauts potentiels. Tu sais, moi, j’arrive avec le concept indigo. Il y en a d’autres qui vont dire « ouais mais c’est une réincarnation de sorcière » puis tu sais, il y a vraiment plein d’affaires tu sais, être dans son super pouvoir, être en alignement, être en puissance, c’est… Pour moi, c’est tous des concepts en fait, puis je trouve ça intéressant parce que quand je regarde ces concepts-là d’une manière vraiment plus large, de manière plus globale, dans le milieu de l’entrepreneuriat, il y a vraiment beaucoup de gens qui sont des neuro-atypiques, tu sais qui sont… Leur manière de penser est pas pareille, les chemins neuronaux qui sont faits sont pas pareils, tu sais il y a un désir puis il y a une volonté de laisser sa marque, de continuer à… Je veux dire à se développer aussi en tant que personne, d’offrir une solution au monde aussi. « Bien oui tu as besoin d’aide, on va t’aider », tu sais donc d’offrir une solution, que ce soit une solution matérielle, que ce soit une solution intellectuelle, une solution une physique, peu importe, et ça, ça fait vraiment partie justement de ce qu’on pourrait dire les neuro-atypiques. Fait que tu sais les indigo… L’importance de faire du sens avec notre présence sur terre, c’est primordial, quand ça fait plus de sens là, c’est qu’on est comme une fleur qui fane.

Chantale Galimi [00:44:13]:
L’importance aussi de collaborer puis de contribuer. Tu sais comme, pour un indigo, sa volonté de contribuer est tellement tellement tellement tellement grande. Puis je veux revenir sur quelque chose, parce qu’il y a peut-être des gens qui nous écoutent puis qui se disent – mais en tout cas moi je sais que j’aurais été ce genre de femme-là, c’est pour ça que je me permets de le nommer, – elle tient ça de où elle? Elle tient ça de où elle? Ça, ça a été… Ça ça fait partie de mes paradoxes puis de ma dualité, je trouve ça super important que quand j’avance quelque chose, il y ait de quoi en arrière. Tu sais, il y a de quoi pour le baquet, il y ait de quoi pour m’appuyer dessus. Et en même temps, quand je parle des indigo, pour moi c’est tellement clair, c’est tellement précis et puis que, dans le fond je vois souvent… Puis ça c’est arrivé beaucoup avec les concepts énergétiques, honnêtement, puis ça c’est vraiment drôle, je vais parler de quelque chose en sachant pas trop d’où ça vient, vraiment en sachant pas trop d’où ça vient, mais il y a comme une force qui m’habite, puis après je vais aller le lire quelque part et me dire « ah ok c’est comme ça que ça s’appelle! », « ah ça s’appelle une Kundalini, ce qui m’est arrivé », « ah ok il y a des éveils, ah des éveils spirituels! Ok », moi c’est quelqu’un qui m’a dit « toi Chantale tu es indigo », je suis allée voir sur internet, je regardais indigo, je fais « non, c’est n’importe quoi. Ils sont supposés d’avoir les yeux bleus, tu sais les yeux bleus, puis les cheveux blonds. Ça marche pas ».

Chantale Galimi [00:45:52]:
C’est pas ça que je suis. Encore une fois, c’est très… J’ai envie de dire radical dans ma prise de position là. C’est pas ça, c’est pas ça, c’est ben correct. Puis finalement de connecter avec cette énergie-là, puis tu sais, ben quand le troisième œil ouvre justement, quand ça se tasse énergiquement parlant, bien là tu te mets avoir des visions, tu te mets avoir du monde qui parle dans ta tête puis moi tu sais cette phrase-là là « du monde qui parle dans ma tête », Tatiana je sais pas si tu le sais là, mais la première fois où je l’ai dit à haute voix, j’étais comme « je peux pas dire ça à haute voix », j’étais comme genre, tu sais, la prochaine étape c’est une camisole de force là, je veux dire ça se peut pas, mais là je pense que… En tout cas, comme je t’ai dit quand, je me positionne en posant la question… Tu sais comme je t’ai posé la question « Tatiana ça te dérange si je fais un lien avec l’entrepreneuriat? » parce que maintenant je me rends compte que quand je veux avancer quelque chose puis que peut-être ça fait partie de mes croyances, peut-être que ça fait partie de – moi j’appelle ça de l’éditorial que je veux faire là – des fois je me rends compte c’est pas toute moi qui parle tu sais, je suis ben intelligente puis je suis ben sensible, mais c’est pas…

