Ep. 98 Guérir notre relation à soi grâce au plaisir avec Kali de KaliYoni Atelier


 

Le plaisir, le corps, la sensualité féminine et la sexualité sont des réalités encore trop souvent considérées comme sales ou vulgaires.
 

Le plaisir de la femme est encore un de nos plus grands tabous de société.
 

En tant qu’entrepreneur, on évite souvent le côté émotionnel, mais encore plus celui du désir ou du plaisir. Pourtant, notre relation au plaisir, à notre corps et à sa guérison, fait partie d’un cheminement émotionnel et personnel qui va ultimement nous mener à mieux incarner notre succès.
 

Kali était l’invitée parfaite pour approfondir cette discussion.
Ça fait déjà un moment que je la suis sur Instagram et j’adore son énergie. Surtout comment elle aborde le plaisir et la sexualité avec légèreté et liberté.
 

Dans l’épisode d’aujourd’hui, on discute de :
 

  • La guérison du corps physique et comment ça peut nous permettre de nous réapproprier notre pouvoir personnel
  • Différence entre plaisir et désir… et comment les cultiver
  • Connecter à sa sensualité au quotidien
  • Pourquoi prioriser le plaisir contribue à l’atteinte de nos plus belles ambitions

À écouter également sur le podcast : Ep. 95 Luxe, richesse et leadership féminin avec Melanie Ann Layer et Ep. 97 Prendre soin de soi… pour de vrai avec Claudia Baillargeon

À propos de Kali

 
Kali est cette sexy badass Goddess qui ne comprend pas pourquoi elle s’est incarnée sur une terre de matière alors qu’elle cherche à expérimenter pleinement ses sens.

Difficile de décrire toute la richesse qu’elle apporte, car ça change toujours selon son humeur et ses cycles. Par le biais de Kaliyoni Atelier, elle partage ses acquis et accompagne les femmes dans l’émancipation de leur puissance et de leur énergie féminine à travers des rituels et des peptalk lumineux.
 

Sa mission? Aider les femmes à se libérer pour leur permettre de reprendre leur pouvoir et assumer leurs couleurs uniques.

Et toi, ton plaisir, est-ce qu’il occupe une place centrale dans ta vie ou l’as-tu plutôt mis de côté?
J’ai très hâte de savoir comment tu as résonné avec cet épisode.

Mentionné dans cet épisode :

 

Transcription de l’épisode 98

Ep. 98 Guérir notre relation à soi grâce au plaisir avec Kali de KaliYoni Atelier.mp3 – powered by Happy Scribe

Longtemps, je n’aimais pas ma vulve. Tu sais, mettons, j’identifiais ma vulve à ce qu’on voit dans la porno. Et puis je me suis dit « OK, bien, je vais… ». En fait, ça a été long dans ma vie avant que je comprenne qu’on avait tous des vulves différentes, premièrement. Tu sais, quand on est une femme, qu’on n’a pas été vraiment beaucoup dans des relations homosexuelles, bien on n’a pas beaucoup de comparaisons. Mettons, les gars, ils se montrent tous leur pénis quand ils sont petits, tu sais. Donc, il y a eu quelque chose qui s’est passé à travers ça, puis ça a vraiment été quand j’ai commencé à faire les broderies de vulves que c’est là que ça a explosé. Parce que je n’étais pas la seule à ressentir ça, puis à avoir besoin de guérison, autant au niveau de l’image qu’on se fait de notre vulve, mais aussi de, tu sais, c’est quoi l’histoire en lien avec notre vulve? Qui on a laissé entrer en nous, ou qui ont a été forcées à quelqu’un qui rentre en nous, puis qu’on se sent salle, on se sent dégueu. On a comme de la misère à rentrer en contact avec toutes ces petites parties-là de nous, qui représentent, en fait, quelque chose de vraiment fort. C’est comme, c’est l’essence même de la vie. C’est le premier chakra qui est là. Donc, il y a mille et une guérisons possibles, puis chaque guérisons sont bonnes.

Vous écoutez l’ambition au féminin, épisode 98. Mon nom est Tatiana St-Louis, et j’anime l’ambition au féminin, un podcast pour toutes les femmes pleines de vision, de talent et de « drive » qui désirent redéfinir le succès selon leurs termes et leurs conditions. Chaque semaine, j’explore seule ou en présence d’invitées les thèmes entourant la réussite professionnelle et personnelle: mindset, productivité, leadership, branding personnel. C’est le rendez-vous pour réfléchir à la façon dont tu veux vivre ton plein potentiel et laisser ton empreinte dans le monde.

Salut les ambitieuses, comment vous allez aujourd’hui? J’espère que vous allez bien et que la petite séquence d’intro vous a captivées, intéressées, intriguées. Parce qu’on va parler de quelque chose qui est, bon, je le sais déjà, quand j’ai mis cette intro-là, que dans notre société d’aujourd’hui, tout ce qui est en lien avec le plaisir, le corps, la sexualité féminine est quelque chose qui est, on essaie le plus possible de le mettre sous silence. C’est quelque chose qui est considéré comme sale, quelque chose qui est considéré comme vulgaire. Et c’est la raison pour laquelle, encore aujourd’hui, c’est extrêmement difficile d’avoir une bonne éducation sexuelle quand on est une femme, parce que c’est un sujet tabou. Et je voulais absolument, sur le podcast, parler de cette dimension de notre être, parce qu’on est un corps en plus d’être une tête, en plus d’être un coeur, en plus d’être une ambitieuse, justement, en plus d’avoir nos rêves, d’avoir notre vision pour la suite, d’avoir nos valeurs, etc. On est aussi bien ancrées, bien habitées dans notre corps. Et tout, selon moi, est relié. J’ai enregistré plusieurs épisodes dans le passé où on parlait justement de l’importance de prendre soin de soi, de prendre soin de soi d’un point de vue physique et psychologique, que ce soit l’épisode avec Claudia Baillargeon, l’épisode 97 où on parlait de qu’est-ce que ça voulait dire, réellement, prendre soin de soi, ou l’épisode que j’ai enregistré avec Odile Joron, dans lequel on parlait de désencombrement autant psychologique que physique. Et aujourd’hui, c’est un peu dans cette lignée-là que je voulais aborder un thème qui est, encore une fois, considéré tabou et qui est cette approche, cet angle de la sexualité et du plaisir féminin. Parce que le plaisir, la sexualité sont incluses dans la définition de ce que c’est être bien, vivre bien et être épanouie. Et je pense que même en tant qu’entrepreneurs, souvent, on veut rester beaucoup dans le théorique, dans le rationnel. Des fois, on va rentrer dans l’émotionnel, mais c’est très, très rare qu’on va vouloir approcher le côté du désir, le côté du plaisir.

