Souffrez-vous du syndrome de la bonne élève?

Syndrome de la bonne élève

Dans un passé pas si lointain, j’étais étudiante. Une étudiante qui réussit bien, mais qui doit constamment se mettre la tête dans ses livres pour atteindre un résultat bien au-dessus du seuil de réussite. Pour moi, il était impensable d’obtenir une mauvaise note. Si malheureusement tel était le cas, un sentiment d’échec m’envahissait et une culpabilité malsaine de ne pas m’être surpassée me hantait.

En fait, je visais en tout temps l’excellence et je savais que j’avais les qualités et les compétences pour réussir. J’étais une élève consciencieuse, travaillante, acharnée et minutieuse. J’étais celle avec qui tout le monde voulait faire équipe, car je me démarquais par mon français impeccable, ma planification hors pair et mon organisation légendaire. Même si parfois il m’arrivait de faire les choses à la dernière minute, je travaillais d’arrache-pied dans le but de livrer une performance que je voulais quasi parfaite. Bref, vous pouvez facilement vous faire une petite idée du genre d’étudiante que j’étais.

Bien sûr, lors de mon entrée sur le marché du travail, mon désir de performance était toujours aussi présent. J’appliquai la même logique : m’investir au maximum dans mes tâches pour être fière de moi, mais aussi dans le but d’aller chercher de la reconnaissance pour mon travail. Je crois sincèrement que si vous aviez à contacter les références qui se retrouvent sur mon curriculum vitae, le résultat qui en ressortirait serait globalement positif. Loin de moi le désir de me vanter, mais j’ai assez travaillé sur moi au cours des dernières années pour connaitre ma propre valeur.

Qu’est-ce que le syndrome de la bonne élève?

On explique le syndrome de la « bonne élève » par le fait de nourrir un perfectionnisme excessif dans tout, tout le temps. Interdiction de dire non aux heures supplémentaires ou au surplus de travail à apporter à la maison. On veut faire notre place et se démarquer. Au diable la fatigue et les frustrations qui en découlent. L’on pense que notre valeur est déterminée par notre performance et qu’elle réside dans le pouvoir tout-puissant de l’évaluateur.

S'inscrire à l'infolettre.C’est d’ailleurs ici que ce petit jeu devient dangereux. Dangereux, parce qu’il n’y a plus de place au plaisir et que l’épuisement prend le dessus. La confiance en soi repose sur un fil ; le syndrome de l’imposteur n’est pas si loin derrière. Malheureusement pour nous, les femmes, c’est un piège bel et bien réel auquel nous faisons souvent face.

Pour ma part, dès le jour 1 où j’ai quitté mon rôle d’étudiante pour atteindre le statut « d’employée », ma confiance en a pris un coup. J’ai vite compris que si je ne m’écoutais pas et que si je mettais mes principes et mes valeurs de côté pour faire ma place, je ne survivrais pas dans ce monde ingrat du travail. À constamment douter de soi, on finit par se croire, je vous en passe un papier.

Bref, avec le recul et quelques années d’expériences professionnelles, j’ai finalement compris que ce que je cherchais avant tout, c’était de la reconnaissance, de l’amour au sens large. Si je n’avais pas des compliments ou des félicitations sur une base régulière de la part de mon supérieur ou de mes collègues, le hamster commençait à tourner. Crise d’angoisse assurée : Est-ce que j’en fais assez? Est-ce que je devrais donner mon 400% au lieu de mon 110% ? Est-ce que je suis si nulle que ça? Je pense réellement que je ne suis pas à la hauteur…

Des trucs pour aller de l’avant

Comme vous pouvez le constater, la « bonne élève » met la barre trop haut, et ce en permanence. C’est pourquoi la confiance en soi joue un rôle primordial dans cette quête de vie positive et équilibrée. Mon conseil : il est impératif de réussir à trouver de la satisfaction personnelle dans ce que vous entreprenez.

Apprenez à vous donner votre propre tape dans le dos et à vous féliciter pour vos efforts quotidiens. Vous ne devez, en aucun cas, douter de vos compétences au détriment du regard ou des commentaires des autres. Facile à dire, mais rappelez-vous que si vous ne vous respectez pas vous-mêmes, personne ne le fera à votre place.

Pour vous aider à chasser pour de bon ce syndrome de la « bonne élève », voici quelques trucs à appliquer:

  • Recentrez-vous lorsque le doute s’installe dans votre esprit;
  • Demeurez à l’écoute de vos besoins et respectez vos limites (et sachez que vous avez le droit à l’erreur);
  • Apprenez à vivre (avec) vos émotions et à les gérer de manière adéquate;
  • Entourez-vous de gens positifs et entretenez des relations saines;
  • Trouvez des moyens de vous ressourcer quand votre corps vous parle;

Ce processus de changement ne tombe pas du ciel du jour au lendemain. C’est vrai, ça demande une bonne introspection et un travail sur soi pendant plusieurs mois, voire des années. Mais je vous assure que de vivre la vie que l’on choisit (et non que l’on nous impose), ça vaut tout l’or du monde.

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À propos de l'auteure
Marie-Pier Gilbert-Painchaud

Marie-Pier Gilbert-Painchaud

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Grande passionnée des médias sociaux et de tout ce qui s'y rattache, Marie-Pier se démarque par son profil professionnel unique. Intervenante sociale de formation, elle a, depuis toujours, un intérêt marqué pour l'écriture. Femme de défis, elle collabore depuis quelques années déjà avec différents blogues afin de se tailler une place de choix dans le merveilleux monde des communications.

One Comment on “Souffrez-vous du syndrome de la bonne élève?”

  1. Ah le perfectionnisme ! Notre meilleur ami et notre pire ennemi à la fois. Un beau combo. J’aime bien ton approche avec le syndrome de la bonne élève 😉

    Je crois qu’en effet, on veut être la superwoman dans toutes les sphères de notre vie que ce soit au travail, avec la famille avec nos projets personnels et notre avancement professionnel. Mais en réalité, être superwoman, c’est être capable de trouver l’équilibre dans tout ça.

    Et il ne faut pas avoir peur de bien s’entourer et de se faire accompagner par un coach ou un mentor. J’ai beau être une coach en développement des affaires, j’adoreeee avoir un mentor qui m’aide à garder le focus sur mes projets à long terme, c’est vraiment motivant !! #entrepreneurezen #penserpositif

    Être bonne élève, oui, mais ça se planifie. Les trucs que tu donnes Marie-Pier vont en ce sens et sont super pratiques !! Je donne d’autres astuces pour être moins surchargé au quotidien : https://annieworkstation.com/2016/12/30/4-agendas-et-3-outils-pour-ne-pas-etre-surcharge-au-quotidien/

    C’est donc à nous de s’allouer du temps pour être la bonne élève. Et le reste du temps…..pourquoi ne pas être l’élève tannante de la classe ihih 😉

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