Tatiana [00:47:10]:
Donc il y a comme un filtre. Ce que tu dis c’est ça, tu as quand même un filtre, puis ce filtre-là il passe souvent par un genre de consensus que tu vas chercher avec la personne, puis pour pas imposer nécessairement une vision de voir le monde ou que les gens seraient pas prêtes à entendre ou à adopter. Ok, c’est intéressant. Est-ce que tu penses que peut-être comme… Parce que là on pourrait en parler longtemps, puis je trouve ça super super fascinant, mais est-ce que tu penses que ça t’empêche parfois d’être aussi libre dans tes communications ou dans ton marketing le fait de vouloir justement avoir ce consensus?

Chantale Galimi [00:47:49]:
Oui tout à fait. Oui oui puis tu sais là je suis en train d’identifier pourquoi justement. C’est intéressant que tu poses la question, merci de m’amener sur ce terrain-là. Présentement, je suis en train de beaucoup conscientiser par rapport à le sentiment de honte et le sentiment d’humiliation. C’est beaucoup deux… Ben tu sais l’humiliation est lié avec la honte, en tout cas… Puis là justement, tu sais, je te disais, j’ai été cancellée moi une couple de fois dans ma vie. J’ai été cancellée une couple de fois à cause de prises de parole, puis ouais c’est ça, j’étais en train de toucher ça.

Tatiana [00:48:34]:
T’étais en cheminement là-dedans.

Chantale Galimi [00:48:35]:
Ouais, je suis en train d’essayer de saisir qu’est-ce qui est là pour moi justement, tu sais, où est-ce que ça me bloque ? Qu’est-ce que ça favorise aussi? Tu sais, c’est quoi les les avantages collatéraux de me restreindre parfois, parce qu’il y en a. Puis tu sais, je pense qu’il y a quelque chose aussi j’aimerais peut-être apporter ici juste comme déposer. Il y a quelque chose que je me suis rendu compte : étant faite de dualité, ça veut dire que je suis comme un yin yang là, tu sais, je suis comme un yin yang sur deux pattes. Le blanc, il est pas meilleur que le noir, puis le noir n’est pas meilleur que le blanc, puis c’est pas comme ça que ça fonctionne, puis j’essaye vraiment, quand je m’observe puis quand j’observe autour de moi, j’essaye sincèrement de voir ce qui est, de voir ce qui est. Puis je dis pas que je n’ai pas de d’opinion, au contraire, j’ai beaucoup d’opinions, j’ai beaucoup d’émotions, puis tu sais je me permets de les vivre, puis c’est correct, puis après c’est ça, j’aime ça que ce qui prend une place ça soit plus comme une observation de la chose et non pas une classification de « ça c’est correct puis ça c’est pas correct », fait que là c’est pour ça que la honte présentement puis l’humiliation, je pense je l’ai beaucoup… Tu sais, écoute il y a des fois que ça a vraiment fait mal et quand tu te dis que je me suis effacée pendant dix ans, c’est quelque chose que là je me suis remontée, puis là il est arrivé autre chose. Fait que c’est ça, c’est ce que je travaille, puis j’ai pas encore toutes les réponses, mais je chemine là-dedans, puis je pense que le côté – je vais dire le mot spirituel – puis la croyance que tout arrive pas pour rien, parce que ça c’est un beau… C’est une croyance aussi qui va y avoir un sens à tout ça, tu sais, je pense que ça je le prends à ce temps-ci puis je le laisse, je laisse aller là ce sujet-là parce qu’il est dur, c’est difficile, ça fait mal là ouais.

Tatiana [00:50:23]:
Ouais mais je pense… En tout cas dans cette conversation qu’on a eue, il y a beaucoup de choses justement dans la nuance qui ressort puis je trouve ça bien qu’on parle à la fois de coaching, de spiritualité, d’entrepreneuriat, puis aussi de notre propre développement personnel à travers ça, parce que nos traumas viennent se mêler dans tout ce cheminement-là.

