Ep. 82 Optimiser son contenu audio : pourquoi et comment améliorer son référencement avec Myriam Jessier

Ep. 82 Optimiser son contenu audio : pourquoi et comment améliorer son référencement avec Myriam Jessier

La question que la plupart des entreprises ou créateurs de contenu se posent de nos jours – et avec raison! – est : comment s’assurer que notre contenu continue d’être recherché et trouvé alors que les modes de consommation de l’information passent rapidement du textuel à l’audio et au visuel?

En effet, le contenu audio semble être devenu cette nouvelle panacée de la création de contenu.

La démocratisation du podcast a donné de nouvelles opportunités pour les marques de créer des communautés tissées serrées autour de la nouvelle intimité qu’il est possible d’initier en donnant rendez-vous à nos clients semaines après semaine dans leurs oreilles.

Mais l’audio ne se limite pas qu’au podcasting.

Les assistants vocaux comme Siri et Alexa, ainsi que les plateformes comme YouTube et Spotify, font désormais partie de nos paysages auditifs quotidiens.

Pour répondre à la question de comment optimiser son contenu audio, j’ai réinvité sur le podcast Myriam Jessier.

Après être venue parler plus largement de notoriété de marque, de référencement et de SEO, elle nous revient avec des conseils pour tirer parti des développements majeurs que les grandes compagnies web comme Google effectuent pour faciliter l’accessibilité au contenu audio par leurs utilisateurs.

Dans l’épisode d’aujourd’hui, on discute notamment de :

  • la petite histoire de l’optimisation audio
  • la relation entre le texte et l’audio pour le référencement (SEO)
  • la différence entre recherche vocale et recherche écrite pour un moteur de recherche
  • est-ce que ça veut dire qu’on doit penser au SEO quand on parle?
  • comment concrètement on peut optimiser notre contenu audio?

Écoute l’épisode juste ici :

Penses-tu mettre des efforts dans les prochaines années à créer du contenu audio ? Dis-nous si cet épisode t’a aidé à y voir plus clair !

À propos de Myriam Jessier

Myriam Jessier est diplômée de la Sorbonne. Elle a un beau papier qui dit qu’elle s’y connaît en sociologie et un autre pour annoncer qu’elle est pas pire en relations internationales (spécialité monde anglophone oh yeah). Mais dans la vie, sa carrière consiste à optimiser des sites web pour les robots, les humains et tout ce qu’il y a entre les deux (on ne veut pas briser le coeur d’Alexa quand même !).

Mentionné dans cet épisode :

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    Transcription de l’épisode 82

    Ep. 82 Optimiser son contenu audio – pourquoi et comment ameliorer son referencement avec Myriam Jessier.mp3 – powered by Happy Scribe

    Et si je te ramène hors du monde des podcasts, il faut aussi qu’on se dise la vérité. Les assistants vocaux ou autres, parce qu’il y a des assistants visuels maintenant, ça fait longtemps qu’ils ont débarqué. C’est juste qu’on commence de plus en plus à les utiliser. Et il y a une réalité très concrète avec ce que tu viens de dire. C’est différent, l’audio. Et oui, c’est différent. Pourquoi? Parce qu’on ne parle pas comme on écrit en fait.

    Et on ne se comporte pas nécessairement de la même manière sur ce canal-là. Une recherche vocale, elle n’est pas structurée comme une recherche texte. Donc, par exemple, moi, je le vois quand je dis alors les mots fatidiques « OK… Et puis, moteur de recherche très connu », je lance mon assistant qui d’ailleurs est non loin de moi, et il me donne une réponse. Et mes questions ne sont pas les mêmes qu’à l’écrit.

    Vous écoutez L’ambition au féminin, épisode 82.

    Salut les ambitieuses! Comment vous allez, aujourd’hui? Je suis contente de vous retrouver pour notre rendez vous hebdomadaire dans lequel on parle d’ambition au féminin. Je vous avoue que ces temps ci, la création de contenu, c’est ce qui me garde assez disciplinée parce qu’on dirait que tout ce qui est réseaux sociaux, répondre à des courriels… Vu que je suis en train de créer une nouvelle offre, j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de tâches et de choses à faire…

    Mes priorités sont très chamboulées en ce moment et j’ai beaucoup de misère, je dois vous avouer, à rester plutôt présente sur mes plateformes secondaires, comme par exemple Instagram et même récemment, j’ai de la difficulté à garder mon rythme sur LinkedIn. Mais, le podcast, par contre, c’est mon rendez vous officiel. Dans le fond, mon infolettre, j’essaye aussi vraiment de rester la plus constante possible, parce que si vous suivez mon contenu, vous savez que la constance reste une des clés de la réussite de tout ce qu’on fait en terme de marketing de contenu.

    Mais c’est sûr que l’on ne doit jamais mettre la constance au-delà de la pertinence. Et je pense que c’est ce que je ressens ces temps-ci un peu avec les réseaux sociaux. Il y a beaucoup trop qui se passe en ce moment puis je ne me sens pas vraiment dans la vibe de partager à ce niveau-là. Je ne sais pas si c’est quelque chose que vous vivez et si vous vous reconnaissez dans ce que je dis, mais je voulais vous le partager parce que je pense que c’est important qu’on parle aussi de ces espèces de creux…

    quand on crée du contenu. Mais bref, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Peut être pour un prochain épisode de quoi faire quand, justement, on a de la difficulté à rester constante. Laissez-moi savoir si c’est un sujet qui vous intéresse. Autrement aujourd’hui, on a un sujet tout aussi fascinant, avec une invitée que j’ai pour la deuxième fois cette fois sur l’ambition au féminin. Myriam Jessier qui est venue nous parler d’optimisation de contenu audio.

    Et quand on parle de contenu audio, je parle autant de podcast comme celui que vous écoutez aujourd’hui, mais aussi de moteurs de recherche vocaux comme par exemple Siri et Alexa, qui font de plus en plus partie de nos quotidiens. Et qu’est ce que ça veut dire en termes de référencement? Qu’est ce que ça veut dire en termes de contenu? Qu’est ce que ça veut dire aussi en termes de comment on crée le contenu, comment on le pense et comment notre lectorat, nos auditeurs, interagissent, nos clients, interagissent avec ce contenu.

    Ça faisait longtemps que j’avais envie de parler de ce sujet-là, mais quand j’ai fait la première entrevue où on parlait plus de SEO avec avec Myriam, – je vais vous mettre le lien ici, naturellement – j’ai tout de suite eu cette idée qu’on voulait continuer la conversation parce que le contenu se présente sous plusieurs formes, de plus en plus, et de voir comment les machines, comment les moteurs de recherche apprennent à analyser, ce contenu-là, c’est juste absolument fascinant…

    Et pour nous qui devons être présents, qui utilisons le contenu pour se faire reconnaître, se faire voir, pour se démarquer, ça devient important aussi qu’on comprenne comment ces différentes plateformes évoluent. Et qu’est ce que ça dit aussi sur les nouvelles habitudes de consommation de contenu. Donc, je vous représente, Myriam, si vous n’avez pas encore écouté notre première entrevue, ce que je vous encourage quand même fortement à faire parce qu’il y avait beaucoup de bonnes bases pour le sujet dont on va parler aujourd’hui, qui, on s’entend, est un petit peu plus technique qu’à l’habitude.

    Mais je pense que c’est important dans l’environnement dans lequel on évolue qu’on continue à pousser aussi tout ce qui est au niveau, au niveau tactique, plus stratégique. Donc, Myriam Jessier est diplômée de la Sorbonne. Elle a un beau papier qui dit qu’elle s’y connaît en sociologie et un autre pour annoncer qu’elle n’est pas pire en relations internationales, spécialité monde anglophone, oh yeah! Mais dans la vie, sa carrière consiste à optimiser des sites web pour les robots, les humains et tout ce qu’il y a entre les deux.

    (On ne veut pas briser le cœur d’Alexa quand même.) Alexa, avec qui Myriam a une belle relation. Et vous allez, je pense, la découvrir à travers cette entrevue-là aussi. Et, bien voilà! J’ai tellement hâte de savoir ce que vous avez pensé de cette conversation-là. Une conversation riche, passionnée aussi. Parce qu’on parle, on parle vraiment de tout un champ d’intervention au niveau de l’optimisation audio, que ce soit le podcast, comme j’ai dit, mais les autres plateformes aussi…

    Et qu’est ce que ça veut dire par rapport à notre contenu. Alors, sans plus attendre, je vous laisse avec Myriam Jessier. Et on se dit à très vite!

    Salut Myriam! Re-bienvenue sur l’ambition au féminin. Je suis contente de te reparler. J’ai tellement aimé notre première conversation que j’étais comme encore sous le charme, la dopamine, de pouvoir avoir cette deuxième conversation avec toi.