Alors, pour parler du sujet, j’ai invité Kali, de KaliYoni Atelier, parce que je la suis sur Instagram et j’adore son énergie, j’adore son aspect rieur, j’adore comment elle parle de ces sujets-là avec légèreté, avec liberté aussi. Et je trouve ça très encourageant de savoir qu’il y a des femmes qui utilisent les réseaux sociaux, les médias sociaux pour passer un message aussi positif sur le bien-être, sur la sexualité, sur le corps féminin.

Alors, un petit peu à propos de Kali: elle est la « sexy badass goddess », qui ne comprend pas pourquoi elle s’est incarnée dans une terre de matière et qui cherche à expérimenter pleinement ses sens. Et ce qu’elle essaie de faire, aussi, à travers ses contenus et à travers son entreprise, c’est nous partager ses acquis. Donc, son but à elle, c’est de nous accompagner dans l’émancipation de la puissance de notre énergie féminine à travers des rituels et des « pep talks » lumineux, pour qu’on soit libres de reprendre notre pouvoir et assumer nos couleurs uniques. Alors, en lisant sa petite bio, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire, parce que c’est à quelque part une reformulation, aussi, un peu de ma mission. Tu sais, c’est comment est-ce qu’on peut être soi- même, comment est-ce qu’on peut être bien dans cette définition du soi. Et ce qu’elle vient apporter, justement, c’est cette couleur, cette légèreté, cette luminosité qui est très, très attirante, justement, pour utiliser ce terme de la séduction, qui est très attirante dans la personnalité de Kali et dans tout ce qu’elle crée.

Alors, dans l’épisode d’aujourd’hui, c’est ça, on va parler pas uniquement de sexualité, mais vraiment de notre relation au plaisir. Et comment est-ce que notre relation à notre corps et à la guérison de celui-ci fait partie de notre cheminement émotionnel, personnel et psychologique qui va nous amener, justement, à mieux incarner notre succès, peu importe comment on veut le définir. Alors, sans plus attendre, je vous laisse avec Kali lors de cette entrevue. Puis j’ai très hâte de savoir comment vous avez raisonné avec ce qu’on a partagé aujourd’hui, et comment, peut-être, pour vous, le plaisir a peut-être été laissé de côté ou a besoin de reprendre une place centrale dans la femme ou dans la personne que vous désirez devenir dans les prochains mois, dans la prochaine année, bref, en tant que personne multifacettes et épanouie. Alors bonne écoute!

Salut Kali, bienvenue sur l’ambition féminin! Très heureuse de t’avoir avec moi aujourd’hui! Comment vas-tu?

Ça va bien! Je suis vraiment heureuse moi aussi d’être là, ici, aujourd’hui, avec toi. Je trouve toujours que chaque nouvelles expériences sont enrichissantes et inspirantes. Alors merci pour l’invitation.

Oui, puis c’est vraiment la « vibe », de toute façon, tu sais, tu as toujours l’air de bonne humeur quand je te vois sur Instagram! Tu as toujours l’air de prendre le bon côté des évènements, puis de voir la beauté dans ta vie, dans le fond.

Oui, mais tu as tout à fait raison. C’est ce que j’essaie le plus possible de faire, mais j’ai mes mauvais moments aussi, ça arrive.

« Of course »! « Good »! Bien, peut-être, pour commencer… OK, j’ai deux questions. J’aime tout le temps poser la question brise-glace à mes invitées. Et pour toi, ça serait, c’est quoi, pour toi, l’ambition? Est-ce que tu te considères ambitieuse? Est-ce que c’est un mot que tu aimes, ou que tu n’aimes pas?

Ah, c’est donc bien le « fun » ça, comme question! Oui, j’aime ça, ambitieuse, c’est un mot que j’aime. Je suis ambitieuse. Je suis ambitieuse uniquement pour les choses que j’aime. Et pour moi, être ambitieuse, ce n’est pas un lien avec la compétition. C’est quelque chose de personnel à moi que j’ai une idée en tête, j’ai quelque chose que je veux amener, mais je vais tout faire pour y arriver. Mais tu sais, de façon positive, toujours. Mais oui, je trouve ça beau, l’ambition. C’est quelque chose que j’apporte aussi beaucoup avec mes enfants. Ça permet de dépasser ses peurs.

Ah, j’aime ça, j’aime ça! C’est la première fois qu’on en parle sous cet angle-là, puis je trouve ça super intéressant. Puis ça me mène peut-être à te poser la question, aussi, qu’est-ce qui t’a amenée à fonder KaliYoni? C’est quoi un peu le parcours qui est derrière cette entreprise-là, cette mission-là que tu t’es donnée, aussi, comme porte-parole, je dirais, de ce message?