Chantale Galimi [00:50:46]:
Ah oui.

Tatiana [00:50:50]:
Je pense que ce que je retiens vraiment beaucoup de ton partage, c’est, tu sais, il y a une responsabilité. Il y a des stigmates, il y a une stigmatisation beaucoup autour de tout ce qui est gourou – je regardais le documentaire sur Raël récemment sur Netflix – et en même temps, il y a des modalités qui nous permettent de voir la forêt alors qu’on voit juste l’arbre ou des choses comme ça. Puis il y a comme… Ça demande un certain courage aussi d’utiliser, ce que tu n’appelles pas nécessairement tes dons, mais tes aptitudes pour aider des personnes à peut-être justement ressentir les choses ou voir les choses un peu différemment. Pour se laisser est-ce que tu voudrais peut-être laisser quelques, je ne sais pas peut-être une réflexion ou un conseil ou peu importe à quelqu’un qui a une pratique spirituelle, puis qui veulent l’intégrer dans leur entreprise, peu importe de quelle façon. Je sais pas être un petit dernier mot pour ces personnes-là.

Chantale Galimi [00:52:01]:
Un petit dernier mot juste comme ça là. Mais tu sais, pour un indigo quand tu dis là « il faut que tu choisisses une affaire », tu es là « oh des coups qui se pas la brosse ».

Tatiana [00:52:11]:
Mais en même temps il y a quelque chose qui va venir puis…

Chantale Galimi [00:52:13]:
Oui oui, mais c’est ça le son blanc s’inscrit. Mais je pense que c’est ça que j’ai envie peut-être de laisser, c’est que dans la vie pour moi, il n’y a pas de bon ou de mauvais. Il y a soi. Il y a son système de valeurs. Il y a sa vision de la vie, ses expériences. Je pense que quand on se lance en entrepreneuriat, on pense beaucoup à l’autre. Quel type de clientèle on veut approcher? C’est quoi ta clientèle cible? C’est quoi ta niche? C’est quoi ton truc? Enfin on est beaucoup tu sais sur l’autre sur l’autre sur l’autre, puis le temps nous amène à se revoir nous, tu sais, à se ramener à nous en disant « ben faut tu fasses de quoi qui a du sens pour toi, faut que tu fasses de quoi qui te fait vibrer » puis là ouais mais c’est comme « parce qu’il faut que ma vibration paye mon loyer, tu sais, il faut que ma vibration mon hypothèque ». Tu sais, ça serait chouette.

Chantale Galimi [00:53:04]:
J’ai envie de dire que l’entrepreneuriat c’est une des plus belles thérapies qui soient. Si une modalité ou un outil spirituel vient, puis aide, puis contribue, je pense c’est intéressant d’en parler. Comme il n’y a pas de bon, puis il n’y a pas de mauvais, je vous dirais pas « allez vous former, puis allez… », mais en même temps, j’ai envie de nommer que c’est pas des boîtes de crayon avec qui on fait affaire, c’est pas des chaises de patio, c’est des humains qui sont complexes. Fait que tu sais, c’est de toujours s’interroger. Moi je m’interroge toujours après tout ce temps-là encore à savoir ce que j’ai envie d’avancer, la modalité que j’ai envie de mettre de l’avant, est-ce que c’est pour moi? Est-ce que ça peut contribuer? Est-ce que je me sens à l’aise de le faire? Tout ça, puis tu sais, je pense qu’en se positionnant, après les clients ou les clientes se positionneront eux là, tu sais. Ouais parce que je vais finir avec une exemple, mais tu sais j’ai été assistant week-end pour des constellations familiales, moi j’adore les constellations familiales, je trouve ça vraiment chouette comme modalité, puis ça rejoint le théâtre puis l’énergie je suis comme « oh my god », puis tu sais je veux me former là-dedans puis bon… Et quand je suis arrivée là, j’ai compris que la personne qui faisait les constellations avait une très grande sensibilité et ça ça ne lui enlève rien absolument rien. Elle a écouté quelques vidéos sur YouTube pour savoir comment ça se faisait puis toute ça puis là elle chargeait de l’argent pour les différentes constellations, puis moi à ce moment-là comme cliente, moi je me suis sentie mal à l’aise, puis j’ai commme… Fait que tu sais, au niveau de l’éthique, ça c’est pas quelque chose que je suis d’accord. Puis ce qui arrive, puis là ben moi c’est de ma manière que je suis faite, c’est pour ça que je sens que c’est important de se repositionner soi, moi j’ai décidé de ne plus continuer avec cette personne-là tant que je sentirais pas qu’elle allait peut-être se former d’une quelconque manière. Ouais, c’est ça. Moi, c’est comme ça.