    Écoute, il en va de même de mon côté! Je ne savais pas que le retour serait aussi positif pour ma première intervention. Et suite à ça, on s’est rendu compte toutes les deux qu’on avait beaucoup à se dire en fait.

    Oui, absolument! Puis aujourd’hui, je veux qu’on parle d’un sujet qui n’est pas tant abordé encore parce que c’est relativement… Bien, ce n’est pas très nouveau, mais dans beaucoup de conversations autour du branding, autour de la notoriété web, on en est encore aux balbutiements de tout ce qui est l’utilisation du contenu audio.

    Et pourtant, le podcast est de plus en plus un compagnon de notre vie. Donc… ben podcasts, Spotify et toutes les autres plateformes qui sont beaucoup dans nos oreilles. Et je voulais qu’on commence peut être notre conversation avec une question ouverte à savoir si est-cce que tu penses que l’audio, c’est… une mode ou c’est vraiment cette nouvelle panacée de la création de contenu de marque qu’on promet.

    Je pense que c’est un peu des deux. Et c’est là où ça devient vraiment flou, et c’est là où il faut vraiment savoir comment tirer parti de l’audio quand on a une marque. Je te laisses rebondir…

    Vas-y, vas-y, non, je suis intriguée, je suis curieuse.

    J’ai un petit trivia pour toi. En octobre 2020, j’ai reçu une infolettre que je trouve très intéressante. En fait, je la reçois tous les mois, et ça me tient au courant de toutes les nouveautés. Le mot-clé « podcast hosting », donc l’hébergement de podcasts, et bien les recherches sur Google ont augmenté de 275% au cours des cinq dernières années.

    Aujourd’hui, Ellison Research estime que 37% des Américains écoutent au moins un podcast par mois. Donc ça, c’est de la régularité, ce dont on parle. Ce n’est pas vraiment une tendance mode qui va s’effacer. On a intégré le contenu audio dans notre vie. Par le passé, si je fais un lien aux années 80, 90, 2000, il y a des chercheurs en France qui ont fait des études pour comprendre comment est-ce que les gens utilisaient la télé. Et la plupart du temps, les gens pouvaient l’utiliser activement, mais aussi passivement, comme tapisserie audio.

    Et bien de plus en plus, les podcasts prennent cette place là dans notre monde parce que c’est à la demande, il n’y a pas nécessairement besoin d’avoir des visuels, et surtout, les assistants peuvent nous laisser écouter ces podcasts sans aucun problème, juste avec une commande vocale. Maintenant, je continue sur ma lancée! Parce que, visiblement, il y a plus de 850 mille podcasts actifs. Alors moi, ma question, c’est comment ils ont recensé ça? Parce que moi, j’ai l’impression qu’il y en a encore plus. Et ça recoupe un autre mouvement.

    On s’est rendu compte que l’avenir des créateurs, c’est les communautés. Donc beaucoup de marques font ce qu’elles faisaient au début des années 2000 avec les réseaux sociaux. Beaucoup de marques créent des communautés dédiées via des podcasts. Donc, parmi les marques, il y en a qui sont de plus en plus présentes, en fait, via des podcasts de marque qui donnent des conseils concrets. Il n’y a pas que les blogueurs qui se sont « recyclés » dans l’audio.

    Il y a beaucoup, beaucoup de monde qui débarque. Donc ça crée beaucoup plus de nouvelles possibilités aussi, parce qu’il y a beaucoup plus de créativité, mais aussi plus d’outils.

    Ouais, je trouve ça super intéressant parce que bon, moi, là où j’en avais entendu – j’en avais pas entendu parler pour la première fois, je pense que j’avais déjà cette idée des Américains qui… il y avait Pat Flynn, il y a beaucoup de gens qui ont été très des early adopters dans le monde du podcasting – mais j’avais lu Crushing It de Gary Vaynerchuck, et là-dedans il disait que s’il y a un truc dans lequel tu dois investir dans les prochaines années, c’est vraiment tout ce qui est audio.

    Parce que vraiment, avec tout ce qui est Alexa… C’est encore un champ un peu non colonisé pour utiliser un terme…

    C’est le Far West!

    Et donc il y a encore de l’espace à investir avec notre signature audio, avec notre contenu audio, avec tout ce qui est axé sur la recherche audio aussi. Là, y’a plein de choses qui me viennent en tête parce que d’un côté genre, j’aime ce que tu dis par rapport à la tapisserie audio… D’un autre côté, j’étais comme…

    C’est quoi la différence avec la radio? Parce que j’ai pas l’impression que… Ben, moi, j’ai jamais été une amatrice de talk show, de talk radio, de radio parlée, mais l’idée que tu as amenée avec la communauté, avec le choix qu’on peut aussi s’approprier ce genre de contenu, ça vient aussi avec son degré d’intimité avec le créateur ou avec la marque qu’on n’a pas nécessairement dans la radio.

    C’est exactement ça. Et honnêtement, en ce moment, je le vis pleinement à choisir entre des radios… Alors j’ai une petite anecdote : est ce que tu es au courant de la fausse crise nucléaire d’Hawaii?

    Hmm, non.

    Alors, en 2017… Je crois que c’est en 2017. J’ai décidé de prendre mes premières vacances en tant que pigiste. Je ne sais plus si c’était 2017 ou 2018 et… J’arrive à Hawaï pour voir ma famille (parce que j’ai grandi là-bas). Et ma première journée à Hawaï a commencé par une visite au Costco et tout le monde était nerveux. Mais nerveux! Et on a fini par demander c’est quoi cette nervosité? Et le caissier nous a dit : Ben en fait, il y a un missile nucléaire qui arrive de la Corée du Nord vers Hawaï. Et on attend la confirmation.

    Donc le gouvernement a lâché une alerte, et on attend la confirmation si c’est vrai, et on se fait pulvériser d’ici quelques minutes ou si c’est faux, une fausse alerte. Et je me suis retrouvé sur l’autoroute en mode Zombie Land, pour ceux qui ce film de zombies, avec ma mère et mon conjoint! Et je peux dire une chose : la seule chanson qu’on arrivait à entendre à Hawaï à l’époque, c’était une chanson de Rihanna où elle beugle. Wooohoooo! Non-Stop! Pour moi, c’était ça.

    J’étais bloquée par la voiture. J’entendais une chanson pareille, je me suis dit c’est ça que je vais entendre pour tout le reste de ma vie. Non, non, non. Non! Donc, il y a pas mal de monde qui, pour des raisons moins extrêmes que moi, se retrouve bloqué dans une voiture à devoir meubler ce temps qui est considéré comme mort. Est-ce que tu veux entendre 40 fois la même chanson? Ou est=ce que tu voudrais peut être faire quelque chose d’utile avec ce temps-là? Peut-être que tu voudrais rigoler avec ce temps-là.

    Peut-être que tu n’as pas la tête à choisir quelle est la musique que tu vas écouter, en fait. Peut-être que tu veux retrouver un petit peu de confort dans cette situation inconfortable. Et c’est là que les podcasts prennent tout leur sens.

    Oui, il y a quelque chose de très, de très corporel, je trouve, dans le podcast. Moi, j’écoute beaucoup de podcast en marchant, puis ça, ça me fait… c’est tout le temps rempli d’idées.

    Oui, ça active le cerveau.

    Ouais, ouais, absolument.

    Et si je te ramène hors du monde des podcasts, il faut aussi qu’on se dise la vérité. Les assistants vocaux ou autres, parce qu’il y a des assistants visuels maintenant, ben ça fait longtemps qu’ils ont débarqué. C’est juste qu’on commence de plus en plus à les utiliser. Et il y a une réalité très concrète avec ce que tu viens de dire. C’est différent, l’audio. Et oui, c’est différent. Pourquoi? Parce qu’on ne parle pas comme on écrit en fait.

    Et on ne se comporte pas nécessairement de la même manière sur ce canal-là. Une recherche vocale, elle n’est pas structurée comme une recherche texte. Donc, par exemple, moi, je le vois quand je dis alors les mots fatidiques « OK… Et puis (moteur de recherche très connu) ». Je lance mon assistant, qui d’ailleurs est non loin de moi, et il me donne une réponse. Et mes questions ne sont pas les mêmes qu’à l’écrit. J’ai été déjà entraîné par la machine de Google à être plus polie, parce que souvent, on a tendance à juste exiger des choses comme un empereur romain. Et, de temps en temps…

    Mais Google va répondre en disant « Tu ne peux pas être un petit peu plus polie, s’il te plaît? ». Oui, oui, c’est un échange! Ce sont les chercheurs de Google qui se sont rendus compte que les gens étaient trop méchants avec cet assistant ou que les gens étaient très polis avec parce qu’ils le traitaient comme un animal de compagnie, comme un membre de la famille, en fait. Laisse-moi te dire ce qui se passe quand on dit à Google, parce que moi je lui dis souvent, hein, « Donne-moi la meilleure recette de poutine ».