Ouais, en fait, KaliYoni a été une surprise dans ma vie. Chaque fois qu’on me pose cette question-là, je suis un petit peu embêtée, parce que je n’ai pas de réelle réponse. Parce que moi, je suis entrepreneur, entrepreneuse, même. C’est le vrai titre qu’on peut dire maintenant. Je suis entrepreneuse depuis toujours. Vraiment, littéralement, depuis toujours. Ma première compagnie, je l’ai eue à 14 ans. Ça te donne une idée. J’ai travaillé une seule fois dans ma vie pour quelqu’un, puis ça n’a pas duré longtemps. Alors j’ai vraiment ce côté-là inné en moi. Et j’avais déjà une autre entreprise qui n’avait aucun rapport avec KaliYoni, qui allait super bien aussi. C’était au niveau de l’accompagnement pour une meilleure santé globale. Et je faisais ça, puis j’aimais vraiment, vraiment beaucoup ce que je faisais. J’étais avec une partenaire aussi, j’adorais faire ça, puis il y avait encore un lien avec le bien-être, avec l’émancipation de qui on est puis de ce qu’on veut. Et à un moment donné, j’étais arrivée à un petit moment, puis j’avais besoin de créer avec mes mains. Parce qu’à l’origine, je suis une artiste. J’ai quand même été étudier à l’université en enseignement des arts, et c’est quelque chose qui est vraiment fort en moi. Ça faisait longtemps que je n’avais pas exploré la créativité, mais au niveau de mes mains. Je l’explorais au niveau mental, de création de toutes sortes d’affaires, mais au niveau de mes mains. Et la broderie, c’est quelque chose que j’ai toujours beaucoup aimé. C’est ma mamie qui m’a appris à broder quand j’avais 5 ans, et quand j’ai goûté à ça pour la première fois, je suis complètement tombée en amour. C’est comme si toutes mes cellules se rappelaient qu’il y a une génétique ancestrale en lien avec ça. Parce qu’en réalité, la broderie, il y en a dans toutes les cultures, et ça a été transféré de génération en génération, de femme en femme à travers le temps. Et, la majorité du temps, c’était utilisé dans des rites de passage et des rituels pour mettre de la beauté, des belles intentions puis de la guérison en cousant, dans le fond. Je me suis mis à faire ça de même, spontanément. Et j’ai fait une couple de broderies, juste pour le « fun ». Puis, à un moment donné, j’ai fait une broderie de sein. Puis il y a quelque chose qui est ressorti de ça. J’ai senti une grande grande puissance à travers ça, c’est comme une grande guérison. Probablement que c’était une guérison que j’ai faite pour moi-même. Je me suis dit oh, il y a quelque chose là. Juste pour le « fun », je vais créer des broderies de guérison. Puis j’ai choisi, en fait, des broderies de guérison au féminin, dans l’énergie féminine, du moins. Puis Kali, c’est mon prénom. Et Yoni, ça veut dire le centre de la création, qui est dans le fond… Les Indiens, ils voient ça comme étant l’utérus. Donc, tu sais, l’utérus, le vagin, tout ça. Ça fait que ça fait partie du sens de la création d’où est-ce qu’on vient tous. Alors, j’ai fait ça, pour le « fun », juste de même. Ça fait que je me suis ouvert une petite boutique Etsy, j’ai ouvert mon Instagram, parce que je n’avais pas de compte Instagram. Et ça a tellement été puissant, le besoin. Il y avait réellement un besoin pour ces broderies-là de guérison, parce que je faisais des broderies de seins, de vulves et d’utérus, qu’au bout de six mois, j’ai laissé l’autre entreprise que j’avais à ma partenaire et je me suis lancée à 100 % avec KaliYoni. Alors, tu sais, je n’ai pas de ah bien, il est arrivé telle affaire, puis j’ai eu une idée, puis voilà, je l’ai fait. C’est très féminin puis intuitif, dans le fond, ce que j’ai fait.

J’aime vraiment ça, parce qu’effectivement, puis la broderie, puis tu sais, moi aussi j’ai étudié l’histoire de l’art quand j’étais à l’université. Puis quand j’ai commencé à étudier l’art féministe puis tout, c’est vraiment poche ce que je vais dire là, mais c’est comme ça que c’est perçu dans l’histoire de l’art. Surtout, c’est comme, c’est des arts mineurs. C’est des sous-arts, dans le fond. Ce n’est pas des Beaux-Arts, tu sais, la broderie.

C’est de l’artisanat.

L’artisanat oui, exactement. Puis je pense qu’il y a beaucoup de réappropriation du féminin, du féminisme, de la puissance, des générations, comme tu dis, à travers ce type d’expression là. Je trouve ça vraiment fort que c’est par là que toi, ton entreprise, elle est passée pour exister, dans le fond. Puis, quand tu dis guérison, est-ce que tu avais déjà mis le doigt, même si ce n’était pas comme conscientisé pendant que ça se passait, sur c’était quoi, justement, cette guérison que tu devais opérer?

Bien en fait, par rapport à moi, ou par rapport à KaliYoni?

Bien, tu sais, quand tu disais bon, bien là, j’ai fait une broderie de sein, puis là j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui s’était mis en place ou quelque chose. Puis, est-ce que tu as, par la suite, essayé de comprendre ça venait d’où, c’était quoi exactement qui s’était passé?

Bien en fait, pour moi, à ce moment-là, parce que je veux dire, on est en constante évolution, puis probablement, si je refaisais la même chose aujourd’hui, ça serait peut-être un autre type de guérison. Mais à ce moment-là, j’étais dans le deuil de l’allaitement. En fait, il y avait comme une partie qui était dans le deuil de l’allaitement et aussi une autre partie de moi qui était vraiment dans la réappropriation de mon énergie féminine. J’ai toujours été beaucoup plus dans mon masculin. Tu sais, je me disais comme l’énergie masculine, tu es dans l’action, d’être dans les projets, d’être dans cette espèce de fougue là, intense, dans la matière. C’était quelque chose que j’étais vraiment beaucoup plus là-dedans. Je me disais OK, il faut que je sois là-dedans pour pouvoir me protéger. Mais en réalité, j’étais dans cette phase-là, je m’étais séparée, que j’étais en deuil de l’allaitement. Et je me disais OK, bien là, il faut que je me réapproprie moi, mon essence. C’est qui moi, c’est qui Kali? Elle est où la petite fille, dans le fond, si sensible, si douce, si émerveillée? C’est là que j’ai été toucher à quelque chose. Et par après, l’autre broderie d’après, c’était une broderie de vulve. Mais parce que, tu sais, longtemps, je n’aimais pas ma vulve. Tu sais, mettons, j’identifiais ma vulve à ce qu’on voit dans la porno. Et puis, je me suis dit OK, bien je vais… En fait, ça a été long dans ma vie avant que je comprenne qu’on avait tous des vulves différentes, premièrement. Tu sais, quand on est une femme, qu’on n’a pas été vraiment beaucoup dans des relations homosexuelles, bien on n’a pas beaucoup de comparaison. Mettons, les gars, ils se montrent tous leur pénis quand ils sont petits, tu sais. Donc, il y a eu quelque chose qui s’est passé à travers ça. Puis ça a vraiment été quand j’ai commencé à faire les broderies de vulves que c’est là que ça a explosé. Parce que je n’étais pas la seule à ressentir ça, puis à avoir besoin de guérison, autant au niveau de l’image qu’on se fait de notre vulve, mais aussi de, tu sais, c’est quoi l’histoire en lien avec notre vulve, tu sais? Qui on a laissé entrer en nous ou qui on a été forcées à quelqu’un qui rentre en nous, puis qu’on se sent sale, on se sent dégueu. On a comme de la misère à rentrer en contact avec toutes ces petites parties-là de nous, qui représentent, en fait, quelque chose de vraiment fort. C’est comme, c’est l’essence même de la vie. C’est le premier chakra, tu sais, qui est là. Donc, il y a mille et une guérisons possibles. Puis chaque guérisons sont bonnes. Peu importe c’est qui, peu importe le moment, dans n’importe quel type de guérison, il y a quelque chose de puissant. C’est juste qu’on parle souvent de guérisons mentales, de guérisons émotionnelles, mais on ne parle pas de la guérison du corps physique en tant que tel, avec, aussi, les émotions qu’on a pu ressentir à travers tout ça. Ça fait que c’est une réappropriation de son pouvoir à travers l’art. Puis c’est vrai ce que tu disais. Tu sais, dans le fond, toutes ces anciennes formes d’artisanat là, dans le milieu bourgeois des artistes, je vais le dire, parce que j’ai fait partie aussi de ce milieu-là, l’artisanat est vraiment, c’est comme une sous-catégorie, comme tu disais. Mais moi, quand, justement, j’étais dans ce milieu-là, toutes mes créations étaient en lien avec de la broderie, du tricot, des courtepointes, mais en lien avec un travail un petit peu plus intellectuel aussi, dans le fond.