Chantale Galimi [00:55:18]:
C’est le conseil que je donnerais aux gens de… C’est ça. Je pense qu’il n’y a pas de chemin défini, ce chemin-là, c’est nous qui le traçons à l’intérieur de nous, puis avec les valeurs puis les expériences, puis je pense qu’on est pas des dieux grecs.

Tatiana [00:55:35]:
Ouais pis de se rappeler que la spiritualité, c’est quelque chose d’hyper personnel et vulnérable aussi pour plusieurs, fait que de faire notre recherche par rapport, comme tu dis là, aux personnes avec qui on veut travailler, puis d’être, tu sais, de se sentir en sécurité avec ces personnes-là, peu importe comment elles créent cette sécurité-là pour nous puis pour elles-mêmes. Magnifique Chantale ! J’aimerais bien savoir où tu nous rediriges si on veut en savoir plus sur toi, si on veut connecter avec toi, quels sont tes liens?

Chantale Galimi [00:56:09]:
Ouais, c’est ça en fait, toujours page Facebook où est-ce que je fais des lives souvent les lundis justement, c’est les alignements de la semaine, c’est des réflexions. Sinon j’ai une maison virtuelle, donc ça s’appelle, c’est un groupe Facebook, ça s’appelle La Maison Indigo, on est à peu près 400 personnes vraiment toutes des indigo, une belle belle belle communauté bienveillante, puis je m’assure à ce que ça reste, c’est ça qui est pas… Les vendeurs n’envahiront pas le temple. Et c’est ça. Pis sinon, il y a mon site Internet chantalegalimi.ca donc c’est là qu’on peut voir pour des tirages de tarot, des cours de tarot, du coaching… Juste pour jaser, hein c’est le fun aussi!

Tatiana [00:57:01]:
Oui, c’est le fun aussi jaser ! On va mettre tous les liens naturellement dans les notes de l’épisode. On va mettre aussi le lien vers l’épisode qu’on avait fait à propos du tarot parce que je pense que les deux épisodes ensemble peuvent être intéressants par rapport aux différentes perspectives que vous amenez. Puis Chantale merci infiniment d’avoir accepté de venir sur le podcast. Et c’était un plaisir de jaser avec toi.

Chantale Galimi [00:57:20]:
C’était un plaisir, vraiment là je veux prendre le temps de te remercier vraiment l’intelligence de… Ta sensibilité, mais de tes questionnements aussi. C’est vraiment un réel délice d’échanger avec toi. Merci beaucoup beaucoup beaucoup de l’invitation.

Tatiana [00:57:43]:
Merci à bientôt.

Tatiana [00:57:45]:
Hey, tu es encore là? Ça veut dire que l’épisode t’a plu, c’est vraiment cool ça! Est-ce que je peux te demander quelque chose maintenant? Aide d’autres femmes comme toi à découvrir le podcast en déposant des étoiles d’appréciation pour l’Ambition au Féminin. Sur Apple Podcasts, c’est facile : défile tout en bas de la page de l’émission où tu vois les avis et tape sur le cinq étoiles pour faire exploser mon cœur de joie. Sur Spotify, c’est encore plus simple : navigue sur la page du balado et tape l’icône en étoile en bas de la description. Merci d’avance, je t’apprécie beaucoup.

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à propos de l’auteureTatiana St-Louis

Adepte de littérature russe et collectionneuse de lunettes de designer, Tatiana a fondé Aime Ta Marque pour donner des outils aux femmes de carrière et entrepreneures pour mieux raconter leur histoire personnelle. Spécialiste des communications basée à Montréal, elle s'implique au sein de plusieurs communautés visant au développement professionnel des femmes.
Ep. 171 Intégrer spiritualité et coaching de façon responsable avec Chantale Galimi

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