    Il va me lire la recette étape par étape. Je dis : « Allez, je suis prête. La suite? La suite? Non, skip, donne-moi, les ingrédients, STP. » Donc ça, c’est très utile parce que mes mains, elles, sont occupées. Il y a une espèce de matrice de quand-est-ce qu’on va utiliser l’audio. Donc, si j’ai les mains, par exemple, dans l’évier à nettoyer quelque chose, je vais faire une commande audio.

    Si, par exemple, je suis affalée sur le sofa, eh bien maintenant, je peux hurler des commandes du genre : « J’ai besoin que la lumière du salon soit à 20 % d’intensité et couleur magenta. » Et ça marche. Écoute!

    Magique.

    Allons y! C’est limite Harry Potter! C’est fabuleux! Mais, il y a tout un processus derrière. Donc ce processus, il est positif et il est négatif. Parce que d’où viennent les réponses de Google, par exemple? Et bien, Google Assistant va aller chercher ces réponses-là dans ce qu’on appelle les résultats zéro, la position zéro. Est ce que tu sais ce que c’est?

    On en avait glissé un mot dans le premier épisode qu’on a fait ensemble. Mais si tu peux nous rappeler rapidement qu’est-ce que c’est?

    Souvent, quand on va taper quelque chose, comme par exemple : « la meilleure recette de pancakes fluffy », réelle requête de la part de Myriam Jessier. Je les aime extra fluffy, sinon il n’y a pas de pancakes. Et bien, on se retrouve avec une recette qui, des fois, s’affiche d’office dans une boîte tout au dessus des résultats et un peu limite lire les ingrédients et lire les prochaines étapes.

    Et bien, Google utilise ça pour les réponses vocales. Donc, le problème avec ça, c’est que la plupart des entreprises qui se positionnent en position zéro se rendent compte que les clics ne sont pas là. Et on ne peut pas mesurer nécessairement à 100% l’impact de se retrouver en position zéro. On sait juste qu’il y a moins de trafic sur le site et qu’on n’est pas contente. Mais, ça renforce la position d’une marque en tant qu’expert parce qu’on te voit tout le temps popper, on commence à te connaître et en plus, on sait qu’au niveau du Far West, eh bien peut être qu’on est en train de devenir un pionnier.

    Donc, le processus n’est pas aussi simple qu’on le pense. La première chose qui arrive, c’est que la machine doit savoir quand tu lui parles. Ensuite, elle doit enregistrer ce que tu lui dis et après, le processus embarque. Il y a une analyse préliminaire, donc on retranscrit la parole. Donc, ça veut dire que Google va prendre pied avec ça aussi, hein.

    Google va prendre la commande, donc elle est enregistrée, elle est envoyée chez Google et là, il y a une transcription qui se fait au format texte. Ensuite, on détecte les demandes. Donc, il y a une analyse du texte pour comprendre ce que la personne voulait. Et après, une fois que ça c’est bien compris, Google va connecter à des sources tierces, comme les moteurs de recherche, pour trouver des infos pertinentes pour répondre. La dernière étape, eh bien, on prend les contenus textes ou les autres contenus (parce que des fois, c’est des contenus vidéo) et on traduit l’information en format digestible qui répond à l’intention de l’utilisateur. Donc, si je reprends ça, si j’utilise une Google App qui est embarquée avec le côté visuel, donc j’en ai une qui me montre littéralement des choses, et bien des fois, ça va me jouer des vidéos. Des fois, je peux appuyer sur un bouton pour appuyer sur « next ». Mais si je suis juste avec un assistant vocal comme la petite Google Home, qui ,en gros, ça ressemble à une petite dragée, là… Et bien ça, il n’y a pas de contenu vidéo qu’on va montrer. Il va falloir obligatoirement toujours traduire l’information en un format digestible qui est un format texte.

    Intéressant parce que ça mène à la question de la relation entre texte et audio pour ce type de référencement-là, parce que justement, quand je lisais à propos de… Quand je lisais le livre de Vaynerchuk, puis tu vas rire, mais j’ai seulement sur ma to do sur Notion, ça fait des mois que j’ai « Optimiser mon show pour Siri et Alexa ».

    La première chose que je peux te conseiller pour optimiser ton show pour Siri et Alexa, c’est de soumettre des transcripts. Pourquoi est-ce qu’on veut faire ça? Il faut le savoir. Un transcript, par exemple, tu donnais l’exemple de Pat Flynn, je pense qu’il le fait. Je sais que Neil Patel le faisaist pendant un temps. Si je cite ces hommes-là, c’est juste parce qu’ils sont très en vue, mais ce n’est pas nécessairement ma source favorite d’inspiration.

    C’est juste intéressant de les voir aller, juste parce que j’en entends trop parler Et euh, ça me fatigue un petit peu. J’aimerais bien donner de la visibilité à des gens locaux, si possible. Donc, si on a des petits génies qui sont très affairés à optimiser la recherche vocale, contactez Tatiana ou moi, on aimerait vraiment vous parler.

    Oui, absolument!

    Et la réalité avec tout ça, c’est que les machines sont maintenant capables d’interpréter ce qu’on dit. Pendant des années, au tout début, tout début, tout début, la transcription a commencé avec les fans de shows.

    Pourquoi? Parce que souvent, le show se retrouve en ligne aux États-Unis ou disponible… Donc, là, je parle vraiment de début 2000… Et on se retrouve à devoir attendre des mois que ça soit traduit en français de France ou québécois. Et il y a des fans qui offraient des sous titres, en fait, qui faisaient la transcription, qui traduisaient. Et donc YouTube à fait : « Hmmm, c’est une bonne idée, ça! » Donc youTube a passé des années à analyser les vidéos uploadées, donner du feedback, demander aux gens ce qui se passe…

    Demander aux gens de soumettre, on peut soumettre un transcript de sa vidéo sur YouTube. Et maintenant, il y a des algorithmes qui sont capables de détecter les voix et de comprendre ce qui est dit. Maintenant, ça coûte de moins en moins cher de retranscrire les choses, mais c’est une très, très bonne astuce de soumettre le transcrit parce que là, tu es sûr que c’est pas mal interprété. Parce que, bien entendu, le français est un petit peu moins bien compris.

    C’est plus nuancé, on va dire, et donc des fois, je vois des transcript où c’est une aventure sous acide de lire le transcript tellement c’est pas logique.

    Surtout nous avec nos accents et nos anglicismes et tout ce qui vient avec, j’imagine.

    Exactement! C’est une des choses que j’ai remarquée. En fait, dès qu’on parle avec une intonation un peu différente, un anglicisme ou une des choses qui me rend folle dans la retranscription de Google, c’est que si je vais taper le mot « stationnement », il va me corriger dans Google avec « parking ». Non stop.

    « S’il te plaît, ne localise pas les choses. On est pas en France ici. » Donc si, je retourne là-dedans, le transcript, c’est la meilleure aide. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de monde qui les soumet ou qui les met dans des articles en dessous. C’est que c’est beaucoup plus… Ça rend les choses beaucoup plus accessibles. Ça, c’est le premier conseil.

    Puis ça aide la machine à mieux apprendre aussi. Différentes langues, différentes intonations.

    Exactement. Et j’aurais bien aimé faire un loopback aussi sur « mais quel type de contenu se retrouve dans la position zéro ». Puisque la position 0 est contrôlée par Google ou sinon ça t’est accordé. Donc, si c’est contrôlé par Google, par exemple, dès qu’il faut y avoir une petite réponse… « 10 fois 5 », ça va être ce qu’on appelle un quick answer, c’est Google qui va te le donner. Ou sinon, des fois, ça va être, par exemple, « quel âge a Betty White? » c’est Google, tu vas te le donner dans la answer box.

    Mais, si toi, tu es en position 0 avec ce qu’on appelle un feature snippet – donc c’est vraiment Google qui prend une portion de ton site web et qu’il affiche – bien souvent ça va être des paragraphes. Donc c’est des réponses, par exemple, « Quelle est la date limite d’un RÉER? Ou pour déposer dans le RÉER? » (C’était au mois de mars, hein!) Google va laisser, admettons, les Fonds FTQ te donner cette réponse. Si on demande, par exemple, quel est le meilleur four à pizza, et bien peut-être que Google va te fournir un tableau comparatif.

    Je dis ça parce que les pizzas faites à la maison, c’est été à mon avis, ça va exploser. Durant la pandémie, ça a explosé tout court les achats de fours à pizza. Donc renseignez-vous bien avec un tableau! Et le dernier point, c’est par exemple si toi tu décides de lister les meilleures entreprises féminines au Québec. Eh bien, cette liste-là peut se retrouver affichée dans le résultat aussi.

    Donc ça, ça donne déjà beaucoup plus d’idées sur quels types de contenu on veut optimiser pour l’audio et c’est pas mal important. Donc…

    Là, une petite question pendant qu’on est là-dessus. Est-ce que ça serait le même type d’optimisation que si on l’optimisait pour le texte? Parce que là, tu as dit que les questions sont…

    100%.