Oui, c’est vraiment, vraiment intéressant. Je suis personnellement dans un parcours vraiment où je réalise, tu sais, à un certain stade où je suis rendue en termes de mon entreprise, en termes du succès que j’ai atteint, que la prochaine étape pour moi passe à travers cette guérison de mon statut de femme, de mon identité de femme, des différentes façons que j’ai vécu cette identité à travers le temps, puis qu’est-ce que ça a laissé comme trace chez moi. Ça fait que je trouve ça hyper intéressant de t’écouter parler de ça.

Ça me donne des frissons ce que tu viens de me dire là!

Oui, puis c’est un peu là que je voulais peut-être t’amener, puis voir comment toi, tu vois la chose. Peut-être le lien entre… Bon, là, tu avais une entreprise qui semblait quand même bien réussir, qui était dans le bien-être, qui était dans quelque chose aussi de rendre des gens mieux. Et là, maintenant, tu sais, ton entreprise, KaliYoni, est-ce que tu sens que cette réappropriation ou cette guérison de ton corps ou vraiment cette, honorer, genre, cette partie vraiment plus féminine t’a amené dans un autre type de succès, peut-être, entrepreneurial?

Oui, clairement, clairement! Parce que, comme je te disais, j’étais beaucoup dans l’énergie masculine, qui est extraordinaire, on en a de besoin. Ce n’est pas de laisser une énergie pour s’en aller dans une autre. Tu sais, le but, c’est comme une espèce de danse entre les deux. On a besoin de ces deux énergies-là. Je te dirais que de m’investir avec KaliYoni, de voir le succès, de voir l’intérêt, de voir le besoin, aussi, de toutes ces femmes extraordinaires là qui me suivent, bon, il y a un petit pourcentage d’hommes, mais c’est vraiment une majorité des femmes, puis de voir que ça fonctionne et que ça fonctionne très bien tout en ayant été réellement dans l’intuition, la sensibilité, l’émotion, la vérité, la fluidité. Et jamais que, mettons, j’ai établi des concepts markétings, qu’on peut apprendre dans le milieu du markéting, dans KaliYoni. Tout ce qui s’est fait, c’est vraiment comme une expansion de moi, littéralement. Et c’est en étant dans cette vérité-là puis cette authenticité-là, cette vulnérabilité-là, même, que KaliYoni grandit. Tu sais, là, c’est quoi, KaliYoni a deux ans et demi, ce n’est plus maintenant ce que c’était, jour un. Moi, j’ai évolué, puis KaliYoni aussi a évolué à travers ça. Ça fait que c’est comme si, même pour moi, c’est une grosse thérapie. Puis que je suis payée pour faire une grosse thérapie! C’est extraordinaire!

Oui, définitivement! L’entrepreneuriat comme outil de développement personnel, c’est quand même vraiment fort. Parce qu’encore une fois, c’est comme je te dis, ça, ça te pousse à voir c’est quoi le prochain « step », puis, qu’est-ce qui m’empêche d’y arriver?

Oui, oui, exactement! Puis tu sais, tu vois, on parle de cette espèce de, que tu parles de la féminité, de l’énergie féminine. À un moment donné, dans KaliYoni, j’ai réalisé, bien sûr, le truc pour tous les entrepreneuses et entrepreneurs, c’est d’avoir des coachs avec nous autres. C’est d’avoir des gens qui vont nous coacher, qui vont nous outiller, parce que nous, quand on est seules dans notre petit monde, on peut comme se rouler longtemps dans son petit milieu de sabotage ou de caca. Je vais l’appeler le petit caca. On peut rester longtemps là-dedans. Puis quand il y a des gens qu’on va chercher vraiment des coachs pour nous, selon nos besoins, ça nous aide vraiment à dépasser, finalement, nos limites. Moi, je suis super bonne pour coacher les autres, puis les encourager à dépasser leurs limites. Mais parfois, quand je suis moi-même dans mon petit caca, bien je ne vois pas. Je veux dire, je pense que je suis correcte puis je ne le vois pas. Donc, c’est ça. J’ai été chercher une coach qui m’a beaucoup aidée à arrêter de rester petite. C’est comme si dans le monde, beaucoup plus les femmes que les hommes, on a tendance à penser qu’il faut qu’on reste petits, que si on devient grand, on va déranger les autres ou que, tu sais, en étant, justement, petit, là on ne prend pas trop de place, puis c’est comme parfait. Et surtout quand on est dans un milieu, aussi, de l’aide puis du bien-être ou du développement personnel ou quoi que ce soit, il y a beaucoup de fausses croyances qu’il faut que tu restes petit parce que ce n’est pas correct que tu sois payé pour ça.

