Sommes-nous maîtres de notre destin quand vient le temps de choisir un emploi?

Sommes-nous maîtres de notre destin quand vient le temps de choisir un emploi

Comme la plupart d’entre vous, je fais partie de la fameuse génération Y. Malgré tout ce que je lis à notre sujet, la maxime qui, selon moi, nous décrit le mieux est : sky is the limit. Combien de fois ai-je entendu parents et professeurs répéter que nous pouvions tout faire, tout réussir? Que rien n’est impossible?

Or, après quelques années sur le marché du travail et quelques emplois dans des domaines variés, je me pose la question suivante : sommes-nous vraiment maîtres de notre destin?

Rêve vs réalité

S'inscrire à l'infolettre.Au fil de (longues) études, nous avons le temps de rêver à l’emploi qui saura nous combler. L’image de l’avenir que nous nous forgeons devient un but à atteindre où rapidement nous réaliserons notre plein potentiel. Et pourquoi ne serait-ce pas le cas? Il n’y a rien de mal à aspirer à l’excellence et au bonheur.

Toutefois, une fois sur le marché du travail, le succès est rarement immédiat. L’emploi parfait ne vient pas nécessairement après une seule entrevue, même si on suit tous les conseils qu’on trouve! La recherche d’emploi est souvent un travail de longue haleine qui demande de la patience. Et quand on trouve enfin, on peut être loin de ce qu’on avait imaginé au début de notre parcours.

Pensez à cet emploi « correct » que l’on choisit à défaut de trouver mieux. Ce remplacement qu’on accepte pour dépanner (et renflouer nos coffres) et qui finit par s’étirer. Ce boulot temporaire devenu permanent. On est loin de l’emploi rêvé. Ou plutôt, on est loin de l’emploi espéré. Pouvons-nous alors encore dire que nous suivons notre voie?

Saisir les occasions

En faisant quelques recherches pour cet article, je suis tombée sur un titre qui m’a tout de suite attirée : « Pourquoi le CV ne suffit plus pour trouver un emploi? » Le quatrième point, le réseau de contacts, m‘a particulièrement interpellée.

On ne cesse de répéter l’importance d’avoir un bon réseau de contacts. Je l’ai entendu maintes et maintes fois au cours de mes études en communications. Chaque fois, j’enviais celles qui fréquentaient déjà le milieu du spectacle ou des médias; je n’en avais pas, moi, de contacts magiques. Venu le temps des stages ou de chercher un emploi, je n’avais que mon CV, mon expérience de caissière et mes bonnes notes pour me vendre…

Mais comme dans un conte de fées, tout est bien qui finit bien. Je parviens à trouver des stages intéressants où je réussis à me démarquer. Mais c’est surtout un boulot d’été – le remplacement d’une personne de mon entourage direct pendant ses vacances – qui changea tous mes plans de carrière. Un contact que je n’identifiais même pas comme tel, une amie de ma mère, m’a proposé mon premier emploi dans un bureau de traduction. Et de fil en aiguille, cette offre plutôt loin de mes études en journalisme m’a fait découvrir un milieu passionnant où je me plais encore beaucoup, cinq ans plus tard.

Je ne crois pas avoir suivi ma voie, ou même l’avoir choisie au départ. Je ne savais pas très bien qu’elle était ma voie. Un peu comme les autres collaboratrices qui écrivent ici, j’ai fait quelques détours pour me rendre où je suis. Mais jamais je ne les considère comme des erreurs. Je me demande encore souvent si j’ai « abandonné » mes premières aspirations. Mais je ne peux qu’être heureuse d’avoir accepté cette offre d’emploi inattendue, puis d’avoir laissé le destin faire son oeuvre. Je n’ai peut-être pas toujours été maître de mon destin, mais je le suis aujourd’hui alors que j’embrasse la profession qui m’a souri.

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À propos de l'auteure

Pénélope Poirier

Toujours partante pour en voir et en apprendre davantage, Pénélope accumule les formations, les voyages et les projets de toutes sortes. Après des études en communication, elle se laisse guider par ses premiers amours, les lettres et les mots, et se met à la traduction, qu’elle pratique à temps plein depuis cinq ans. Passionnée du journalisme et des médias, elle se réjouit de partager ses découvertes avec les lecteurs d’Aime Ta Marque.

One Comment on “Sommes-nous maîtres de notre destin quand vient le temps de choisir un emploi?”

  1. Il est super cet article !
    Je le trouve rempli d’espoir.
    Comme tu dis, la vie peut parfois nous faire dévier de nos études.
    Mais pour ta part, je vois que c’est une très bonne chose 🙂
    Alors bonne continuation !!

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