    …différentes à l’audio qu’au niveau blogue.

    100%. 100%. Donc après, si tu as des épisodes de podcast, on va en parler dans quelques minutes, mais Google propose de soumettre son podcast directement dans Google pour l’afficher de manière très enrichie et afficher les résultats de podcast.

    Ou littéralement, tu as des résultats… Quand tu cherches, par exemple le podcast de Joe Rogan, littératlement tu peux appuyer sur un bouton depuis les résultats pour le jouer.

    Oui, mais c’est ça, c’est ça. C’est vraiment là-dedans que je cherchais ce type… bon, qu’il fallait que je fasse des recherches là-dedans. Parce que quand je lisais le livre dont je parlais, ça disait, tsé, tu es en train de te brosser les dents, puis tu peux juste dire : « Je veux savoir, mettons. Je veux écouter le dernier épisode de Rogan. Ou je veux avoir ma dernière information financière donnée par telle source, par tel blogueur » ou quelque chose comme ça.

    Alors je vais un petit peu skipper à ce moment-là et on va parler de… On peut soumettre son podcast à Google de deux manières. On peut le soumettre en mode DIY soi-même ou bien passer par une plateforme payante dédiée. L’avantage des plateformes payantes, c’est que, bien entendu, ils se chargent de tout et surtout, ils te soumettent à différents… Ils soumettent ton flux à différents partenaires, pas seulement Google. Donc il y a des conditions d’éligibilité si tu veux te soumettre à Google. Il y a des pré requis techniques.

    Donc, il faut un flux RSS valide qui décrit ton podcast conformément aux spécifications RSS 2.0. On ne panique pas. Il ne faut pas les connaître par cœur. Il faut juste se renseigner. Il y a de la documentation là-dessus et c’est vraiment une petite checklist. Il faut que le flux contienne au moins un épisode. Donc, si quelqu’un veut s’avancer et soumettre un flux avant d’avoir du contenu, ça ne marche pas.

    Et il y a des spécifications techniques qui sont liées aux épisodes et au format. Donc, tu ne peux pas soumettre n’importe quel format. Y a vraiment des enjeux par rapport à ça. Et dernier point, tu dois avoir sur ton site une page d’accueil dédiée à ton podcast. La page d’accueil doit inclure un élément qui renvoie vers le flux RSS. Donc. Pas de panique, j’ai un lien vers les consignes officielles, on va le communiquer, mais le but du jeu, c’est de rentrer, de mettre son pied dans la porte et de soumettre ça à Google.

    Une fois que c’est fait, et bien on peut savoir comment ça performe via le Google Podcast Manager. Donc ça, c’est vraiment quelque chose qui… C’est comme la Google Search Console pour les sites Web, mais c’est pour les gens qui ont un podcast. On peut voir la performance dans Google. Donc, il y a le rapport performance, exactement comme dans Google Search Console, mais c’est pour un podcast. Donc, on peut voir les données pour chaque épisode.

    Pour comprendre les habitudes d’écoute. On voit sur quel appareil les gens écoutent et ça permet de valider son podcast et de le rendre plus disponible via Google Search, Google Assistant, mais aussi l’application Google Podcasts. Parce que, bien entendu, il y a différents spots où les podcasts ressortent dans Google.

    Mhm. Non, c’est intéressant. Tu viens de m’ouvrir les yeux sur le fait que je n’ai jamais regardé les stats sur le Google Podcast Manager. Mais effectivement, je viens juste d’ouvrir la page et je suis, comme, WOW! Ça devrait faire partie de mes habitudes.

    Exactement puis il y a un autre élément, bien entendu. Pourquoi est ce que je pense que les podcasts et l’audio, ça va rester? Et bien parce que Google a investi, maintenant, j’ai presque envie de dire des milliards, mais on va rester conservatrices toutes les deux et dire beaucoup, beaucoup, beaucoup de millions pour optimiser tout ça.

    Le but de pouvoir lire ce que je dis aujourd’hui, c’est pour permettre de placer des publicités. Donc, bien entendu, Google s’est rendu compte que pas mal de podcasts ont trouvé des modèles de financement qui sont alternatifs, à savoir des invités sponsorisés, des publicités, tout l’épisode podcasts sponsorisés s’il le faut, etc. etc. Donc maintenant, ils essayent d’étendre leur leur empire parce que, bien entendu, la publicité a pris un énorme coup durant la pandémie, ils ont eu un énorme manque à gagner et là, ils font ce qu’on appelle de la R&D.

    Il se positionne comme le leader du marché de la publicité audio.

    Intéressant, intéressant. J’ai lu un article sur le type de publicité… En fait, ce n’était pas un article, c’était des bonnes pratiques dans le groupe Professionnel.les des médias sociaux et du web du Québec sur quelqu’un qui parlait de pub Spotify, puis des bonnes pratiques par rapport à ça. Je trouvais ça fascinant.

    Ah oui, absolument absolument. C’est quelque chose d’assez incroyable. Et puis, j’ai une petite nuance aussi qui est pour les gens qui sont vraiment obsédés de la recherche comme moi. Il y a une mode qu’on peut voir de plus en plus. C’est que par défaut, le résultat des podcasts lisibles par Google, il ne répertorie que trois épisodes. Ça montre les trois épisodes les plus récents dans les résultats. Mais, quand Google nous permet de cliquer pour voir tous les autres épisodes, on arrive sur le flux d’un podcast donné. Donc t’as tous les épisodes par ordre chronologique. Et l’expérience, elle est pareille sur mobile, donc c’est la même présentation.

    Le but, c’est que les gens puissent consommer le contenu audio directement. Et ça, c’est important. Parce que si, par exemple, il y a des gens comme toi et moi qui, après des années d’expérience, se lancent et disent « Maintenant, je vais apprendre aux autres comment faire ça » et bien une très, très bonne stratégie pour promouvoir des cours en ligne, ça inclut la création de podcasts ou la participation à certains podcasts. L’idée, bien entendu, participer à un podcast, ça paraît logique.

    « Bon, ça fait partie de mon lancement. » Mais si tu crées un mini-cours en format podcast plutôt qu’en format infolettre, eh bien ça marche très bien. Ça marche très, très, très bien. Donc ça, ça m’amène à un autre point un niveau de tendances qui va s’effacer ou réellement tendance qui va durer? C’est que pour moi, par exemple, la façon dont je le vois, rédiger un contenu écrit, ça me prend beaucoup de jus et ça prend beaucoup de temps et de recherche.

    Mais je peux donner vie à ce contenu. Je peux lui donner plusieurs vies, comme un chat. Ça peut être une infographie. Ça peut être un mini-cours via courriel. Ça peut être aussi un podcast. Tout ce qu’il suffit de faire, c’est de se dire : « Bon, je sais qu’on n’écrit pas de la même manière dont on parle. Comment rendre mon ton à l’écrit plus conversationnel pour bien me positionner sur les réseaux, sur les réseaux, au niveau audio, pour les réponses des assistants, mais aussi comment est ce que je peux m’aider moi même à recycler ce contenu? »

    Parce que s’il est rédigé sur un ton conversationnel, je peux quasiment tout simplement le lire et pointer vers ça. Et donc là, ça amène une autre donne aussi. C’est que mettons, hypothétiquement. là, c’est vraiment un exemple, si j’arrive et je viens de participer à un enregistrement avec la cohorte de Quartier Artisans (c’est une très, très belle entreprise pour donner de la visibilité aux artistes et aux artisans locaux au Québec), eh bien, cette vidéo là qui va durer une heure, on va en faire un teaser qui va durer trois minutes.

    Mais peut être qu’on peut en faire aussi des capsules dédiées et peut être qu’on peut extraire les voix qu’on entend pour en faire un transcript. Potentiellement réfléchir : « oK, est ce que ça, c’est bon? On a tout bien lu. Est ce que c’est solide? » Eh bien dire à la personne en charge de l’audiovisuel : « est ce que tu pourrais m’en faire aussi des capsules audio? » Et là, ces efforts là, bien, on les a mis, mais on ne se disperse pas, en fait.

    On arrive enfin à extraire la valeur – pas maximale -, mais la valeur réelle de tous nos efforts marketing en fait.

    Non, le recyclage, le contenu de cette façon, laud, stratégiquement comme ça, c’est une des choses les plus puissantes qu’on peut faire. C’est vraiment une des façons, parce que tout le monde me demande tout le temps comment tu fais pour créer autant de contenu. Mais c’est comme tant de cris. Pas tant que ça, non.

