Anxiété de performance : savoir trouver l’équilibre

Anxiété de performance

Saviez-vous que les 18 à 33 ans sont les plus susceptibles de souffrir de maladie mentale? Selon une étude Ipsos, 63 % d’entre eux seraient à haut risque d’avoir un problème de santé mentale, comparativement à 41 % de la génération X et à 24 % des baby-boomers. Et les femmes seraient aussi plus à risque que les hommes (47 % vs 36 %) d’en être affligées. (Nous avons notamment écrit un article sur la dépression chez les femmes professionnelles). Sentez-vous l’anxiété vous envahir? Vous demandez-vous pourquoi?

À notre âge, de nombreux changements s’effectuent, notamment en raison de la transition vers la vie adulte. D’élève du secondaire, on passe au cégep et à l’université, où la liberté est plus grande. Mais les responsabilités et le poids des décisions prennent, elles aussi, une importance accrue. Viennent simultanément, ou tout près, le départ du nid familial, l’apprentissage de la gestion des tâches quotidiennes et la poursuite de projets de vie.

Dans notre société axée sur la réussite individuelle, toutes les sphères de la vie peuvent être soumises à un désir de performance extrême. On la retrouve à l’école, au travail, dans le sport ou même la vie amoureuse. Le stress, moteur de performance, peut devenir un obstacle s’il est trop (ou pas assez) élevé.

Parlons anxiété de la performance

On estime qu’un jeune sur dix, au minimum, souffre d’un trouble anxieux. Cette situation, largement répertoriée au niveau universitaire, tirerait ses racines dès l’enfance. Déjà, on compte énormément d’enfants souffrant d’anxiété de la performance dès leur entrée à l’école.

Une des causes principales est l’obsession de la perfection, accompagnée de la peur de l’échec. Et ce trouble prend souvent naissance dans les relations entre l’enfant et ses parents. Si les attentes de ces derniers sont trop élevées ou s’ils sont eux-mêmes perfectionnistes, l’enfant risque d’intérioriser le comportement. À force d’être soumis à toute cette pression, l’enfant (ou l’adulte) développe une faible estime de lui et un profond sentiment d’inefficacité.

Or, un certain niveau de stress est sain et même souhaitable dans la majorité des cas. Le stress est une réaction physique à un péril imminent appréhendé. Sans cette réaction, l’homme n’aurait pas survécu des siècles aux dangers dans la nature. C’est lorsque cette angoisse prend une place démesurée qu’elle devient souffrante. À l’opposé, peu ou pas d’anxiété freine aussi la bonne performance. Alors, comment trouver le bon équilibre?

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Complexe de la performance : un plus, si équilibré

Entendons-nous. L’anxiété de la performance est un trouble de santé mentale. Cependant, qu’il existe des outils pour mieux gérer cet état d’angoisse extrême. Vous trouverez entre autres des conseils pour l’école et pour la vie quotidienne. La clé sera toujours de développer une meilleure estime de soi, et d’accepter de ne pas atteindre la perfection à tout prix.

On a déjà traité du syndrome de la bonne élève, qui touche celles qui mettent toujours la barre trop haute pour réussir. Ce que j’appelle ici le complexe de la performance s’y apparente, mais concerne davantage non pas la volonté de réussir et de répondre aux attentes, mais la recherche de l’excellence dans toutes les sphères de sa vie. Or, s’il ne s’agit pas d’un trouble anxieux, cette tendance à l’excellence, si obsessive, peut devenir un problème. Celles qui se reconnaîtront ici font face à un choix : continuer à viser la perfection à tout prix, afin de se prouver, à soi et aux autres, qu’elles sont parfaites; ou utiliser leur côté perfectionniste pour se réaliser au quotidien, sans y laisser leur santé.

Ambition n’égale pas perfection

Vouloir réussir n’est pas un problème, loin de là! L’ambition ne doit d’ailleurs pas être tabou. Vous devez seulement trouver l’équilibre pour que ce complexe de la performance ne fasse pas place à l’anxiété, et demeure un atout pour franchir les étapes que vous vous êtes fixées.

De mon côté, je ne suis pas anxieuse à outrance, ni extrêmement perfectionniste, mais je déteste être prise en défaut et je mets la barre très haute pour réussir ce que je contrôle. C’est peut-être là le secret de l’équilibre :

  • Établir des priorités : travailler jusqu’à 21 h un vendredi pour améliorer un peu une demande de financement, ou aller prendre un verre avec des amies pour se détendre et voir plus clair?
  • Fixer des limites : répondre à ses courriels de 6 h à 23 h ou ne pas ouvrir son ordinateur de travail une fois à la maison?
  • Se respecter : accepter un mandat qui ne nous convient pas ou accorder plus de temps à un projet qui nous anime?

Les questions sont assez simples, voire un peu trop, mais elles illustrent bien les dilemmes auxquels ont fait un peu face tous les jours en milieu de travail (ou autre), et peuvent vous aider à mettre les choses en perspective.

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À propos de l'auteure

Pénélope Poirier

Toujours partante pour en voir et en apprendre davantage, Pénélope accumule les formations, les voyages et les projets de toutes sortes. Après des études en communication, elle se laisse guider par ses premiers amours, les lettres et les mots, et se met à la traduction, qu’elle pratique à temps plein depuis cinq ans. Passionnée du journalisme et des médias, elle se réjouit de partager ses découvertes avec les lecteurs d’Aime Ta Marque.

One Comment on “Anxiété de performance : savoir trouver l’équilibre”

  1. Oh… que vous touchez une corde sensible… Je partagerai cet article même si ce n’est pas facile à affirmer et à dévoiler face à nous-mêmes… J’ai commencé le sport EXACTEMENT pour ça…MERCI…

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