Tu dois être dans le don de toi pour les autres.

Oui! Exactement, exactement. Puis je le suis! Je le suis dans le don de moi pour les autres. Mais cette énergie-là a besoin de revenir. Et, justement, l’argent, c’est une énergie aussi, et c’est parfait. Ça fait que cette coach-là, elle m’a appris à me sortir un peu de de la petite moi, de celle qui voulait rester petite, de peur de x, y affaire. Ça fait que ça, ça a été bon!

Oui! Puis récemment, j’ai invité sur le podcast aussi Mélanie Ann Layer, d’Alpha Femme. Je ne sais pas si tu la connais, mais…

Non, je ne la connais pas.

Je vais mettre le lien dans les notes de l’épisode, parce qu’on avait parlé dans cet épisode-là du désir. Puis d’assumer son désir, de reconnaître notre désir, puis de ne pas avoir peur de notre désir. Puis, je pense que ça fait un beau lien avec ce que tu essaies aussi de passer comme message à ta communauté, où il y a cette notion de reconnecter avec ce désir-là, que ce soit d’un point de vue physique, mais aussi, peut-être, aussi intérieur.

En fait, tu vois, elle a utilisé le mot désir, moi j’utilise le mot plaisir.

Hum, intéressant. Qu’est-ce que tu vois comme différence?

En fait, pour moi, en fait, tout le temps, quand je parle dans KaliYoni, je parle tout le temps de ma vérité. Je parle de mon opinion, puis je le sais que ce n’est pas celle de tout le monde, et c’est parfait qu’on ait chacune notre vérité puis chacune notre opinion. Mais je ne peux pas voir faire la vérité puis de l’opinion de tous, ça fait que je parle en tant que moi. La différence, en fait, le plaisir, c’est de t’amuser. Que ce soit léger, que ça soit agréable, que ce soit doux, que ça soit comme un terrain de jeu. Alors que quand tu choisis de bâtir une entreprise, oui, il va y avoir des moments qui sont plus difficiles, mais même dans les moments difficiles, c’est d’aller chercher le plaisir, de se poser la question: OK, si je fais telle affaire, est-ce que ça m’apporte du plaisir, oui ou non? C’est vraiment à travers ça, puis ce n’est même pas une quête de plaisir. En fait, le désir, je le vois comme quelque chose que tu veux aller vers ça. Le plaisir, c’est que tu l’incarnes dans le moment présent, pour grandir puis évoluer. Ça fait que tu sais, il y a…

Je comprends.

Oui, c’est subtil quand même comme nuance. J’adore le désir aussi, mais il faut que j’aie du plaisir dans le désir aussi.

OK, OK. Et les deux ne sont pas nécessairement reliés, pour toi? Il y en a un qui est plus dans le futur, dans l’incarnation future, puis l’autre est plus dans l’incarnation présente?

Ouais, ouais, exactement. Le désir, pour moi, c’est quelque chose que c’est à atteindre.

Comment tu balances ça avec l’énergie masculine, plus de performance, alors?

KaliYoni, ou le plaisir?

Le plaisir, ou ta définition, dans le fond. Tu sais, parce que, tantôt, tu disais c’est vraiment bien là, d’être dans l’énergie masculine, aussi. Mais il faut comme balancer ça. Puis tu sais, je pense que souvent, le petit enjeu, c’est de dire, bien là, si je suis trop dans le plaisir, comment je fais pour avoir de la vision? Comment je fais pour, justement, me projeter vers des futurs mois ou des choses comme ça?

Bien, en fait, quand on pense à un enfant qui est en train de jouer dans le plaisir, qui est en train de, je ne sais pas moi, il est en train de jouer à la marelle ou en train de faire un dessin ou quoi que ce soit, bien il réalise ces deux énergies-là, dans le fond. Parce qu’il est dans le plaisir, mais il est aussi dans la connexion à son intuition, à qui il ou elle est, et est dans l’action aussi de l’énergie masculine. Donc, je prône énormément, je parle beaucoup, beaucoup de l’émancipation de l’énergie féminine, parce que c’est quelque chose qui est moins bien compris dans notre société actuelle. C’est souvent plus l’énergie masculine qui est promue. Mais en réalité, l’énergie masculine, c’est comme le contenant de l’énergie féminine. Donc, c’est comme si l’énergie masculine, c’était un bol, un pot, c’est un pot, et l’énergie féminine, c’est le contenu du pot. Donc, si tu es juste dans ton énergie masculine, si tu es juste dans ton action, si tu es juste dans aller de l’avant dans les projets puis tout ça, bien, tu es juste là-dedans, mais tu n’as pas le contenu. Ça fait que si tu n’as pas de contenu, bien tu ne sais même pas pourquoi tu vas de l’avant, tu vas juste aller de l’avant parce que bon, il faut que j’aille de l’avant. Je n’ai pas le contenu. Puis si tu as juste l’énergie féminine, qui est dans l’intuition, la créativité, la bienveillance, l’amour, le partage, mais que tu n’as pas de contenant pour tout ça, bien tu vas t’éparpiller n’importe où puis tu ne feras rien. C’est vraiment contenant-contenu. Ça fait que c’est pour ça que dans la notion de plaisir, je vais faire quelque chose dans le moment présent qui me fait plaisir pour une action que j’amène aussi avec moi vers d’autres projets, vers le futur. Mais c’est comme si les deux sont ensemble, en fait.

Ils sont indissociables, oui.

Exactement, oui!

Puis, parlant de plaisir, justement, tu sais, le fait que veut, veut pas, ton « brand », ta marque, ton message est beaucoup aussi le plaisir sexuel, est-ce que pour toi, tu l’as vraiment vu comme c’est de ça que tu voulais parler, parce que, justement, tu as l’impression peut-être que les femmes sont déconnectées avec ça? Ou pour toi, c’est juste parce que bon, c’est le plaisir par excellence, ou je ne sais pas, genre, comment tu le vois, toi?

