Mesure STA d'Emploi-Québec

De l’argent et des cours pour lancer ton entreprise – Mesure STA d’Emploi-Québec

La mesure de soutien au travail autonome (mesure STA) est l’accélérateur qui pourrait te permettre de poursuivre à temps plein ton rêve d’entrepreneuse. Qu’est-ce que c’est, au juste, la mesure STA? Il s’agit d’un programme d’Emploi-Québec qui offre du soutien financier et des cours en lancement d’entreprise. Le programme s’étend sur deux ans (une avec prestations, l’autre sans).

Cet article vise à faire connaître la mesure au plus grand nombre. Par contre, seul un agent officiel d’Emploi-Québec peut se prononcer officiellement sur l’admissibilité d’une personne ou d’un projet au programme.

Les critères d’admissibilité

Sache que les facteurs d’admissibilité et de discrimination changent assez souvent. En effet, ils se doivent d’être en phase avec le marché. Par exemple, certaines années, le classement peut considérer comme « non prioritaires » des projets dans la restauration ou à la coiffure, alors qu’en d’autres temps ces services seraient tout simplement refusés.

Enfin, le meilleur moyen de savoir si ton projet d’entreprise est admissible, c’est de te rendre à une rencontre d’information gratuite. Celles-ci ont lieu des dizaines de fois par année. Pour t’inscrire à une rencontre, vérifie auprès d’un centre de soutien à l’entrepreneuriat de ta région pour savoir quand est la prochaine.

Sache toutefois que certains projets sont presque toujours refusés. Par exemple, ceux de travail saisonnier en font partie, car il faudrait que tu trouves un service à offrir pendant la saison morte. Ces restrictions s’appliquent également aux emplois classés sous un ordre professionnel (les ingénieurs et les psychologues, par exemple), les coachs de vie, et bien d’autres…

La mesure de soutien au travail autonome (mesure STA) est l’accélérateur qui pourrait te permettre de poursuivre à temps plein ton rêve d’entrepreneuse! #entrepreneuriat #freelance #travailautonome #pige #Québec

Attention! Certains critères d’exclusion sont définitifs.

Pour être admissible, l’entrepreneur ou l’entrepreneuse doit :
  • Avoir contribué à l’assurance-emploi dans les dernières années et être sans emploi ;
    (Les gens qui travaillent à temps partiel ou sur appel pourraient être acceptés dans la mesure.)
  • Et/ou être prestataire de l’assurance-emploi ;
  • Et/ou être prestataire de la sécurité du revenu (assistance sociale) ;
  • Et/ou être sans emploi et sans soutien au revenu.
    (Cette dernière catégorie pourrait être admise dans les cours du programme sans profiter du soutien financier.)
Pour être admissible, un projet doit (critères-guides) :
  • Ne pas être une profession reconnue par un ordre professionnel;
  • Ne pas avoir réalisé de ventes ;
    (Les ventes-tests sont acceptées, mais il ne faut pas que ton entreprise soit déjà en fonction depuis plusieurs années. C’est un programme de démarrage!)
  • Être en phase de commercialisation ou être en voie de l’être en quelques mois ;
    (Après les trois premiers mois dans la mesure, il faudrait que tu puisses faire des ventes.)
  • Ne pas être rémunéré à la commission ;
    (Les emplois où on est son « propre patron », mais qu’on vend à la commission pour une industrie plus grande n’entrent pas dans leur définition de travail autonome.)
  • Ne pas dépendre d’un seul partenaire.
    (Si tu perds un employé ou un partenaire d’affaires eu cours de route, tu devrais être capable de maintenir le service de l’entreprise.)

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Mon expérience dans la mesure de STA

Quand j’ai entendu parler de la mesure STA, j’étais en fin d’études, dans une position ambivalente. Je travaillais à temps partiel pour une entreprise tout en essayant de lancer mon entreprise en révision et rédaction. J’arrivais à joindre les deux bouts, mais je pouvais facilement identifier plusieurs limitations et dangers à ma situation. En effet, mon statut de salariée en était un de « surnuméraire » sans avantages sociaux ou sécurité d’emploi. De plus, mon temps partagé entre deux sources de revenus m’empêchaient de véritablement lancer mon entreprise et de me professionnaliser en tant qu’entrepreneuse. Je devais ainsi souvent éviter d’accepter des contrats ou sacrifier du temps consacré à la publicisation de mes services pour remplir mes obligations liées à mon emploi de salariée.

Bref, la perspective de suivre des cours en lancement d’entreprise et d’avoir du soutien financier pendant un an (l’équivalent du salaire minimum temps-plein, avec la possibilité de conserver mes revenus d’entreprise) me semblait être la planche de salut idéale pour un peu de sécurité dans ma carrière.

J’ai appelé Service-Québec où on m’a dit je devais les recontacter seulement lorsque j’aurais assisté à la rencontre d’information (petite perte de temps). Lors de la rencontre, j’ai développé la peur que moi ou mon projet ne soyons pas admissible. J’ai ensuite pu rencontrer une agente d’Emploi-Québec. C’est elle m’a donné le « Go! » pour entreprendre les démarches de candidatures, m’avertissant que mon service de rédaction et révision n’était pas prioritaire, mais tout de même éligible. Toutes mes démarches ont nécessité la divulgation de nombre d’informations, dont certaines inusitées. Au bout du compte, le processus décisionnel est quelque peu ésotérique aux yeux d’une novice.

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Entrer dans le programme

Après avoir reçu la permission d’Emploi-Québec, j’ai été confiée à une employée de l’« École des entrepreneurs du Québec ». Elle a alors entendu mon « pitch » de présentation et partagé quelques conseils. L’examen final pour entrer dans la mesure consiste à présenter en 10 minutes son projet entrepreneurial et son profil d’entrepreneuse devant des juges.

J’admets que le pitch était un exercice stressant. Surtout pour une personne, comme moi, qui n’a pas de formation en vente ou en marketing. J’ai donc dû être convaincante pour démontrer mon avantage concurrentiel et mes chances de succès malgré un milieu compétitif.

Environ deux mois après avoir débuté mes démarches, me voici! J’ai remis ma démission à mon employeur, complété tous les documents pour être inscrite à mes nouveaux cours et ainsi recevoir mes prestations. Malgré les sueurs froides (puisque mon service était « non prioritaire »), je m’en suis tout de même tirée!

Pour conclure, je vous conseille d’aller de l’avant si la mesure STA vous intéresse. Si vous n’êtes pas acceptée, vous aurez au moins l’occasion de vous mettre à l’épreuve et de vous poser de grandes questions sur la pertinence de votre service.

Si vous voulez me poser des questions ou en savoir plus sur mon expérience, je vous invite à « connecter » avec moi sur LinkedIn.

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À propos de l'auteure
Roxane Nadeau

Roxane Nadeau

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Poète et experte du service à la clientèle au journal Le Devoir, Roxane essaie de faire le pont entre le monde culturel et celui des entreprises. Elle fait de la révision et de la rédaction en tant que travailleuse autonome. Sa valeur phare: trouver le mot juste pour rejoindre les gens.

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