    Mon papa, il avait une expression que j’adorais – il avait d’ailleurs de très, très bonnes expressions – il disait : « Le savoir, c’est comme la confiture. C’est pas une question de combien tu en as, c’est comment tu l’étales complètement sur ta tranche de pain. »

    Exact. Exactement. Exactement. Puis, tu sais, le contenu, même on en train de parler, et puis, tout ce que tu offres en ce moment, c’est du contenu que tu as déjà intégré aussi. Puis que tu es capable de reformuler aussi sous différentes formes. Ça me faisait penser aussi à certains tests que j’avais faits, mais qui n’avaient pas été aussi… Bon, peut-être que ce n’était pas le moment non plus… Mais j’ai un bon exemple qui scripte bien ses épisodes et c’est Alexandra Martel. Tu sais, elle qui fait du contenu audio sur la rédaction persuasive et puis, elle les scripte parce qu’elle veut que ça soit relativement court. Donc je me disais qu’effectivement, dans son cas elle, même si elle n’en a pas en ce moment (mais elle devrait probablement en avoir un), cet article, ce podcast-là, est un article de blog hyper bien structuré. Hyper bien… optimisé.

    Absolument. Et je vais en profiter aussi pour faire une petite dédicace parce que je collabore avec beaucoup, beaucoup de femmes dans différents contextes. Il y a Céline Le Merlu, qui est à la Société des musées du Québec. Donc, elle m’a ouvert les yeux en me disant : « Myriam, ce que tu fais, c’est magique, mais il va falloir un petit peu le structurer. » Pourquoi? Parce que ma spécialité, c’est d’arriver avec un cours déjà monté. Mais je sais très bien quels sont les besoins de mon audience.

    Et quand on m’interrompt pour me dire : « Oui, mais j’ai un problème X! » J’ai quasiment toujours la réponse. Donc, ça devient une situation de stand up, quasiment comme comme le stand up de comédie, mais pour du web. Je réponds à toutes les questions sur un coin de table.

    Tu es comme Siri ou Alexa!

    Oui, littéralement. On me dit souvent Myriam, j’aimerais t’avoir comme collègue sur le bureau d’à côté pour te poser des questions toute la journée. Je trouve ça vraiment très sweet comme compliment, mais c’est aussi quelque chose qui me cause, une terreur profonde. Si jamais j’essaie d’imaginer mes journées à répondre à toutes les questions de tout le monde… Ça paraît exténuant. Et Céline, elle m’a dit : « Il faut que tu aies un scénario. » Donc un scénario, c’est un peu différent d’un script.

    C’est que je me dis : « De diapositives 1 à 5, ça devrait prendre tant de temps pour en parler. De diapositives tant à tant, ça devrait prendre tant de temps. » Donc là, on peut le faire. Pareil pour paragraphe 1 à paragraphe 3. Et donc ça, ça me laisse un petit peu plus de flexibilité pour pouvoir dire que, bon tout n’est pas rentré dedans, on a dépassé le temps, mais on peut aller de l’avant. C’est qu’on ne stresse pas, on respire un grand coup et on sait que… On sait où est-ce qu’on en est.

    Donc, ça, ça m’a permis, pour moi – alors c’est dans le cadre des cours, vraiment des cours personnels – mais ça m’a permis de dire : « Ah ok, on est 15 dans la salle, toi, ça fait trois fois que tu poses la même question. C’est très bien. Je n’ai pas pu y répondre parfaitement, clairement. Malheureusement, on doit passer à autre chose. Ne t’inquiète pas, on va couvrir ça par la suite. »

    Donc ça, ça m’a permis d’être un petit peu plus rigoureuse et moins polie, en fait, pour accomplir plus de choses. Donc ça, c’est déjà le premier point qui aide. Parce que là, on commence à se connaître un petit peu mieux aussi. Se dire OK, réalistement, si je veux faire tout ce que je veux faire, je dois m’organiser. Et si je rebondis là-dessus… Est ce que tu voudrais connaître mes conseils pour optimiser les contenus quand on est une marque qui n’a pas de podcasts et mes conseils quand on a un podcast?

    Ah oui, absolument. Mais avant, je voulais juste revenir… Est-ce qu’il y avait d’autres étapes? Parce que tu nous avais dit que mettre en lien les… pas le script… le transcript?

    Oui!

    Il avait mettre en ligne le transcript, puis après ça, il avait viser la position zéro. Mais il y avait d’autres choses dans cette petite liste que tu voulais nous dire avant qu’on pense à tout ce qui va à l’extérieur du podcast, justement?

    En fait, si on est une marque et on rédige pour la position zéro, le numéro 1, c’est il faut un ton plus conversationnel.

    Donc une des choses qui me gène dans beaucoup d’articles, c’est… Même les articles en marketing web que je vois (souvent c’est des agences de France, en fait) je suis en mode « Oh my God, tu n’es pas en thèse, tu n’es pas en train de défendre tout ton mémoire, là! Respire un coup! Juste arrête d’être aussi professionnel et parle à des humains. » Donc il faut un ton plus conversationnel pour qu’on comprenne bien. Mais il faut aussi des mots-clés un petit peu plus long. Don d’habitude, on a tendance à faire… Je suis la première coupable de ça. Je vais dire, par exemple, comment optimiser un contenu. On va dire comment rédiger pour le SEO. Non, non, non, non. Le vrai problème que les gens ont c’est pas comment rédiger pour le SEO. Ils en ont rien à faire. Par exemple, dans le cadre d’une boutique Shopify, ce qu’ils veulent savoir c’est : comment je rédige ma description de produits dans Shopify? Tout d’un coup, mon mot-clé est beaucoup plus long.

    Beaucoup plus naturel.

    Exactement. Et il faut aussi clarté, contexte et pertinence. Donc, il faut un contenu d’habitude si on veut se positionner en position 0, là, ce qui aide… Donc je ne dis pas que… C’est le 80%, hein. Il y a peut être un 20% des cas qui est différent. Il faut que le titre ou le titre de l’article ou le titre de la section qui va être utilisé pour ça, et bien ça, ça pose une question courante.

    Donc, comme tu m’as entendu, c’est : « comment rédiger une fiche produit dans Shopify ». Après, juste en dessous du titre. On ne fait pas du fla fla. On ne va pas expliquer que Shopify existe depuis tant de temps. Non. On répond à la question, on fournit la définition et après, on peut s’étendre. Mais le but, c’est que Google puisse comprendre. Questions réponses. Et ça, c’est clé.

    Je trouve ça tellement que ça nous enlève un stress dans tout ce qui est autant la rédaction web que la rédaction… Que la création de contenu, point. De penser qu’on doit être des experts à aller chercher les métriques, de toutes les grandes recherches Adwords, etc. pour comprendre ce que notre lecteur ou utilisateur veut entendre. Alors que ça demande juste de se mettre dans la peau de notre avatar et de dire comment est ce qu’il chercherait cette information-là pour arriver à ce qu’il veut accomplir.

    Exactement. Et une des choses qui m’a débloquée depuis la pandémie, c’est que j’avais vraiment peur de ne jamais être assez professionnelle, alors je suis très professionnelle. Donc j’ai commencé à avoir un petit peu plus de fun, parce que, au bout d’un moment… Alors là, je ne sais pas à qui je parle, mais je pense qu’il y a d’autres femmes comme moi. Au bout d’un moment, quand on fait la même chose depuis suffisamment longtemps, on commence à s’amuser, donc on prend des risques et j’en suis rendue là.

    Et les machines en sont rendues là aussi. Si je te parle du contexte des visiteurs audio qu’on a, mais il faut savoir que les machines, elles prennent en compte le contexte géographique. Donc, par exemple, si je dis : « À quelle heure est-ce que le Dollarama de Wellington ferme? » Il va deviner que je suis pas dans une ville qui s’appelle Wellington, en fait. Il va identifier de par mon contexte géographique dans mon compte, que c’est celui qui est sur la rue Wellington, non loin de chez moi.

    Ne t’inquiète pas. La rue Wellington est tellement longue que personne ne pourra identifier nécessairement où j’habite. Ensuite, le contexte applicatif. Est ce que je suis dans une app et que je demande quelque chose à Google? Ou est ce que je demande quelque chose hors contexte? Ça veut dire que si je suis dans l’app, par exemple pour l’assistant, ça va me donner certains résultats par rapport à si j’étais, par exemple, sur mon mobile en train de chercher autre chose…

    Ou si, par exemple, j’utilise Alexa. Il faut savoir, l’application est différente,ben les résultats sont différents. Un contexte visuel aussi. Donc ça…

    Attend, attend, dis-moi. Et ça, c’est parce qu’ils considèrent que t’es dans un contexte de consommation, ce contenu différent?

    C’est deux choses. C’est le contexte, donc ils font leur propre expérience utilisateur, ils optimisent comme ils le souhaitent. Mais toutes les applications n’ont pas nécessairement aussi les mêmes vocations. Par exemple, quand je dis le contexte applicatif, c’est que si je demande ça dans Alexa ou dans Google Home, ça ne va pas être le même résultat. Si je fais une recherche depuis mon mobile en demandant à l’assistant quelque chose, et bien il ne va pas me montrer les mêmes résultats avec la même interface.