Bien, au départ, ce n’était pas ça. Tu sais, au départ, il n’y avait pas le plaisir des sens. Ça n’en faisait pas vraiment partie. Mais en en discutant, en partageant telles affaires, j’ai réalisé, moi, je suis très épanouie dans ma sexualité, puis très épanouie dans ma sensualité. J’ai toujours été très connectée à cet espace-là en moi. Et j’ai réalisé que ce n’était vraiment pas le cas. Tu sais, sur le moment, je pensais que oui, tu sais, parce que bon, on reste dans notre tête quand on pense que tout le monde est comme ça, parce que nous, on pense comme ça, tu sais. Puis mes amies autour de moi, on est beaucoup dans ce même monde-là. Mais finalement, j’ai réalisé que ce n’est absolument pas le cas. Il y a des femmes qui n’ont même jamais eu d’orgasme, rendues adultes, tu sais. Ça fait que j’ai réalisé qu’il y avait un manque là-dedans, et énormément de tabous, énormément de tabous, même actuellement, en 2021, au Québec, il y a encore un très haut pourcentage de femmes qui se sentent mal de se masturber. Et moi, je trouve ça surprenant, parce que pour moi, ça a été une façon de m’émanciper, de faire circuler cette énergie-là à l’intérieur de moi, qui faisait que, bien, je me connais encore plus en explorant toutes ces facettes-là de mon plaisir. Puis aussi, d’échanger ce plaisir-là avec d’autres personnes, c’était une façon de moi, me connaître plus, puis de me réapproprier mon pouvoir aussi. Ça fait que oui, le plaisir des sens, pour moi, est très important, très, très important. Puis, tu sais, je ramène souvent à le côté candide des enfants. Tu sais, les enfants sont dans le plaisir de leurs sens, ils le vivent pleinement. Ce n’est pas nécessairement dans la sexualité, mais c’est dans les sens. Puis moi, tu sais, tu disais sexualité, mais en réalité, ce que j’aborde le plus, c’est la sensualité.

C’est ce que j’allais dire.

C’est d’être dans ses cinq sens dans le moment présent. Puis, sensualité puis sexualité, ça peut être dissocié. Mais en réalité, être dans sa sensualité, bien ça va apporter le plaisir, aussi, de la sexualité. Ça peut aussi, tu sais, aller vers ça. Mais d’être connecté à ses sens, c’est d’être connecté à l’instant présent. C’est la meilleure technique, pour moi, pour me connecter à l’instant présent, c’est d’être dans mes sens. Ce n’est pas faire une méditation de six heures de temps avec des pauses de yoga. Ça, ça me fait sortir de ma tête. Pas sortir de ma tête, je veux dire, ça me fait sortir de l’état du moment présent.

C’est intéressant, parce que le yoga, veut veut pas, aussi, c’est cette idée d’être présent dans son corps et de savoir comment ton corps interagit avec l’espace, tu sais. Ça fait qu’on en revient tout le temps à cette notion de, est-ce que je connais mon corps? Est-ce que j’ai conscience de mon corps, dans le fond?

Oui, exactement, exactement. Puis je trouve ça très surprenant qu’on l’a perdu, un jour dans notre vie, ça. Parce que tu sais, on naît tous avec une conscience de nos sens, de notre corps, de ce qu’on entend, de ce qu’on sent, de ce qu’on goûte, de ce qu’on voit, du ressenti sur notre peau. Puis, à un moment donné, bien ça se perd. Tu sais, honnêtement, c’est quand la dernière fois que tu as réellement pris le temps de juste arrêter, écouter c’est quoi les sons qu’il y a autour de toi, ou de juste vraiment sentir puis goûter ta nourriture. Juste de prendre conscience de quand tu ramasses ton verre d’eau, mais que ton verre il est froid, il est lisse, il est doux, toute cette exploration-là, on ne le fait pas souvent.

Non, pas assez.

On ne prend pas le temps d’y penser.

On est beaucoup dans les horaires puis la productivité, puis justement, le futur, puis qu’est-ce qui va arriver demain, qu’est-ce qui va arriver dans une heure?

Oui, exact. Puis c’est correct. Ça, ça fait partie de l’énergie masculine, puis c’est correct de l’avoir, parce que c’est important aussi de le faire. Comme je te dis, sinon, tu vas être « all over the place » puis n’importe où. Mais de te ramener, maintenant, dans tes sens, tu te rends compte que tu as une beaucoup plus grande maîtrise de ta personne à travers ça. Puis quand tu as une plus grande maîtrise de ta personne, bien c’est clair que, justement, tu vas être encore plus « hot » dans ton ambition, puis dans tes projets, dans ce que tu veux pour toi. Dans ton entreprise, entre autres, mais aussi dans toi, qui tu es.

Parce que, comme on disait… Oui, oui, j’aime beaucoup qu’on mette le lien entre plaisir et pouvoir aussi, veut, veut pas, parce que je pense que c’est une des façons que probablement, de façon systémique, les femmes ont été autant émancipées du pouvoir. Bien, émancipées, elles ont été comme retirées du pouvoir au fur et à mesure qu’elles ont été retirées de leur plaisir. Tu sais, de vraiment assumer leur plaisir, vivre leur plaisir. Puis de ne pas voir le plaisir comme une menace, que je pense qui est la façon peut-être la plus… Bien, je ne dirais pas la plus répandue, mais une façon dont on nous dit souvent comme, bien, travaille, puis après ça, tu vas pouvoir, genre, te récompenser. Puis tu sais comme, sois, genre, parfaite, puis après ça, tu vas pouvoir prendre une pause. Puis tu sais, le « self-care » comme une récompense alors que j’ai l’impression que toi, ton message, c’est plus comme, le « self-care », c’est la base.

