Pour en finir avec les stéréotypes sur la génération Y

Pour en finir avec les généralités sur la génération Y

Écoeurés d’entendre des banalités sur les Y, sous principe que vous êtes de cette génération d’enfants-rois, gâtés et égoïstes? Tannés des descriptions qu’on fait de vous sur toutes les tribunes sous prétexte que vous êtes nés entre 1980 et 2000? Moi, oui! (Et je ne suis pas la seule, comme on peut lire ici ou ici.) Il est temps d’en finir avec ces stéréotypes sur la génération Y. Déchiffrons le petit (maintenant devenu grand) Y afin de mieux le comprendre!

Comprendre le concept de génération

Concept sociologique utile pour étudier les comportements, une génération regroupe une sous-population ayant environ le même âge et les mêmes caractéristiques. L’âge est d’ailleurs une caractéristique majeure pour définir une génération, mais ce n’est pas la seule. L’origine, le contexte socioculturel, l’éducation, entre autres, sont autant d’éléments importants à prendre en compte.

Cette division de la population permet de rapprocher des groupes semblables dans le cadre d’études ou d’analyses. Cela sert également à évaluer l’importance des différentes étapes de la vie sur nos perceptions. On a recours au concept de génération en marketing, en ressources humaines et même en politique. Il est bien normal de ne pas s’adresser à tous de la même façon : en divisant la population par groupes, les spécialistes de divers domaines arrivent à mieux communiquer avec leur public cible.

Voici, par exemple, une publicité clairement conçue pour capturer l’attention de la génération Y:

Démêler les termes associés aux Y

Génération Y, milléniaux, génération du millénaire, écho-boomers (le connaissiez-vous celui-là?), GenY, digital natives… comment appelle-t-on les personnes nées entre 1980 et 2000? Ou bien est-ce entre 1982 et 2005? Ou plutôt entre 1972 à 1992, selon Statistiques Canada?

On se penche généralement sur l’approche privilégiée et l’objectif principal de l’analyse (vente, description, classification historique) pour baliser une génération. Ainsi, si l’on mise sur les technologies pour décrire les Y, les années choisies devront refléter le moment où l’informatique a pris son importance au quotidien. On parle alors des années 1980 plutôt que 1970. Cependant, si l’on considère que les Y sont les enfants des boomers, on choisira une date de début plus ancienne, car les personnes nées dès 1945 ont pu fonder leur famille au cours des années 1970.

Comme vous le voyez, le concept reste flou. Certains considèrent que les termes Y et milléniaux servent tous deux à nommer l’ensemble des jeunes actuels. Ceux-ci regrouperaient donc l’ensemble des individus de 13 à 35 ans environ. Outre l’âge, certaines grandes caractéristiques prévalent: les Y ont un grand pouvoir d’achat, utilisent beaucoup les technologies et possèdent un ou plusieurs appareils mobiles. Ils sont aussi très éduqués. Il est alors possible de les classifier selon ces mesures socioéconomiques.

Déboulonner les stéréotypes sur la génération Y

Voici certaines expressions que nous entendons souvent à l’égard des Y

  • Ils sont un défi pour les employeurs. Merci, mais nous ne sommes pas un « défi ». Un défi est plutôt synonyme de problème ou d’obstacle. Nous ne sommes pas uniques non plus. Nous sommes parfois déterminés, parfois compétents, parfois confus… Un peu comme tout le monde, quoi! Les vieux comme les jeunes. Ce qui nous différencie, c’est le nombre de portes ouvertes devant nous, et les nombreuses voies qu’il nous reste à créer. Alors, permettez-nous d’être sélectifs et laissez-nous aussi une chance de vous montrer nos talents et notre détermination.
  • Ils sont peu travaillants. Considérer comme paresseux les membres d’une « génération » qui accorderait une importance accrue à la conciliation travail-famille est un préjugé grossier. Et mettre tous les 20 à 35 ans dans le même panier parce qu’on a connu un Y moins déterminé en est un autre. La recherche d’un équilibre, quel qu’il soit, n’est pas un signe de paresse ou de manque d’ambition. Que votre équilibre soit de consacrer moins de temps à votre boulot et plus à votre famille (ou le contraire!), cela vous appartient. Vouloir passer moins de temps dans un cubicule chaque jour est un choix qui n’était peut-être pas celui de nos parents, de nos patrons, ou de notre mentor, mais cela n’en fait pas un choix moins valable.
  • Ils sont paresseux. Paresseux, vraiment? Grâce aux iPhones et autres, les Y sont souvent disponibles en tout temps, et ce sans être physiquement présents… Sommes-nous vraiment moins présents? C’est peut-être le concept du travail qui a évolué

Pour déboulonner encore d’autres stéréotypes à leur sujet, je vous conseille cet article sur les préjugés que nous attribuons aux milléniaux!

Considérer le rôle de la technologie

En anglais, le terme digital natives (natif numérique selon l’OQLF) est souvent utilisé pour nommer les personnes qui ont grandi dans un monde numérique. La majorité des trentenaires ont vu la technologie s’immiscer peu à peu dans leur vie… Au cours des années 1990, l’ordinateur personnel fait son entrée dans les foyers, et en moins de 10 ans, il devient un outil indispensable. Si bien que nous en avons un accolé à nous en tout temps! Pourriez-vous imaginer aujourd’hui remettre un travail scolaire écrit à la main? Faire un exposé oral sans PowerPoint?

Oui, la technologie joue un grand rôle dans la définition des Y. Les milléniaux sont souvent plus habiles que leurs parents avec les nouveaux (et parfois même les vieux) outils informatiques. Mais ce n’est pas tout le monde qui possède les mêmes aptitudes. Et le même intérêt, pour la chose! Les nouvelles possibilités ne sont pas réservées aux moins de 40 ans.

À nous de changer les perceptions, collectivement

J’en appelle donc à tout un chacun de travailler ensemble. Parce que les changements qui touchent le monde du travail, la consommation de la culture, les moyens de communication, et plus encore, sont autant de possibilités permises par les nouveaux médias dont petits et grands peuvent bénéficier.

En résumé, être de la génération Y ne suffit pas pour définir des millions de personnes. Ce n’est pas parce que nous avons grandi avec Passe-Partout et connu Canal Famille que nous sommes tous les mêmes. Nous partageons un contexte culturel et socioéconomique que nous n’avons pas choisi. Le difficile accès à la propriété, la soif de voyages ou l’achat des derniers gadgets technologiques, est-ce vraiment une affaire de génération ou simplement d’évolution?

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À propos de l'auteure

Pénélope Poirier

Toujours partante pour en voir et en apprendre davantage, Pénélope accumule les formations, les voyages et les projets de toutes sortes. Après des études en communication, elle se laisse guider par ses premiers amours, les lettres et les mots, et se met à la traduction, qu’elle pratique à temps plein depuis cinq ans. Passionnée du journalisme et des médias, elle se réjouit de partager ses découvertes avec les lecteurs d’Aime Ta Marque.

2 Comments on “Pour en finir avec les stéréotypes sur la génération Y”

  1. Vraiment pas mal ton article.
    C’est vrai que je ressent ça des enfants de l’an 2000 mais ils ne sont que des enfants, nous les jeunes adultes des année 90′ ont est en pleine entrée dans le monde du travail, entrain de fonder des familles, faut arrêter de nous voir comme des enfants.

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