    Ça va être différent. Donc c’est quelque chose qui influe sur les résultats, mais aussi la façon dont la requête est prise en charge. Parce qu’encore une fois, on prend en compte le contexte applicatif.

    Oui, parce que la question était plus parce qu’il considère, comme par exemple, que si tu es sur ton mobile, que tu es peut-être en mouvement et donc que…

    Exactement.

    Tu as d’autres habitudes de consommation que si c’est un vidéo, ou quelque chose comme ça, que tu aurais si tu étais dans ta maison en train de demander la même chose.

    C’est 100% ça. Et il y a aussi le contexte personnel. Comme j’ai dit, le contexte géographique est important, mais si, par exemple, moi, j’ai un conjoint et que je demande à mon assistant (parce que je suis enregistrée) d’appeler mon conjoint, il sait quel est le numéro. Si j’ai enregistré mon lieu de travail dans mes favoris, que je lui demande de me trouver un restaurant ouvert, proche du travail, mais il sait comment me satisfaire. Donc ça, c’est assez malade de réfléchir à tout ça, mais c’est aussi effrayant, de se dire Oh My Goodness…

    Comment est ce que je vais faire du marketing alors que moi, je n’ai pas toutes ces informations-là? Bien, le but, c’est encore une fois de retomber sur les personas et de réellement parler à ses clients, de comprendre quels sont leurs besoins et quelles sont leurs habitudes. J’ai une dernière chose à laquelle toi et moi, on a pas pensé nécessairement. Mais il y a le contexte visuel aussi. Donc, si, par exemple, je me balade sur la page de Wikipédia sur mon mobile et que je demande à Google de me montrer des images de Donald…

    Il va me montrer les images de Donald Trump. Il sait que c’est ce Donald-là que je cherche et que ce n’est pas le canard. Donc ça, c’est aussi assez fou, le contexte visuel. C’est que tu peux demander quelque chose et Google va comprendre, malgré toutes les toutes les propositions potentielles de Donald, que vu le contexte visuel où tu es, là, je vais te fournir une photo de quelqu’un qui est trop bronzé et non pas du canard. Ça aussi, c’est des petits trucs auxquels on ne réfléchit pas, mais si on applique ça à quelque chose de concret, de local, eh bien, si je cherche par exemple le meilleur grattoir barbecue au Québec – Google va comprendre que je cherche quelque chose de local – il va me fournir peut-être des images aussi sur mon assistant. Il va me les montrer. Ou sur mon téléphone. Et ça, ça amène. Un autre point, c’est de réfléchir,

    Mon Dieu, mais c’est quoi les types de résultats qui ressortent? Et c’est là où, bien entendu, dans ce podcast, on a discuté du fait qu’il y a des listes. Il y a des paragraphes, il y a des tableaux et il y a différentes choses comme ça qui ressortent. Donc, si… C’est très nébuleux pour les marques, mais si on arrive à se positionner en pionnier sur la recherche vocale, je peux garantir qu’il y a beaucoup, beaucoup à gagner.

    Ça se voit de plus en plus. Ça ne se mesure pas encore parfaitement, mais ça se ressent de plus en plus sur les revenus, en fait.

    Et si on n’a pas de podcast? Vas-y, dis nous tout.

    C’est ça que j’allais poser comme question, c’est que si on n’a pas de podcast, ce qui est mon cas, je suis sans podcast fixe, et bien comment est ce qu’on fait? Et bien, on demande à des gens comme toi, mais on ne demande pas nécessairement n’importe comment. Donc moi, ce que j’aurais aimé qu’on prenne le temps d’aborder, là, maintenant, tout de suite, c’est tes conseils d’experte. Comment est ce qu’on se fait inviter sur un podcast ou comment on met la chance de notre côté?

    On contacte des gens et on se fait quand même inviter. Il y a des invitations qui se font parce que on a de la visibilité et les gens nous connaissent et veulent nous avoir. Et des fois, il y a des invitations qui s’ensuivent de : « Oh mon Dieu, je ne savais même pas que tu existais et c’est impératif qu’on se parle! » Comment est-ce qu’on génère ces deux choses-là? Commence par le premier. Comment est ce que tu as pensé à m’inviter, moi? Utilisons moi comme exemple.

    C’est drôle que tu parles de ça parce que je suis en train de créer ma nouvelle offre de service qui va sortir cet été, puis j’ai un module complet sur ça, qui est ce que moi, j’appelle le content networking ou le networking de contenu. Qui est vraiment, selon moi, sur quoi j’ai basé tout mon travail de contenu depuis le début d’Aime Ta Marque, qui n’était pas nécessairement de juste pour faire du SEO pour du SEO, ou d’écrire du contenu pour écrire du contenu, mais vraiment de voir le lien entre la création de contenu et les relations que tu crées dans ton milieu de travail.

    Parce que, selon moi, ce sont ces relations qui sont vraiment au cœur de ta notoriété. Et c’est intéressant parce que c’est un peu le contexte du SEO dans lequel on parle de crédibilité, si on le transpose à la vraie vie, c’est exactement ça, c’est de créer un réseau d’humains qui vont être capables de dire que tu veux telle information, va voir telle personne, va voir Tatiana ou tu veux telle information va voir Myriam.

    C’est quelque chose que les gens sous-estiment et moi inclus. On dit que le contenu, c’est 20% de préparation et de rédaction et 80% de promotion.

    Et je suis absolument abjecte à planifier ma promotion. Ce qui m’a sauvée, c’est ce fameux réseau-là. C’est que je n’aurais jamais pensé à remonter mes bretelles et débarquer dans ta boîte courriel pour dire : « Tu m’invite, on a des choses à se dire, ça va être utile. »

    Puis ce qui est intéressant c’est comment ce… Tu sais, si tu m’avais écrit. Moi, ça a donné que c’est moi qui t’aie invitée, mais parce que tu m’avais vu passer avec mon contenu ou parce que j’avais déjà vu ton site, ou j’avais vu que t’étais référée par des gens, parce que je voyais le type de formation que tu donnais, tu es, petit à petit, tu es devenue pour moi la référence. Puis vice versa, petit à petit, je suis devenue quelqu’un de crédible avec qui tu sentais qu’on pourrait avoir une conversation.

    Écoute, ça faisait tellement de fois qu’on me disait comment ça se fait que t’es pas encore passée. Mais pour passer, il faut être invitée, non? Et donc j’avais cette gêne. Et c’est pour ça que pour moi, c’est super important d’en parler. Le module que tu montes, c’est… Ça tombe à pic. C’est quelque chose dont je voulais parler de base, mais je ne suis pas une experte là-dedans, clairement, mais c’est nécessaire d’en parler en fait.

    Donc, allez, je vais utiliser un exemple parce que j’adore cette marque et j’adore la créatrice. Peut être que tu connais Lydia? Peut être pas. Mais si tu la connais pas. Non, Lydia Raymonde. Iwearlydia.com. Elle, a des petits bijoux minimalistes et une des choses que j’adore, c’est que je porte une énorme licorne en or rose. Une Licorne minimaliste. Chaque fois… C’est mon grigris porte-bonheur chaque fois que je vais faire une intervention. Et, des fois, quand je fais des interventions en physique, où on me voit., on me dit : « Je connais cette licorne! » C’est un petit peu le code secret de pas mal de femmes en affaires à Montréal. C’est rigolo.

    Alors là, j’en veux une!

    Écoute, écoute, je te conseille d’aller la voir. Elle est fantastique. Et si, par exemple, là, je te parle de Lydia qui fait des bijoux, c’est pas nécessairement une femme d’affaires en marketing, bien qu’elle sache très bien en faire. Qu’est ce qui ferait que ça… Qu’est ce qu’elle devrait t’écrire dans un courriel? Qu’est ce qu’elle devrait faire pour que… Pas nécessairement que tu l’invites, mais au moins que tu prennes son courriel au sérieux?

    Bon, ça, c’est super intéressant parce que je reçois souvent des demandes puisque j’ai un formulaire sur l’Ambition au Féminin, où les gens peuvent appliquer, puis, la chose où les gens ont vraiment de la difficulté à faire, c’est de se mettre dans les souliers de la créatrice. Puis, pour se mettre dans les souliers de la créatrice de contenu, il faut comprendre son audience. Et c’est la même chose… C’est drôle parce que moi avant de travailler sur le web, je travaillais dans les relations médias.

    Je travaillais pour un éditeur. Puis après ça, j’ai travaillé au Voir, un magazine, ici, pendant un temps. On faisait de la promotion de show, des choses comme ça. Mais c’est un peu la même, le même concept que ce qui est le PR traditionnel, dans le sens de dire je veux que ce journaliste parle de moi dans sa rubrique, mais pour ça, il faut que je comprenne… Parce que le journaliste lui écrit pour que son public aie envie de lire, aie l’information dont il a besoin.