Tout à fait, tout à fait! Moi, c’est exactement ça! C’est vraiment la base. Puis tu sais, « self-care », le plaisir, ça va tous ensemble. Souvent, comme tu dis, on le met ah bien, je vais faire telle affaire, puis après ça, bien je vais pouvoir faire ça. Tu sais, je vais pouvoir me faire plaisir ou je vais pouvoir faire quelque chose pour moi ou quoi que ce soit. Mais en réalité, puis ça, c’est tellement quelque chose de si important pour toutes nous, vraiment, vraiment, c’est de prioriser en premier son « self-care » et son plaisir. Et ce n’est pas quelque chose de futile. Ce n’est pas quelque chose de léger ou d’un luxe, même. En réalité, quand tu te priorises dans ton plaisir puis ton « self-care » dès le matin, tu vas avoir beaucoup plus d’énergie pour accomplir toutes les autres affaires que tu veux. Ça fait que moi, dans mon agenda, dans mon horaire, le plaisir, le « self-care », il est là directement le matin, parce que si je ne fais pas quelque chose pour moi en m’aimant à 100 % à ce moment-là, je vais traîner de la patte pour le restant de la journée. Et ça, on le voit souvent, surtout en tant qu’ambitieuse, tu es dans l’action, puis là tu veux faire des choses, ton projet, ton projet, puis ton projet. Puis là, tu commences à t’épuiser puis être fatiguée, puis fatiguée, puis fatiguée. Puis là tu dis: ah, j’aimerais ça aller faire du yoga ou j’aimerais ça aller faire un cours dehors, ou j’aime ça juste aller prendre un bain, mais je vais le faire, je n’ai pas le temps pour le faire, là, il faut que je fasse mes autres affaires. Mais finalement, tes autres affaires, tu les fait tout le temps un peu tout croche, en perdant un peu plus d’énergie, puis ça devient de plus en plus lent. Parce qu’en réalité, tu n’as pas rechargé tes batteries dans le plaisir puis le « self-care » au départ. Et c’est littéralement la base, et c’est ce qu’on met en dernier. Et c’est ce qui fait qu’on recharge nos batteries pour pouvoir faire toutes les choses extraordinaires puis ambitieuses qu’on veut faire.

Intéressant. Mettre le plaisir avant la performance. Ça devrait être notre mot. Il faudrait se l’écrire. Il faudrait que je me l’écrive quelque part, genre, ici, le plaisir avant la performance.

Oui, puis c’est quoi le plaisir pour toi? Tu sais, le plaisir, pour toi, c’est différent d’une personne à l’autre. Mais tu sais, le jour que j’ai compris ça, en fait… C’est que moi, j’aimais beaucoup, beaucoup aller jogger, et là, j’étais tellement occupée puis surchargée, que je n’avais même plus le temps d’aller courir. J’étais comme, je le mettais en dernier, parce qu’il fallait que je fasse les autres affaires. Plus ça allait, plus que, justement, je perdais mon énergie. Et je me suis posé la question puis je me suis ramenée. Je me suis dit: OK, regarde ce que tu vas faire. À partir de demain matin, c’est que tu vas juste aller courir cinq minutes. Cinq minutes. Là, Kali, tu ne peux pas te faire accroire que tu ne peux pas mettre ça dans ton horaire parce que tu es dans la performance. Va juste courir cinq minutes. Puis juste ce cinq minutes-là, à partir de ce jour-là, a commencé à faire la différence. Tu sais, le plaisir, c’est différent d’une personne à l’autre, mais ça n’a pas besoin d’être une journée au spa. Tu ne vas pas commencer ta journée avec une journée au spa! C’est des petites choses, c’est des petites actions. Puis, tu sais, peut-être que pour toi, le plaisir, c’est juste de t’occuper de tes plantes. Tu sais, d’aller enlever les feuilles mortes, d’épousseter un peu, de l’arroser. Ça peut aussi être ça. Et c’est juste des petits moments pour soi, pour recharger nos batteries, pour ensuite qu’on puisse, justement, être encore plus performante.

Puis si, mettons, qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui a l’impression qu’elle a tellement déconnecté du plaisir? Elle est genre, je ne sais pas moi, entre les lunchs pour les enfants, tu sais comme, la job à temps plein, l’entreprise qu’elle veut lancer, tatati, tatata, tu sais. Puis cette personne-là est juste comme, je ne me rappelle même plus c’est quoi avoir du plaisir. Tu lui dirais quoi, tu lui suggérerais quoi?

En fait, c’est vraiment, vraiment… Je suis maman de quatre enfants, je veux dire, je le sais c’est quoi être la maman plus gérer mon entreprise. Et c’est vrai qu’on peut très facilement oublier c’est quoi le plaisir pour soi. Et c’est là que j’amène mon petit défi, qu’à côté de ma toilette, dans la salle de bain, j’ai un « Post-it ». Et le petit « Post-it »… Puis, en fait, je le change de couleur puis je le change de place, parce qu’on s’habitue à tout. L’être humain a cette capacité-là extraordinaire de s’adapter à tout. Mais, c’est aussi notre plus gros défaut. Parce que des fois, ça fait qu’on reste dans des situations qui ne nous conviennent absolument pas. On reste là-dedans, on est habitués. On s’est adaptés. Et c’est pour ça que le petit « Post-it », il change de couleur, il change de place, il change de « font » ou « whatever ». Et c’est écrit dessus… Puis en fait, à date, la phrase la façon que tu veux, mais c’est: en ce moment, dans le moment présent, si je m’aimais à 100 %, qu’est-ce que je ferais maintenant? Et fais-le. Et parce que, si je m’aimais à 100 % maintenant, c’est quand on est justement dans une espèce de spirale, on n’est plus dans l’amour de soi, on est comme complètement déconnectés. Alors c’est comme une petite phrase pour se ramener à soi. Et ce que ça fait, c’est qu’à chaque fois que tu vais à la toilette, tu te poses la question. Tu y vas à la toilette, tu vas y aller à la toilette, c’est sûr et certain. C’est comme la meilleure place.

Ce n’est pas ça l’action (rires).

C’est sûr que tu vas y aller, ça fait que c’est comme la meilleure place pour le faire. Puis, comme je te dis, à ce moment-là, tu fais juste laisser monter qu’est-ce qui est là. Puis si ce que tu laisses monter qui est là, c’est comme OK, bien moi, ce soir, là, je ne fais pas le souper, je me commande de la pizza. Bien ça peut être juste ça, le plaisir. Ça peut être juste ça le moment que tu te donnes pour toi. Tu sais, ça n’a pas besoin d’être gigantesque. Ça fait que vraiment, pour quelqu’un qui a déconnecté de son propre plaisir, qui a déconnecté de ses sens, puis de son essence, tellement qu’elle est dans la performance puis le tourbillon de la vie, bien ce petit défi-là du « Post-it » que tu mets sur le bord de la toilette, tu vas y aller, c’est ça, tu y vas 10-15 fois par jour. J’exagère peut-être, peut-être pas, je ne le sais pas.

Je ne sais pas, peut-être pas 15! (rires)

Je n’ai jamais calculé, en fait (rires). Peut-être pas 15, mais tu sais… Mais c’est ça. C’est comme juste une question que tu te poses. Puis si c’est de prendre un grand verre d’eau, bien ce sera de prendre un grand verre d’eau. Puis si c’est juste de se mettre finalement de la crème sur les mains, bien ce sera ça, de se mettre de la crème sur les mains.

D’aller prendre une bouffée d’air frais, regarder par la fenêtre, ça peut être plein de petites affaires comme ça.

Tu sais, d’aller respirer le soleil. Tu sais, des fois, quand je vois que je manque d’énergie, je me mets le visage devant la fenêtre. Puis même s’il fait nuageux, je vais juste prendre des respirations en imaginant que je respire le soleil, les rayons du soleil qui viennent me réénergiser. Ça fait que c’est plein de petites choses comme ça. Puis plus qu’on le pratique, plus que ça monte rapidement. Ça fait que c’est mon petit truc.

Ah, j’ai hâte d’essayer ça! Je vais m’y mettre. Kali, comment on fait pour travailler avec toi, tu sais, comme, en apprendre plus sur ton univers, te découvrir un peu plus profondément, comme ça, genre, dans ton monde?

Bien en fait, moi, je suis très active sur Instagram. C’est vraiment la plateforme que j’aime le plus. Ça amène plusieurs possibilités et c’est vraiment là. Puis tu sais, je joue beaucoup, je joue avec des sujets qui sont tabous, des sujets qui sont crus, mais toujours reliés avec l’amour. Bien, l’amour puis l’humour. Tu sais, comme je disais, le plaisir, il est là. C’est important. Ça fait que vraiment, Instagram, c’est une super plateforme pour venir me découvrir. Il y a aussi mon site web, kaliyoni.com, que là, tu as tout ce qu’il faut. Parce qu’en réalité, tu sais, je parlais de la broderie en début d’émission, puis maintenant, je ne fais plus moi-même les broderies des guérisons pour les gens, mais c’est des coffrets rituels de guérison que les gens peuvent se réapproprier leur pouvoir et faire eux-mêmes comme ça, bien accompagnés, bien sûr, par toutes les instructions et tout ce qu’il y a dans le coffret, pour se réapproprier leur pouvoir et se permettre des guérisons. Même si tu n’as jamais brodé de ta vie, tu vas être capable, je te le garantis. J’ai testé avec ma fille de 5 ans.

« Nice »!

Et c’est ça, c’est une façon. Puis aussi, j’ai des cercles que j’appelle les cercles des lumineuses. Puis ça, c’est comme des programmes de cohortes que là, on rentre vraiment dans cet univers-là, puis on rentre dans cette réappropriation de soi, de son plaisir et de son pouvoir. Et prochainement, je vais même offrir un membership, dans le fond. Ça fait que ça va être vraiment, que tu es accompagnée pas à pas pendant soit un mois, trois mois ou un an, avec, tu sais, tous les enseignements, les trucs, les défis. Et c’est toujours des programmes qui sont, j’oublie toujours le mot, mais c’est de l’expérience. On explore, on est comme aventurier de notre propre espace. Ça fait que ce n’est rien de… Je ne suis jamais dans la lourdeur intellectuelle, même si c’est super important. Puis, en bout de ligne, ça y va, mais ce n’est pas ça. C’est vraiment quelque chose de plus dynamique et agréable, dans le fond. Alors, ce membership-là, j’ai très, très hâte. Ça fait super longtemps qu’on en parle. Ça fait que là, ça, ça s’en vient prochainement, un petit peu avant l’hiver, d’après moi, que ça va arriver.

Magnifique! Ça va être cool!

Ça va être extraordinaire! Puis l’autre chose extraordinaire, aussi, c’est un programme qui a du « sens sualité ». Donc, c’est vraiment un programme pour explorer à fond ses sens, à son propre rythme, et pouvoir justement s’amuser puis vibrer à travers ça puis être dans le moment présent. Puis, tu sais, réellement se réapproprier son plaisir, puis l’amour de soi.

Ah, c’est tellement beau!

Ça s’en vient!

En tout cas, j’adore te suivre sur Instagram, c’est toujours un petit rayon de soleil dans notre journée. Puis tes « reels » sont cools, aussi!

Ha ha ha! Je m’amuse, justement, c’est ça, je m’amuse! Je ne pensais pas que je trouverais ça le « fun »!

Non? Bien, tu t’es lancée, puis c’est bon, c’est le « fun », c’est le fun à voir! Kali, merci beaucoup, beaucoup, beaucoup pour cette conversation. Je trouve ça fascinant ce que tu fais, je trouve ça fascinant comment aussi tu es arrivée à ces prises de conscience là puis de juste assumer, dans le fond, cette transformation, ce changement que tu veux voir chez les femmes, c’est super beau à voir. Donc, merci encore une fois pour tous ces partages, puis aussi pour nous avoir fait reconnecter, pendant ce temps-ci, au moins, à ce pouvoir dans le plaisir.

Merci à toi pour l’invitation! J’ai adoré ce moment-là, puis je souhaite à toi puis à toutes les personnes qui écoutent de retrouver, justement, cet amour-là de soi puis ce plaisir-là en faisant le petit défi de toilette. (rires) Merci!

Salut les ambitieuses! J’aimerais faire de ce podcast une plateforme d’échanges et de réflexion autour de ce que ça veut dire être une femme et avoir du succès aujourd’hui. Si tu connais une femme dont le parcours inspirant aurait intérêt à être partagé, ou si toi-même pourrais nous outiller grâce à ton expertise ou ton expérience, rends-toi sur juliej37.sg-host.com/invité pour m’envoyer les détails. Et finalement, profites-en pour t’abonner à ce podcast afin de ne manquer aucun des épisodes. Et si tu es dans un mode généreux, laisse-moi donc un cinq étoiles pour aider d’autres femmes comme toi à découvrir le podcast. À la prochaine!

/h2>

Ep. 98 Guérir notre relation à soi grâce au plaisir avec Kali de KaliYoni Atelier

Recherche

Bienvenue sur l'ambition au Féminin, ep. 0
À PROPOS DE L’AUTEURE

Cynthia Pothier

Laisser un commentaire

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest

Share This