    C’est intéressant de penser, mettons, à chaque chroniqueur. Pourquoi est ce qu’on va lire tel chroniqueur plutôt qu’un autre? Ou on va aller écouter, justement… Moi, je lis tout le temps le blogue de dev perso, au lieu de quelqu’un d’autre. Et pour se faire inviter sur des podcasts, et se faire inviter sur ces plateformes-là, il faut comprendre, dans le fond, qu’est-ce que j’ai à offrir qui pourrait intéresser cette audience-là? Puis pour ça, mais ça, ça ne suffit pas de dire : « elle semble avoir une belle visibilité, ça serait cool que je sois dessus ». Mais vraiment de proposer des sujets, de proposer des… De dire j’ai vu que tua s fait tel épisode avec tel invité, mais tu n’as pas parlé de tel angle. Pour moi, c’est vraiment l’angle, c’est l’angle d’approche. L’angle de sujet que tu vas me proposer qui va faire, ça passe ou ça casse.

    Donc, mettons. Là, on va riffer ensemble parce que… Alors désolée, Lydia, tu n’étais pas au courant. Si jamais tu écoutes ce podcast, coucou, je t’adore! Mais mettons de ce que je connais de cette marque-là, si Lydia, elle te contacte en disant écoute, tu as passé, par exemple, une de mes amies très proches en interview. Elle m’en a parlé. Elle a adoré l’expérience. Moi, je fais des bijoux pour les femmes avec des collections vraiment féministes et le but, c’est que les femmes d’affaires, quand elles sont en rencontres, elles se sentent fortes, mais pas nécessairement avec des très gros bijoux. Juste des trucs pour toi que tu te sentes bien. Laisse-moi donner quelques conseils sur quels types de bijoux on peut mettre quand on fait, par exemple, des visioconférences. Est-ce que ça, ça serait quelque chose qui t’intéresserait?

    Ça pourrait être très intéressant de dire, ben maintenant, dans l’ère du Zoom, comment est-ce qu’on fait pour améliorer notre image? Ou genre, de façon subtile, améliorer notre style? Mais tu sais ce qui m’intéresserait? À ce moment-là, si tu m’amènes un sujet qui est un peu intéressant pour moi, comme ce que tu viens de dire, après ça, là ça crée un déclic dans ma tête et je me dis : « Non, tu sais quoi? J’aimerais ça qu’on parle de…

    De bijoux et de féminisme. » Et de savoir, est-ce que… Le parallèle avec le maquillage me vient en tête de savoir est-ce que, tu sais le maquillage très patriarcal comme idée, souvent, même s’il y a beaucoup de femmes qui se sentent empowered par ça, ce je trouve un sujet très, très, très fascinant de comment on modifie notre corps pour être soi. Mais pas nécessairement pour être soi dans le désir de l’autre. Mais un bijou, ça a une position différente dans notre psyché.

    Puis comment est-ce qu’on peut associer un objet externe, justement, quelque chose qui va nous représenter personnellement. Là, on embarque dans des degrés de profondeur qui commencent à m’intéresser un peu plus. Plus que genre… Parce que moi, tout ce que je veux éviter, c’est que mon show soit un Publisac ou quelque chose du genre où j’invite des gens juste pour qu’ils parlent de leur business.

    Et, il y a un autre point parce qu’effectivement, j’allais… En fait, il faut le savoir, j’ai déjà eu trois, trois idées dans ma tête. Le prochain que j’allais proposer c’est : comment est-ce qu’on monte une marque de bijoux orientée vers les femmes et très inclusive – donc, tout le monde peut acheter ce type de bijoux-là – mais le but de la marque avant tout, c’est que, c’est de célébrer les femmes. Donc là, effectivement, ça recoupe la notion de féminisme, mais aussi la notion de…

    Bien en fait, moi il y a un truc qui m’embête très fortement avec pas mal de marketing genré, c’est que je me suis retrouvé dans des situations folles, dans des conférences tech pour des femmes avec des hommes organisateurs. Et j’ai dit oui, mais il faudrait peut être faire ça, et là, attention, on a un problème. Puis la personne, dit ben : « Honnêtement, j’en ai rien à faire. J’organise ça juste parce que vous, les femmes, vous n’êtes pas capable de tirer parti de ce mouvement et de faire de l’argent dessus, c’est tout ».

    Oh okay, d’accord! Donc, c’est pour ça qu’il y a toujours des angles. Mais ce que je trouve fascinant, et c’est très important de le dire à tous les gens qui nous écoutent : il ne faut pas débarquer avec « J’ai une marque de commerce et je veux t’en parler. » Il faut débarquer avec quelque chose où l’idée elle doit avoir au moins quatre à cinq mots dedans. Je m’explique. C’est que là, par exemple, si on va parler des conseils ou des bijoux ou bijoux et féminisme, c’est très bien, mais c’est très large.

    Donc, il faudrait vraiment qu’on parle plutôt de « Bonjour Tatiana. J’ai une marque au Québec qui pousse les femmes locales. Attention, en plus, ma spécialité, c’est les mamans. Et là, tout d’un coup, ça, ça cause un déclic en toi où tu te dis « OK, je vois l’angle ». Mais si on arrive avec quelque chose de très générique en disant, ben j’ai une marque de bijoux et je veux t’en parler… Ça, ça sent le publisac.

    Exactement.

    Il faut polire cette idée. Il faut la faire shiner jusqu’à ce que ça ressemble pas à un Publisac, en fait.

    Exactement. Ou quelque chose de très générique. C’est comme… Pourquoi est-ce que je parlerai à toi, versus à telle autre personne qui parle aussi du même sujet, et qui pourrait aussi parler de ça.

    Et je rebondis avec un autre truc aussi. Alors ça, par contre, j’ai vu beaucoup plus d’hommes le faire. Je tiens à le dire, j’ai quelques amis qui sont dans des podcasts, mais pas au Québec qui me disent : « On me partage les courriels, mais d’hurluberlus qui débarque en disant « J’ai 30 ans d’expérience, je veux être invité sur ton podcast, dis moi ce dont on parle ». « Ah ben mon Dieu, si j’avais le temps de déterminer ce dont on parle, je le ferais moi même et je choisirais peut-être la meilleure personne et c’est peut-être pas toi.

    Voilà.

    Donc un petit peu d’humilité aussi comme tu l’a dis, là, il faut se mettre à la place de la créatrice. C’est pas seulement à la place de ce qui l’intéresserait, mais de comment est-ce qu’on peut l’aider à faire son travail mieux, sans perte de temps, de manière agréable.

    C’est la même raison pourquoi je parlais des journalistes. Parce que t’sais on pense à un journaliste, on peut déjà imaginer qu’il est en train de courir un peu partout. Essayer d’aller chercher des faits pour la publication du lendemain. Mais les créatrices de contenu ou créateurs de contenu qui qui créent du contenu semaine après semaine, c’est un peu la même chose. On a pas juste ça à faire puis, dans le fond, être capable de cibler son pitch… Dans le fond c’est un pitch, c’est un pitch d’idée.

    C’est vraiment important pour s’assurer que t’sais… Moi, j’ai des courrisl dans mon inbox que ça fait des mois qu’on m’a écris avec une idée de peut-être vouloir venir sur mon podcast, puis j’ai pas répondu! J’ai même pas répondu parce que…

    C’est une perte de temps! C’est une perte de temps pour toi! Et puis cognitivement, ce n’est pas le fun. Et en ce moment, on a peut-être besoin d’un peu de fun, en fait.

    De facilité, c’est tout! Le UX, le contenu… Tout a besoin d’être d’être simplifié et facilité et clarifié.

    Et par rapport à ça, moi, j’aimerais bien revenir parce qu’on n’a pas eu le temps de l’aborder et le temps file vite.

    Oui!

    J’aimerais bien te donner des conseils concrets pour ton podcast.

    Ah! Super!

    Donc! La première chose, c’est si, bien entendu, chaque épisode a sa page sur ton site, tu rédiges une balise métatitre, la métadescription. Tu t’assures que ton titre d’épisode, il parle de bonnes choses. Une de mes spécialités dans mes trucs, c’est genre…

    J’ai un petit show vidéo que je fais tous les mois avec un de mes amis chez Google et nos titres, c’est vraiment, genre « Ornithorynque fluorescent ». Tu ne veux pas faire ça. Nous, clairement on le fait juste parce que ça nous fait rire. Le but, il faut que le titre de l’épisode soit clair quand même. Il faut que, bien entendu, l’URL contienne des mots-clés dedans. Encore une fois, pas ornithorynque fluorescent, mais plutôt conseils techniques pour le temps de chargement.

    Et il faut transcrire chaque épisode dans son intégralité. Ou sinon, si tu ne peux pas faire ça, tu inclus au moins 200 mots de contenu textuel dans les notes de l’émission. Il faut créer un lien vers une ressource de haute autorité sur le sujet de l’épisode. Donc, par exemple, si toi et moi on se parle et qu’on a un lien à mettre qui n’est peut être pas mon article, et bien peut-être que ça serait le lien vers les consignes officielles de Google pour le Podcast Manager. Mettons.

    Si tu as des invités, eh bien dans le contenu, tu inclus le profil via les médias sociaux de l’invité vedette : facebook, Twitter ou LinkedIn, au choix. Mais ça sous-entend que la personne qui a été interviewée, comme tu l’as dit, elle, a un passif. Elle, elle a une réputation. Donc tu valides ça aussi. Parce ce que… Il y a des gens qui, peut-être, ne me connaissent pas et qui vont peut être devenir fans plus tard.

    Ou peut-être qu’il y a des gens qui ne veulent même pas écouter l’épisode avant d’être sûr de qui parle, en fait. Et bien entendu, il faut s’assurer de disposer d’un hébergement de podcast de haute qualité capable de diffuser le contenu rapidement et de manière fiable. C’est pour ça qu’on s’est retrouvé avec 275% en plus de requêtes sur l’hébergement podcast. C’est que c’est le nerf de la guerre.

    C’est fou. Il y a plein d’articles que vous pouvez chercher si – là je parle aux auditrices – mais si vous voulez connaître des hébergements, il y en a qui ressortent plus que d’autres. Il y en a peut être deux ou trois qui sont les plus populaires en ce moment chez les créateurs.

    Mais tu sais quoi? Je suis curieuse parce que moi, j’ai quelques noms pour toi, comme PodBean, Anchor FM, Transistor et Simplecast. Est-ce que tu as les mêmes?

    Anchor, oui. PodBean, c’était pas dans mon top. Mais moi, tout le monde que je connais qui a un podcast utilise soit Libsyn, qui est celui que j’utilise, ou, ah c’est quoi l’autre? Bon, moi, j’hésitais entre 2 et c’était Libsyn et puis un autre, mais bon, je me rappelle plus.

    Ben écoute, parfait!

    Mais Anchor il paraît que c’est très bon.

    Je vais quand même rajouter dans mon article la recommandation de Libsyn et, et, et, et, j’ai une dernière petite chose pour toi. C’est que – on n’en parle jamais non plus – mais on a besoin d’aide des fois.

    Donc moi, j’ai entendu parler de ArtList. C’est le Shutterstock, en fait, des clips audio. C’est une bibliothèque de musique et d’effets sonores spécifiquement pour les créateurs de contenu. C’est un abonnement mensuel. Donc je voulais savoir est-ce que toi, tu as des ressources gratuites ou payantes… Est-ce que toi y a des sons comme ça, que tu te dis ah, ça serait… Ça serait bien que j’investisse là-dedans, en fait, ou pas.

    Tu vois là, la prochaine chose que j’aimerais faire, c’est de refaire jingle. Moi c’était AudioForest, ça se peut-tu? Je suis tellement mauvaise avec les noms… Mais je voulais me faire… Tu vois, je voulais contacter des artistes locaux pour me faire un petit jingle, pour mon podcast. J’avais envie d’investir dans une création originale pour ça. Sinon, des ressources pour le podcast. Moi, j’utilise… Bah, c’est pas vraiment une ressource pour le podcasting, mais pour tout ce qui est la gestion de podcasts, j’utilise Dubsado qui me permet d’automatiser un peu les formulaires ou je vais aller chercher l’information que j’ai besoin, dont tu as parlé, pour ensuite rédiger les shownotes.

    Et la dernière chose que je n’ai pas encore implantée, mais que c’est naturellement d’avoir la version textuelle de tout l’épisode. J’ai commencé à regarder un peu ce que soustitreur.com, si je ne m’abuse, bah, fait, en termes de sous-titrage francophone.

    Je suis très intéressé par ça. Parce qu’effectivement, la notion de francophone est un peu complexe, en ce moment. J’ai testé plusieurs solutions et c’est jamais 100% ça. Donc je vais rester à l’affût de ce que tu testes et de comment ça marche pour pouvoir partager cette information plus tard.

    Je vais essayer très prochainement de voir comment ça se passe avec ça. Parce que c’est effectivement du vraiment bon contenu et pour quelqu’un qui essaye d’automatiser beaucoup ses processus, si j’avais les shownotes, ça m’aiderait probablement à recycler le contenu.

    Absolument. Promis, juré. Déjà testé. Approuvé.

    C’est dommage, on n’a pas eu le temps de parler de les biais inconscients autour de Siri, autour de Alexa, autour des voix.

    Non! Mais tu sais quoi? Je te propose déjà à l’avance. Ça ne va pas être pour tout de suite. Mais je propose en fait un épisode sur tous les NEET et tous les biais et tous les problèmes sociaux qu’on a face aux algorithmes, en fait. Donc, si jamais il y a des gens qui ont des questions ou qui veulent comprendre pourquoi, est-ce que littéralement, Google a l’air de vous espionner? Vous parlez d’un truc, vous le googlez même pas et tout d’un coup, la pub se retrouve sur YouTube? On peut s’en parler. On peut parler aussi des biais inconscients.

    Oh wow! Tu fais le meilleur pitch! On a eu un super bonne conversation et puis à la fin tu me donnes un autre angle absolument fascinant. Donc je te reprends au bon, tu seras la chroniqueuse officielle de l’Ambition au féminin. On en reparlera, c’est super fascinant comme sujet.

    Et ce que j’aimerais bien, en fait, c’est montrer cet exemple. C’était 100% naturel, j’y ai même pas pensé, en fait. C’était juste une réponse à un besoin. Oh, man! On n’a pas parlé de ça, c’est dommage! Et bien j’espère que ça, ça va motiver d’autres personnes à faire : « C’est dommage! Tatiana n’a pas encore parlé de ce truc-là et je sais que moi, je pourrais dire des choses. Donc n’hésitez pas à bien penser vos pitchs cette fois-ci, et je m’attends à ce qu’il ait beaucoup plus de monde qui est contacte Tatiana avec de bonnes raisons. Ça veut dire que moi, ma troisième intervention va se passer peut être très loin dans le temps parce qu’il y aura beaucoup plus de femmes beaucoup plus intéressantes qui vont vouloir passer.

    Absolument. Et puis, je veux juste aussi terminer là-dessus, puis de dire que le contenu est toujours un dialogue. C’est toujours un dialogue, soit avec notre public. C’est toujours un dialogue avec notre communauté. Et nous, en tant que membre d’une communauté, on crée ce dialogue-là aussi avec les créateurs de contenus. Fait que tsé, gardez ça en tête. Puis c’est drôle parce que là, on parlait de la voix, puis des assistants, mais si on pense à toutes notre création, à tout de notre référencement, à toute notre présence en termes de dialogues, ça clarifie beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup ces concepts là qui ne sont pas si compliqués que ça.

    Et ça facilite nos vies. Je ne sais pas combien de fois je me suis retrouvée devant une page à essayer de sonner plus académique que je n’avais à le faire. En fait, c’est une gymnastique mentale triste. Changeons cette attitude!

    Tout à fait. Myriam c’était fascinant, comme à l’habitude. On aura cette conversation dans le futur, éloigné, comme tu dis, mais je te mets quand même dans le line up et répète-nous où on peut te suivre, te trouver, te lire, t’écouter.

    Alors j’ai fait beaucoup, beaucoup d’efforts, en fait. En 2021, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn, Myriam Jessier. Vous pouvez aussi retrouver ma page d’entreprise où je partage, en fait, des astuces. Ça veut dire que si vous aimez ma personnalité et mon petit côté saugrenu, vous allez bien apprécier de me suivre sur LinkedIn au niveau personnel. Mais si vous êtes là juste pour les bonnes astuces et un petit peu moins de personnalité, eh bien là, vous pouvez suivre la page sur Facebook de Pragm, la page LinkedIn de mon entreprise, donc Pragma P R A G M, comme pragmatique coupé en deux. Ça ne s’est pas aussi bien réalisé que je ne le pensais, en fait. Et sur Twitter vous pouvez me retrouver aussi, mais beaucoup plus en Miryam anglophone qui piaille sur beaucoup de choses. Donc, accrochez vous, il y a beaucoup plus de Myriam que de marketing sur Twitter.

    Intéressant. Super, bien merci Myriam. Je vais tout mettre les liens et les liens vers tes articles aussi, donc, ceux dont on a parlé à travers tout cet épisode. Et puis, je te souhaite une super belle journée et comme d’habitude, merci pour tout ce contenu fascinant et ton expertise qui mérite la peine d’être vraiment mise de l’avant.

    Merci beaucoup de m’avoir reçue. Je souhaite une très bonne journée à toutes les personnes qui nous écoutent. N’hésitez pas à nous faire un retour aussi pour confirmer si c’est de la tapisserie audio ou si c’est autre chose. À bientôt!

    À bientôt.

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